‹ La terreChapitre 348 sur 447 · Edward Forbes, Natural Hiêtory of ihe European Seas · texte numérisé non relu

Edward Forbes, Natural Hiêtory of ihe European Seas

Pendant le seul voyage d'exploration dirigé par le capitaine Wilkes , les naturalistes américains ont recueilli dans les eaux tropicales de la mer du Sud 829 espèces de poissons, 900 crustacés, 2,000 mollusques, 450 coraux et 300 autres zoophytes.

Distribution des espèces sur les pentes des montagnes et dans les protondeu»

des mers.

L*étagement des climats dans les hauteurs de Fair, analogue à leur succession dans la direction des pôles, a pour conséquence nécessaire une diminution rapide des animaux, des plaines fertiles de la base aux sommets neigeux des monts. Que le naturaliste gravisse quelque grande cime isolée de la zone torrîde, et il verra diminuer rapidement le nombre des espèces animales, exactement comme s'il voyageait vers les régions tempérées, puis vers celles du pôle. Enfin, en arrivant à la limite inférieure des neiges persistantes, où la végétation disparait presque entièrement, il ne reste également que fort peu de représentants du monde animal, et ceux qui vivent encore dans ces hautes régions sont pour la plupart des êtres imperceptibles, comme les animalcules de la neige, ou de petits quadrupèdes qui s'enfouissent dans le sol, comme le campagnol découvert au sommet des Alpes \ Et non-seulement les espèces diminuent graduellement sur le flanc des montagnes, ce qui pourrait s'expliquer du reste par le manque de nourriture, Taccroissement du froid, la raréfaction de l'air; mais aussi les animaux des hauteurs ne sont plus les mêmes que ceux des pentes basses, et par la forme, le pelage, les mœurs, rappellent ceux de la zone polaire : les faunes des Andes et des Alpes ressemblent plus à celle du Spitzberg qu'à celles des

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