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FORÊTS DB LA TRANSYLVANIE

aussi complet en Europe qu'il l'est aujourd'hui en Louisiane entre les savanes et les « cyprières », et dans les plaines de l'Amazone entre les llanos et les selvas. La mer inflnie des herbes succédait sans transition à l'immensité des arbres; la surface (leurie du « Tchornosjom ' » s'étendait sur une moitié de la Russie, tandis que l'autre moitié n'était qu'une forêt sans bornes, coupée seulement de lacs et de rivières. Actuellement

<, Voir, dans le premier volume, le t^apilre intitulé lei Plaines.

m LA VIE.

le travail de l'agriculteur consiste surtout à mêler les espèces végétales, à faire alterner, trop souvent d'une manière disgra* cieuse, les bois, les champs et les prairies ^

influence de la température, de Thuroidité, des rayons lumineux et chimiques sur

la végétation. — Aires des plantes.

Chaque plante a sur la terre son domaine spécial déterminé non-seulement par la nature du sol, mais aussi par les diverses conditions du climat, température, lumière, humidité, direction et force des vents, marche des courants océaniques. Pendant le cours des âges, l'étendue de ce domaine ne cesse de changer, suivant les modifications qui se produisent dans le monde de l'air, et les limites de la région habitée par les diverses espèces s'enchevêtrent les unes dans les autres de la manière la plus complexe. La flore rend le climat visible; mais quel est ce climat lui-même dans le mélange confus en apparence des phénomènes qui le composent? L'influence prépondérante est naturellement celle de la température; cependant il faudrait se garder de croire, comme la plupart des botanistes le faisaient encore récemment, que les frontières de la zone de végétation de chaque plante sont marquées sur les continents par les sinuosités des isothermes. En eflet, ainsi que le font remarquer Charles Martins ' et Alphonse de CandoUe % toute plante a besoin, pour naître et se développer, d'une certaine somme de température différant suivant les espèces. Chez les unes, la vie commence ou reprend son cours après le sommeil de r hiver, lorsque le thermomètre marque 2 ou 3 degrés au-

4 . Voir, ci-dessous, le chapitre intitulé le Travail de l'Homme.

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