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Législation des portions ménagères, cli. i

3. Le D"' J.ANcr.Y a parlé en détail de Fort-Mardyck dans son ouvrage

En 1670, Colbert, désireux de gagner des marins au service du roi, fît concéder les terrains occupés par l'ancien fort de Mardyck à quatre familles de Cucq, près Etaples, composées en totalité de trente personnes. Les frais de construction de maisons et de création de rentes furent supportés par FEtat ; chaque habitant reçut la faculté de cultiver ce qu'il pourrait utiliser des terrains dépendants du fort, tous furent dispensés de tout impôt. Comme compensation, les hommes s'engageaient à se faire inscrire comme marins et à se consacrer à la pêche; ils ne devaient pas abandonner Mardyck sous peine de perdre ces divers avantages.

La superficie de la concession était de 130 hectares dont la communauté des habitants devenait propriétaire collective, chacun d'eux ayant la jouissance divise transmissible à ses héritiers directs d'une maison et d'un lot de terrain. Le surplus des terrains fut loué au profit de la communauté, et le produit partagé également entre tous les ayants-droit.

La concession de Louis XIV n'était garantie par aucune charte ou document écrit. Elle fut régularisée par un arrêt du Parlement du 6 août 1773, rendu à la suite d'un procès entre la communauté et le comte de la Morlière.

Cette charte a traversé la Révolution; le dernier règlement local date de 1847 et a été approuvé par le préfet du Nord.

Tout marin, habitant Fort-Mardyck et inscrit maritime à Dunkerque, a droit à une demi-mesure de

très documenté : Le Tennanisme, Dunkerque, 1899. Voir aussi l'art, de M. Albert Maron [Réforme sociale, 1896, II, p. 413) et le rapport de M. l'abbé p. Plachot, curé de Fort-Mardyck, au Congrès des Jardins ouvriers de

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