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LES NUAGES

densent les vapeurs, elle semble osciller dans les contrées de TEarope occidentale entre 2,000 et 3,000 mètres; elle dépasserait donc les Vosges et les mcHits d'Auvergne, et ne serait dominée qne par l'arête des Pyrénées et les massifs des Alpes. D'ailleurs, cette zone varie nécessairement avec les saisons à canse des •changements de température ; elle est plus haute en été, plus basse en faivw.

L'épaisseur des couches de nuages n'est pas moins diverse que l'altitude à laquelle se condensent les vapeurs. Depuis le mince voile transparent qui laisse passer la lumière des astres jusqu'à ces énormes amas superposés en strates de 5,000 mètres, comme ceux que Barrai et Bixio traversèrent en 1850, il existe des nuages de toutes les dimensions verticales. Pour une moyenne de quarante-huit mesures faites dans les Pyrénées, M. Peytier a trouvé que l'épaisseur des couches nuageuses était de &50 à 500 mètres. D'après Piazzi Smyth, cette épaisseur est d'ordinaire de 300 mètres autour de l'Ile de Ténériffe, où les phénomènes météorologiques offrent en général une grande régularité. En outre, il arrive fréquemment que plusieurs assises de nuages s'étagent de distance en distance dans les hauteurs du ciel, et l'épaisseur totale des masses de vapeur condensées au-dessus d'un même point de la terre se trouve augmentée d'autant. Souvent ces étages superposés de nuées sont dus aux courants et contre-courants aériens qui soufflent de directions opposées à des hauteurs diverses ; mais souvent aussi, lorsque l'air est parfaitement calme, on voit de ces . assises nuageuses s'étager verticalement dans l'atmosphère. C^est que la couche la plus basse, une fois formée, constitue pour les espaces supérieurs une sorte de mer dont l'humidité s'évapore, sous les rayons du soleil, comme celle de l'Océan ou des lacs situés au-dessous. L'humidité, ainsi changée en vapeurs invisibles, se condense dans Tair plus froid à une certaine hauteur et forme une seconde strate de nuages qui à son tour donne naissance à une troisième couche plus élevée*. Par suite de la différence des milieux dans lesquels se

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