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Glaisher, Voyages aériens

yih L^ATHOSPHÈRE ET LES MÉTÉORES.

d'ordinaire avec une certaine régularité, leur faœ inlérienre reste horizontale, et quand on les Toit à l'horizcm loîntaiii, o& constate qu'elles sont disposées en a strates » ou Im^oes bandes parallèles. Il arrive souvent que, par suite d'une illusion d'optique^ ces nuages, vus de face, semblent ray<ttQer en forme d'éventail du bas en haut de la circonférenee céleste; on les voit aussi jaillir, comme en fusées légères, d'une sorte d'arcade appuyée sur l'horizon.

Le cumulus, que les marins désignent sous le nom de a balle de coton », et dont l'électricité diffère de celle des stratus est généralement formé sur place par la condeasation des colonnes ascendantes de vapeurs. On voit ces sortes de nuages s'entasser au bord de l'horizon en énormes rouleaux aux contours nettement définis : on dirait parfois^ des chaînes de montagnes gigantesques dont les sommets Udfics et arrondis tranchent sur le profond azur. Leur base est presque toujours horizontale, et s'étale largement en une puissante assise, indiquant la zone précise de l'espace eûtes vapeurs invisibles venues d'en bas se sont condensées en brouillard. Le lourd cumulus, chargé d'un énorme poids d'humidité, ne dépasse guère ^ kilomètres d'élévation; le plos haut qu'ait mesuré M. Liais se trouvait à â,100 mètres. Su s'entassant les uns sur les autres, les cumulus devenus trop lourds se fondent en un immense nimbus, nuage de pluie qui se déploie sur le ciel et s'écroule en averse.

Les cirrus sont des nuelles blanches et fines comme de la laine cardée ou comme des barbes de plume; ce sont les « queues-de-chat » des marins i on les aperçoit toujours à une très*grande hauteur dans le ciel. D'après Kàmtz, leur altitude nH)yenne n'est pas moindre de 6,500 mètres; au-dessus des plus hautes montagnes et des espaces les plus élevés qu'aient atteints les aéronautes, se trouvent encore de ces minces fiiar ments nuageux alignés le plus souvent en rangées parallèles dans la même direction que les vents alizés ou les contrealizés, ce qui indique la régularité des courants aériens dms les hauteurs de l'atmosphère. Les cirrus sont formés de pa^ ticules de glace, ainsi qu'ont pu le constater les physiciens par

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