‹ La terreChapitre 308 sur 447 · AdIoii von Elzel, die Ostsee, p. âl · texte numérisé non relu

AdIoii von Elzel, die Ostsee, p. âl

Stalions particulières des espèces. — Plantes aquatiques d'eau de mer et d'eau douce. — Espèces des plages. — Parasites. — Espèces terrestres. — Influence des terrains sur la végétation. — Plantes associées. — Mer de varech. — Étendue des aires.

La plupart des plantes n'occupent qu'une faible partie de l'espace circonscrit par les limites générales que le climat trace à leur habitation. C'est qu'il leur faut, en outre, suivant leur nature, certaines conditions physiques particulières, sans lesquelles la germination et la croissance sont impossibles. Ainsi, pour citer l'exemple le plus frappant, la végétation aquatique se compose d'espèces tout à fait différentes de celles qui poussent sur les terres émergées. Si ce n'est dans la zone indécise, alternativement couverte et découverte par les eaux, et où se développent des plantes dites amphibies, les deux flores sont absolument distinctes. S'il était vrai, ainsi que le pensent certains botanistes, que des espèces d'algues marines donnent naissance à des plantes terrestres de la tribu des champignons, la puissance germinative n'exercerait dans ce cas son action que pour transformer d'une manière complète la structure et l'apparence du végétal.

Le contraste des flores est à peine moins absolu entre l'eau douce et l'eau salée qu'entre les mers et les continents. L'Océan a ses plantes spéciales, les unes nageant librement sur les flots, comme le sargasse ou « raisin des tropiques », les autres se cramponnant aux rochers du bord et des écueils. Les rivières, les lacs, les étangs d'eau douce ont aussi leurs espèces végétales particulières, potamogétons balançant mollement leur longue chevelure au gré du courant, nénuphars étalant leurs larges feuilles d'un vert d'émeraude sur l'eau transparente, conferves innombrables formant une couche de végétation continue sur la nappe de l'étang, semblable, de

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