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L'ABONDANCE DES PLUIES. 3S

pleat presque autant que sur Alexandrie pendant un siècle : dans le seul mois de juillet 1S57, on y a vu tomber jusqu'à â",755. II est probable que ces énormes abats d'eau sont encore dépassés dans plusieurs vallées de l'Himalaya, car Thomson et Hooker parlent d'une localité où la pluie n'a pas été moindre

Pig. 119. — Htnlaun da plais compari».

de i3°,50 en sept mois, et où un déluge temporaire de quatre heures, semblable à l'écroulement d'une trombe, recouvrit le sol d'une couche liquide évaluée à 760 millimètres; en une seule averse, cette vallée de l'Inde avait donc reçu proportionnellement autant d'eau que la France en reçoit pendant toute une anuée. D'après Cleghorn, la moyenne de la pluie sur les plaines côtières de THindoustan serait seulement de l^.SO, à peine la huitième partie de ce qui tombe sur les pentes des montagnes de l'intérieur. C'est à l'énorme précipitation de l'humidité des nuages apportés par les moussons que la base des premiers contre-forts de l'Himalaya, inondée chaque année d'au moins 5 mètres d'eau', doit d'être bordée de la zone malfaisante du Teraî, dont les voyageurs traversent rapidement les jungles pour échapper à force de vitesse aux 6èvres et à la mort. On peut juger de la masse d'eau représentée par ces averses de l'Inde, quand on pense que les seules pluies de 150 millimètres de hauteur totale, tombées en septembre 1868 dans le bassin du Pô, eussent formé un lac de 18 kilomètres cubes; il

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