LA FUSION DES RACES
autre à modeler rhumanité naissante, Buckie^ met en première ligne le climat et désigne ensuite, par ordre d'importance, la nourriture, le sol et Faspecl général de la contrée. Toutefois ce classement n'a qu'une valeur toute relative et devrait être modifié suivant les diverses contrées. Ainsi pour le Puel-che et le Pehuen-che des plaines de la Patagonie la nourriture exclusivement animale doit être un agent dépassant tous les autres en énergie; le froid terrible de l'hiver exerce sur le Lapon l'influence la plus décisive : le genre de vie, le caractère et les mœurs de l'habitant des déserts ou du marin sont déterminés surtout par l'aspect des sables et celui de l'Océan.
Les noiQbreuses conditions du milieu se mêlant avec la plus grande diversité dans les différents pays du monde, c'est d'une manière tout à fait générale seulement qu'il est possible d'en indiquer Tinfluence sur les populations. Dans la zone tropicale, le contraste est complet entre les déserts sans eau, sans verdure, et les terres exubérantes où, tour à tour, le soleil lance ses rayons comme des flammes et les nuages déversent leurs pluies en cataractes. La vie est rapide dans ces climats, où l'hivernage succède à des chaleurs torrides ; elle se hâte, et derrière elle la mort se hâte aussi ; des arbres gigantesques aspirent par leurs feuilles avides des courants d'acide carbonique et les flxent dans leurs nombreux tissus ; les bambous croissent â vue d'oeil ; les marais se cachent sous des lies d'herbes flottantes. Que l'orage renverse les grands troncs de la forêt, aussitôt de nouvelles plantes germent de l'écorce brisée. Sur cette mort, la vie, toujours infatigable, fait jaillir déjeunes êtres par multitudes. Dans ce climat fécond, où l'air est pénétré de chaleur et saturé d'humidité, les végétaux qui servent à la nourriture de l'homme croissent avec la plus grande abondance. En diverses régions de la zone tropicale, l'homme n'a, pour trouver à vivre, qu'à secouer les branches de l'arbre ou à retirer les racines du sol. Ses besoins sont presque nuls et la vie