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II

3fi L'OCÉAN.

métrique. Les eaux salées retiennent mieux l'air dissous que me le font les eaux douces, et le volume qu'elles en absorbent est en général supérieur d'un tiers à celui qui se trouve dans les rivières r il varie d'un cinquième & un trentième et s'accroît graduellement de la surface jusqu'à la profondeur de 600 et 700 mètres^ L'acide carbonique est contenu aussi en quantité relativement très-considérable dans l'eau de l'Océan, ainsi qu'on pouvait le prévoir, à cause des myriades puUuliantes d'animaux marins. Sous l'influence de la lumière, les plantes et les infusoires décomposent cet acide, qui diminue ainsi pendant le jour pour s'augmenter pendant la nuit. Quant à la quantité d'oxygène dissous, elle oscille en sens inverse; le jour elle s'accroît pour se réduire durant les ténèbres. Comme par une sorte de respiration, la grande mer, cette immensité vivante d'organismes, absorbe et dégage alternativement les gaz nécessaires au maintien de la vie, en mesurant chaque souffle à la course journalière du soleiL

douleurs diverses des eaux marines. — Reflets, transparence et couleur propre. —

Température des couches profondes.

Grâce à la double propriété que possède l'eau de réfléchir la lumière et de se laisser pénétrer par les rayons jusqu'à une grande profondeur, elle oflre successivement les couleurs les plus variées, les teintes les plus délicates, les nuances les plus fugitives et les plus changeantes. La mer reproduit en le modifiant le tableau varié du ciel avec ses jeux et ses gradations de lumière et d'ombre. A l'aurore, la surface de l'eau s'éclaire doucement des lueurs de l'atmosphère, encore pâles et timides, mais le brasillement des flots devient de plus en

4 . Bischof, Lehrbuch der chemischen und physikalischen Géologie.

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