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LES EXTRÊMES DE TEMPÉRATURE

ché que tout autre navigateur, croit que l'existence d'une mer libre arctique est une « chimère. »

Extrêmes de température. — Lignes isochimènes et isothères. — Variations diurnes et mensuelles. — Décroissement de la chaleur dans les couches supérieures de l'air. ~ Yariations des climats pendant la période historique.

L'écart total observé sur divers points de la terre entre les extrêmes de froid et de chaud dépasse de beaucoup 100 degrés. Le capitaine Back a subi, à Fort-Reliance, dans l'Amérique anglaise, une température de — 56%74i un voyageur russe a constaté près de Semipalatinsk un abaissement de la * chaleur à — 58 degrés ; à Nichni-Udinsk, en Sibérie, l'extrême observé a été de — ôa'^jS* ; bien plus, Gmelin aurait éprouvé (?) à Kiringa, dans la même partie du continent asiatique, le froid vraiment terrible de — 84%4S tandis que M. Duveyrier, voyageant dans le pays des Touaregs, a vu la colonne thermométrique indiquant une chaleur de 67%7; elle s'y élève souvent à plus de 50 degrés. Ainsi, sans tenir compte de l'observation, probablement erronée, de Gmelin, la série des températures constatées comprend environ 130 degrés, et l'homme a dû fréquemment souffrir, sans qu'il pût les mesurer, des extrêmes de froid et de chaud encore supérieurs à ceux que l'on a régulièrement observés. Déjà sur un même point de la terre, les températures les plus élevées et les plus basses offrent parfois, dans le cours de l'année, l'écart énorme de plus de 80 degrés. Dans les vastes plaines gelées de l'Amérique du Nord, où Back eut à supporter un froid si rigoureux, Franklin éprouva, pendant le long jour estival, une chaleur torride de 30%5.

4. Hermann Schlagintweit, Reise in Indien, I*' vol., p. 417. 2. Thomson ; — John Herschel, Physical Geography, p. 238.

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