‹ La terre et l'atelierChapitre 17 sur 49 · Ibid., t. VU, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. VU, p

fermiers et propriétaires, pour recueillir des graines destinées à être distribuées aux pauvres, en vue de r ensemencement de leurs champs '.

A Châteauroux, la conférence ne se contente pas de fournir semences et instruments de labour, elle se porte caution du paiement de la location d'un petit morceau de terre vis-à-vis du propriétaire et assure ainsi un jardin à chaque homme valide. « C'est la plus belle aumône que nous puissions leur donner, celle du travail -. «

Un peu plus tard, en 1862, les confrères de Valognes entreprennent de pousser les familles secourues à convertir en jardins potagers les terrains de médiocre étendue attenant à leur habitation. Ils distribuent des semences, des plantes, des instruments aratoires, aux propriétaires des jardins ; des primes de culture sont allouées aux terrains les mieux soignés, en tenant compte des conditions spéciales de temps, de lieu, dàge et de sexe. Une vingtaine de jardins sont créés dans ces conditions et fournissent un supplément précieux pour Talimentation de la famille-'.

Concession do terres à des indigents, don de semences, prêt d'outils, allocation de primes : nous trouvons bien dans ces premiers essais tout ce qui constitue actuellement l'œuvre des jardins ouvriers. Toutefois ces efforts locaux, émanant de modestes cultivateurs, demeuraient isolés et inconnus. Il fallut qu'une expérience analogue fût tentée dans une ville industrielle, pour qu'elle attirât l'attention de la presse et, par elle, celle du grand public.

Page 1