‹ La terreChapitre 243 sur 447 · Agostino Godazzi; — Caldas; — Illingworth · texte numérisé non relu

Agostino Godazzi; — Caldas; — Illingworth

â. Schlagintweit. Reise in Indien, 4*' yol. p. 404, 405.

produite par le conflit des vents rend à la terre une plus grande quantité d'eau. Plus brûlante que les zones tempérées, la zone tropicale est aussi plus arrosée de pluies; de même les zones tempérées reçoivent proportionnellement plus d'humidité que les deux zones polaires.

Entre les tropiques, les pluies suivent avec une assez grande régularité la marche apparente du soleil dans les cieuxy et la saison pendant laquelle elles tombent sur le sol se trouve ainsi nettement limitée. En effet» les vents alizés se chargent d'une énorme quantité de vapeur d'eau en passant au-dessus des mers de la zone torride; mais leur température augmentant à mesure qu'ils se rapprochent de Téquateur, ils acquièrent une capacité de plus en plus grande pour rhumidité et gardent leur sécheresse relative. Toutefois, dès que les vents réguliers du sud-est et du nord-€St sont arrivés à leur point de rencontre dans la zone équatoriale, les choses changent brusquement : les deux courants aériens montent ensemble dans les hautes régions de l'atmo* sphère, leur température diminue, la vapeur dont ils sont saturés se condense, de puissantes assises de nuages se forment au-dessus de la zone des calmes et se précipitent en pluies diluviennes. L'eau qui tombe du ciel s'abat alors en si grande abondance que souvent les marins ont pu recueillir à la surface de l'Océan l'eau douce qui leur était nécessaire. Les navigateurs anglais ont donné à ces parages, appelés aussi a doldrums )>, le nom expressif de marais (swamp)^ comme si la mer y était changée en une nappe d'eau saumàtre; pour les Français, la région tout entière est devenue le Pot-au-Noir, probablement à cause de ces averses soudaines et des vents irréguliers qui succèdent à la précipitation des pluies, surtout dans la région comprise entre le i*' et le 4* de latitude nord et le 20^ et 25" de longitude ouest, au large de la côte de Guinée ^ La zone de nuages qui s'étend ainsi d'une manière plus ou moins continue sur toute la partie maritime de la rondeur terrestre est sans doute visible des astres voisins, et doit

4 . D' Avezac, Relation authentique du voyage du capilaine de GtnmevMe.

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