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LA THÉORIE DES CYCLONES. 3ù7

lioUandais, et soigneusement comparées par MM. Ândrau et VanAsperen', les vents de la région du nord manquent presque

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toujours dans les hélices des cyclones qui ont dépassé le trentième degré de latitude boréale. A mesure que le météore se développe vers le pdie, la zone tranquille de l'ouragan s'accrotl.

». De (Tel der Slormen, <86î.

Les vents d'est et de sud diminuent peu à peu en fréquence et en intensité, puis disparaissent complètement. Enfin, du 50 au 60* degré de latitude, la rotation aérienne du cyclone n'est plus représentée que par les vents du nord-ouest, de Touest et du sud-ouest. On dirait qu'il ne reste plus qu'une moitié de l'ouragan. Au sud de l'équateur, des phénomènes semblables s'accomplissent en ordre inverse, et chaque courbe successive de la spirale des orages offre dans sa convexité méridionale une lacune plus ou moins grande selon la hauteur des latitudes. La figure de la page précédente peut faire comprendre les modifications qu'éprouvent les cyclones en se dirigeant des régions tropicales vers l'un et l'autre pôle*.

Le fait que dans Thémisphère septentrional les vents partiels de l'ouragan sont toujours plus forts sur la droite de la trajectoire, et dans l'hémisphère méridional, toujours plus forts sur la gauche, ne suffit point à expliquer ce contraste étonnant entre les deux moitiés du disque du cyclone. M. Andrau et d'autres savants hollandais ont tenté d'expliquer cette anomalie apparente. Pris dans son ensemble, l'ouragan peut être considéré, disent-ils, comme un disque tournant rapidement autour de son axe. Sa tendance naturelle est de se mouvoir incessamment dans le même plan de rotation, et seulement l'intervention d'une force considérable peut le faire incliner dans un sens ou dans l'autre. Il est vrai qu'à son point d'origine, sur les mers équatoriales, le cyclone se penche plus ou moins fortement vers la partie antérieure; mais à mesure qu'il se déplace vers le pôle, en tournant autour d'un axe idéal qui reste toujours parallèle à lui-même, il doit nécessairement s'incliner de plus en plus en arrière à cause de la courbure du globe. Tandis que la partie méridionale de l'ouragan rase encore les flots ou les campagnes, l'autre partie s'élève peu à peu à une grande hauteur dans l'atmosphère. Bientôt les vents supérieurs du tourbillon aérien ne se font plus sentir au niveau du sol et sont indiqués seulement par l'abaissement de la colonne barométrique et par les traînées de nuages qu'on voit

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