‹ La terreChapitre 320 sur 447 · MiUheUungen von Petermann, XI · texte numérisé non relu

MiUheUungen von Petermann, XI

î. GrisdiMch, Gêographischet Jahrhtich von Rehm, 4666.

flancs du volcan de Binihue^ au Chili, M. Frick a remarqué aussi que la ligne indiquant la limite des arbres est d'une horizontalité parfaite \

Les phénomènes qui contribuent, chacun pour sa part, à rendre indécises les limites des flores superposées varient dans leur action suivant les innombrables diversités des versants. Chaque différence dans la pente, Fexposition, la nature ou la dureté du sol produit une différence correspondante dans la largeur de la zone où Tespèce végétale se développe en liberté. Dans telle vallée, bien abritée des vents froids, largement ouverte au souffle tiède de la plaine et arrosée par les pluies avec abondance, les plantes des terres inférieures montent parfois à des hauteurs de plusieurs centaines ou même de milliers de mètres au-dessus de leur patrie; ailleurs, au contraire, les plantes de la zone élevée, favorisées par les yents froids qui s'engouffrent dans les gorges, descendent à une grande profondeur au-dessous de la limite idéale de leur milieu. De même les espèces qui vivent dans le voisinage des Beiges cheminent parfois avec les blocs erratiques sur le dos des glaciers, puis sont poussées par les moraines frontales jusque dans les plaines inférieures; d'autres fois, elles s'épanchent du haut des sommets avec les éboulis pierreux, et quand on passe au pied d'un escarpement, on est tout étonné de voir une colonie étrangère croître et prospérer au milieu de populations de plantes d'un autre climat. Même les avalanches de neiges, qui fondent lentement dans les prairies audessous des couloirs d'où elles sont tombées, laissent, comme marques de leur séjour, des Ilots d'espèces particulières. Deux lois agissent en sens contraire sur les flancs des montagnes : l'une qui tend à faire monter vers les sommets les plantes inférieures, l'autre qui tend à faire descendre celles des hautes cimes, et, par suite de cet incessant conflit, les limites des zones se déplacent constamment avec les oscillations des climats*.

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