‹ La terre et l'atelierChapitre 28 sur 49 · FONDATION DUN GROUPE DE JARDINS · texte numérisé non relu

FONDATION DUN GROUPE DE JARDINS

Parfois, les jardins de cette catégorie sont créés et administrés par le bureau de bienfaisance. Nous avons déjà signalé la disparition de l'œuvre entreprise en 1898 par le bureau de Besançon. Mais elle a été brillamment remplacée par celle qu'a créée en 1900 le bureau de Nancy, grâce à l'initiative persévérante de son distingué vice-président, M. Léopold Lallement. Plus de quatre hectares de terrain ont été affectés à « l'Assistance par le Jardin » ; cent soixante-trois lots de terre, situés aux quatre points cardinaux de la ville, ont été répartis entre des familles choisies comme particulièrement dignes d'intérêt. Dans son dernier rapport au conseil municipal, Ihonorable président rend aux jardins ouvriers un témoignage que je suis heureux de signaler ici :

« C'est l'œuvre qui coûte le moins au bureau de bienfaisance parmi toutes celles qu'il subventionne, elle est des plus efficaces au point de vue des secours et de leurs effets hygiéniques et moralisateurs. Par le travail, le secours se trouve transformé et multiplié et l'indigent devient lui-même l'artisan de son relèvement. Aussi la commission administrative estelle décidée, après trois années d'expérience, à compléter ce mode d'assistance dans la partie de la ville où son action bienfaisante ne s'exerce pas encore. ^))

La gestion directe est également pratiquée par le bureau de bienfaisance de Saint-Quentin et par ceux de quelques communes de moindre importance : Morcourt, Geneste, Bachy, etc.

Sans créer un groupe spécial, les bureaux de bienfaisance peuvent utiliser les jardins ouvriers pour leur secours, grâce à une entente avec l'œuvre locale. Celle-

Page 1