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LES TRAVAUX HYDRAULIQUES DU LITTORAL

quête, comparée à celles que Ton pourra faire un jour dans toutes les contrées riveraines de la mer et des lacs salés !

Diguss du litloraU — Épis de défense. — Pointe de Grave.

Dans toutes les régions de polders situés sur le littoral de rOcéan, les immenses travaux entrepris pour Tasséchement des terres doivent se compléter par un système de fortifications maritimes, car il faut défendre à tout prix contre le choc des vagues et le souffle de la tempête les champs si péniblement conquis. Tout le pourtour de la Zélande, de la Hollande, de la Frise, du Slesvig et des autres <: pays-bas » du littoral de la mer du Nord, est bordé d'un rempart continu de digues, hautes de 8 à 10 mètres et larges de 50 à 100 mètres à la base. Toutes ces levées, construites avec le plus grand soin, tournent vers la mer leur longue pente, sur laquelle déferlent les eaux; la berge proprement dite est cuirassée contre la houle par des treillis de poutre, des fascines, ou même par des nattes de paille où glisse la vague en se changeant en écume ; du côté des terres, la

Mer.

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Fig. 198. — Profil de digue da littoral de Prise.

digue, à déclivité plus rapide, est bordée d*un petit canal d'égouttement, où s'amassent les eaux qui filtrent dans le sol ou que les tempêtes ont lancées par-dessus la cime de la levée. Que la mer, en un jour de tourmente, détruise

l'un de ces remparts, une partie des polders est inondée; mais à une certaine distance, s'élève une autre digue, puis au delà, il s'en trouve d'autres encore qui retiennent les eaux débordées. Pendant leur labeur continu de plus de mille années, les paysans, sans cesse aux aguets pour ravir un lambeau de terre à l'Océan, n'ont jamais manqué de construire une levée autour de chaque u batture » de vase laissée par les eaux marines, et les remparts de défense se sont ainsi ajoutés les uns aux autres sur tout le pourtour du territoire; en divers endroits, où le dépôt des vases marines s'accomplit rapidement, les campagnes de l'intérieur sont séparées de la plage par une quadruple ou quintuple cein-

DIOOHS D'UITHUIZEN.

ture. 11 est vrai que lors de terribles tempêtes, dont le souvenir reste dans la mémoire des habiunU', la mer a repris de vastes étendues de terrains, en échange de celles

i. Voir, ci-dessus, p. 191.

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