‹ La terreChapitre 253 sur 447 · Physical Atlas · texte numérisé non relu

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dance; c'est également dans Thémisphère du nord que les moussons, attirées par le foyer d'appel des continents échauffés, épanchent leurs plus fortes averses et fournissent à la terre, en quelques semaines, plus d'eau que sous d'autres climats il n'en descend des nuages en plusieurs années. Aussi presque tous les grands fleuves, à l'exception de ceux qui débouchent dans l'estuaire de la Plata et des affluents de la rive droite des Amazones, coulent -ils dans l'hémisphère boréal *. La surface continentale qui se trouve au nord de l'équateur est triple en étendue de celle qui s'étend au sud, tandis que la masse des eaux fluviales, évaluée grossièrement d'après les données encore incomplètes que nous possédons, y est au moins quintuple ou sextuple.

Or, par un contraste remarquable, l'hémisphère boréal, qui reçoit la plus forte quantité d'eau, en fournit la moindre proportion. En eflet, l'Océan, resserré au nord entre les continents, s'étale au sud de l'équateur de manière à recouvrir presque toute la rondeur terrestre : il offre aux rayons solaires une immense surface d'évaporation alimentant incessamment les nuages de l'atmosphère. Ainsi la moitié du globe qui fournit le plus de vapeurs est celle qui reçoit en échange le moins de pluies ; il faut donc qu'il s'établisse entre les deux hémisphères un circuit des courants aériens pour que l'équilibre soit maintenu, et cet échange s'accomplit grâce au croisement des vents alizés dans la zone des calmes équatoriaux'. Ce sont en grande partie les vapeurs de l'Atlantique méridional, et peut-être aussi celles de la mer du Sud, qui alimentent les fleuves de l'Europe.

4 . Voir, dans le premier volume, le chapitre intitulé les Rivières* 2. Voir, ci-dessus, p. Î94 .

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