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L'ABONDANCE DES PLUIES

en Colombie. Sur les côtes abruptes où viennent se heurter les vents alizés, la couche moyenne d'eau de pluie est évaluée à S^S/ii par année, et sur les plateaux de l'intérieur elle parait être de 1",50 seulement. A Bogota, au centre du plateau de Gundinamarca, elle est de l"',i07, à peine autant que sur les hautes Vosges, sous le climat tempéré de l'Europe *. Eafin, les pluies des hautes plaines du Dekkan, sur le versant oriental des Ghâtes, seraient considérées comme insuffi* santés dans la plupart des contrées d'Europe, où l'évaporation est pourtant bien moindre qu'en Hindoustan. Tandis qu'à Mahabalechwar, la hauteur d'eau tombée est de 6"',.18, elle n'est plus que de 4'",32 à Malcolm-Pet, situé à 7 kilomètres de distance seulement dans l'intérieur; à 16 kilomètres plus loin, à Panchgami, la chute annuelle de pluie est de i^'ySS; à Pounah, situé sur le plateau, immédiatement à l'est des montagnes qui dominent Bombay, elle est de 600 à 900 millimètres, et dans certaines parties du Dekkan elle est inférieure à un demi-mètre d'eau *.

Pluies tropicales. — Saisons pluvieuses et saisons des sécheresses.

Régularité des pluies.

La forme et le relief des terres, ainsi que la situation qu'elles occupent relativement à l'étendue de l'Océan, ne sont point les seuls faits qui influent sur la plus ou moins grande précipitation des pluies dans les diverses contrées; il faut aussi tenir compte de la température. Toutes choses égales d'ailleurs, il pleut d'autant plus dans un pays qu'il est plus rapproché de l'équateur, car l'évaporation s'accroît avec la chaleur du soleil, et par suite la condensation de l'humidité

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