LA THÉORIE DES MARÉES
rition, elles dépendent des obstacles de toute sorte que les écueils, les lies, les continents, les courants océaniques et les vents apportent à la libre circulation des eaux.
Toutefois la lune n'est pas le seul astre dont l'attraction
Fig. sa. — Huée d« ijifgiB, Ion dg !■ Doniclls luim.
se manireste d'une manière sensible sur les Ilots de l'Océan. Le soleil, qui entraîne la Inné dans son orbe à travers les cieus, est assez rapproché de sa planète pour en soulever aussi les molécules liquides. L'attraction exercée par le soleil sur la terre est même cent soixante-deux fois plus
llfi L'OCÉAN.
grande que l'atlraction totale de la lune, et, par conséquent, elle redresserait les marées eu de véritables montagnes, hautes comme les Cévennes, si la vraie cause du flux ne se trouvait pas dans la différence d'attraction exercée sur les
molécules aqueuses des diverses parties de la terre. La distance de la lune étant égale à soixante rayons terrestres seulement, l'action du satellite est beaucoup plus forte sur les régions océaniques rapprochées que sur les eaux situées i des milliers de kilomètres plus loin; le soleil, au contraire, agit presque de la même manière sur les molécules aqueuses de toute la surface des mers. D'après les résultats obtenus