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CHAPITRE YII

I. Ce produit matériel, quelle que soit son importance, ne représente toutefois que la moindre partie du bénéfice donné par le jardin.

Pour l'obtenir, il a fallu faire un effort, secouer l'engourdissement qu'amène la misère. L'émulation se produit bien vite entre voisins : on veut d'abord avoir des légumes aussi beaux que les autres, puis on veut avoir les plus beaux. Et ce sentiment d'amour-propre dépasse bientôt les petites barrières à claire-voie pour transformer la vie tout entière.

La famille est reconstituée. Nous voyions tout à l'heure l'enfant travailler auprès de son père, recevoir ses conseils, s'habituer à les solliciter, quand il est dans l'embarras, et apprendre ainsi le respect.

La mère de famille, retenue à la maison par les soins du ménage et les enfants en bas âge, trouve au jardin un emploi de ses heures libres plus rémunérateur que le travail à l'aiguille * . Souvent les femmes se font remarquer par leur amour et leur entente du jardinage. Nous avons cité plus haut l'exemple de

i. Le Play a déjà établi ce point important; voir Organisation de la famille, 4« éd., p. 181-183, ou 6" éd., p. 170.

]^jme Douffet qui, tout en remplissant tous ses devoirs de mère d'une famille nombreuse, trouve moyen de cultiver seule le champ d'expérience de Sedan, et de lui faire produire un revenu exceptionnel ^ .

Mais c'est surtout au vieillard que le jardin rend un inappréciable service. On sait combien est souvent triste la situation du père veuf au foyer de ses enfants, où il vient prendre sa part d'une ration quotidienne déjà trop maigre. Grâce au jardin, ce vieux n'est plus inutile; il peut s'employer au labour, à l'arrosage, il devient bientôt le chef de culture, il fait tout l'ouvrage, pendant que son fils ou son gendre sont à l'atelier. Et, du même coup, il reconquiert une situation respectée, il cesse d'être une charge inutile pour devenir un producteur de bien-être pour toute la famille.

Depuis quelques années, l'industrie a une tendance à avancer de plus en plus l'âge auquel l'ouvrier doit laisser l'atelier. Les lois récentes sur les accidents ont eu, à ce point de vue, une répercussion dont leurs auteurs ne se sont peut-être pas rendu suffisamment compte. Le patron, qui suppute les responsabilités, préfère l'ouvrier célibataire à l'ouvrier chargé de famille, le jeune homme au vieillard. Dès que la main paraît susceptible de trembler, ou que l'œil est devenu moins vif, le contremaître refuse l'embauchage. « Vous êtes trop vieux ! » dit-on maintenant à des hommes de cinquante à cinquante-deux ans.

« Comment donc faire pour vivre? « disent ces mal-

1. Les éducateurs ont signalé depuis longtemps l'heureuse influence de la culture de la terre sur le développement moral de la jeune fille. Le refuge de Darnetal, près Rouen, fondé par l'abbé Podevin, est une école maraicliére; le refuge de Notre-Dame d'Anglet, près Biarritz fondé par l'abbé Cestac, est une vaste ferme cultivée par des femmes! Des deux côtés, des jeunes filles perdues par la ville sont sauvées par l'éducation au grand air, le travail des champs, la rectitude de la vie morale et physique.

heureux, encore valides, pourtant, et susceptibles de produire un bon travail.

Le jardin ouvrier permettra désormais de leur donner une réponse satisfaisante ; il fournira une occupation à l'homme que l'atelier refuse.

II. De la famille, ce sentiment de sympathie déborde bien vite sur les voisins.

L'accroissement de l'esprit de charité, ou de solidarité, si l'on veut', — le mot importe peu, — est une des principales préoccupations des fondateurs de jardins.

Ce but est parfaitement indiqué dans l'engagement signé par les bénéficiaires des jardins de Reims : « Pour reconnaître ce que l'on fait pour moi, je m'engage à donner à l'occasion aide et assistance, dans la mesure de mes moyens, à qui en aura besoin autour de moi. » Et le compte rendu annuel constate que ce but a été atteint : les rapports de voisinage sont excellents, jardiniers et ménagères se rendent mille petits services. A l'occasion, on se donnera réciproquement le surplus des légumes produits « pour que rien ne se perde », comme onl'aditàChâteauroux. Fréquemment, les terrains des malades sont cultivés par leurs voisins. Au Puy, un aveugle demandait un jardin que le comité hésitait à lui accorder. « Nous lui aiderons », dirent les autres jardiniers; et l'aveugle a eu constamment depuis trois ans une des meilleures récoltes.

M. Paul Bonnaure, président de l'Œuvre lyonnaise, nous raconte une touchante histoire. Deux mères, dont les jardins sont voisins, mirent au monde chacune un

1. A la séance d'ouverture du récent congrès, M. Aynard a fait allusion à la manie qu'ont certains de nos contemporains de débaptiser les choses qui soni de tous les temps, sous prétexte de les renouveler. « Disons-nous solidaires, mai» soyons charitables », at-il conclu avec esprit. {Compte rendu du Congrès, p. 130.)

enfant, à quelques jours de distance. Par-dessus la petite barrière, on se montrait les enfants, on échangeait des nouvelles. Au bout de quelques semaines, l'une des deux femmes se trouvant fatiguée, le médecin lui interdit de continuer à allaiter son enfant. La voisine se chargea bravement des deux nourrissons qu'elle éleva comme deux jumeaux.

La reconnaissance inspire parfois à ces braves gens des attentions touchantes. Le 12 septembre dernier, les douze ouvriers composant un des groupes d'Hennebont, enchantés de leur récolte, ont porté à M. Chevassu un bouquet et un superbe gâteau. Quand, au printemps dernier, S. E. le cardinal Langénieux a été visiter les jardins de Reims, il en a trouvé l'entrée décorée d'oriflammes et de guirlandes par le zèle spontané des tenanciers.

IIL Ces sentiments sont d'autant plus remarquables, qu'on en signale souvent de tout autres, au début d'une fondation. Beaucoup de directeurs constatent avec peine la réserve, et la défiance même avec lesquelles sont accueillies leurs premières avances. « J'ai été quinze mois avant de pouvoir causer à cœur ouvert avec un seul de mes tenanciers, dit un des fondateurs les plus pénétrés de l'esprit social. Il y a une muraille de chêne entre l'ouvrier et le bourgeois. »

Les dispositions ne sont pas meilleures vis-à-vis des camarades; on se barricade, on se défend. Le P. Roure ^ a raconté jadis à ce sujet une anecdote souvent citée, mais que nous reproduisons néanmoins parce qu'elle est caractéristique.

Un ouvrier socialiste de Saint-Etienne sollicite du R. P. Volpette un carré de jardin. Après lui avoir

1. Les Etudes religieuses, philosophiques el littéraires, n° du lo octobre 18MG.

énuméré les quatre articles de son règlement, le Père lui dit : « Acceptez-vous cela? — Parfaitement; mais, vous savez, je ne veux pas aller à la messe, moi... — Je ne vous demande pas d'aller à la messe. Acceptezvous mes quatre articles? — Oui. — Eh bien! vous pouvez vous rendre à tel champ et prendre possession du lot numéro tant. » Notre homme prit goût à son jardin, travailla tôt ou tard, nettoya la terre avec soin. Au printemps, il avait les plus beaux légumes de tout l'enclos. Le Père, passant un jour par là, le voit suer, la tète penchée sur ses sillons, et l'interpelle. « Eh bien ! père un tel, vous avez de belles pommes de terre. C'est cela qui va arranger la moyenne ! — Quoi! quelle moyenne? reprend l'ouvrier, en se redressant, interloqué. — Mais vous savez bien : quand la Saint-Jean va venir, on arrachera toutes les pommes de terre, on en fera un gros lot dans ce carré vide, et chacun viendra recevoir sa provision, un baquet par tête composant chaque famille... — Ah! çà, mon Père, vous moquez-vous de moi? Vous croyez que j'ai trimé depuis six mois pour donner mes pommes de terre à ceux qui ont cinq ou six enfants et n'ont rien fait? Elles sont à moi, mes pommes de terre; je veux les manger ou les vendre; gare à qui y touchera!... »

Il avait suffi à ce collectiviste de mettre la main à la terre pour sentir la vanité de ses théories. C'est ce qu'exprimait un jour, sous une forme populaire, un autre socialiste, en disant : « Nous sommes volés par les cléricaux. Ils ont trouvé le meilleur moyen d'empêcher notre poussée ! »

IV. Les visites faites aux jardins même constituent en effet le meilleur moyen de briser « la cloison de chêne » et d'arriver à établir le contact. Au jardin, tout est matière à conversation : les enfants qui jouent,

le travail du mari absent, les plantes qui grandissent, celles qu'il faut se préparer à semer. Les visiteurs eux-mêmes acquièrent dans ces entretiens des connaissances pratiques qui peuvent leur devenir très utiles. Le rapporteur d'une conférence de collégiens le constate avec une franchise toute juvénile : « Les visites, d'ordinaire si ennuyeuses, ont pour nous un grand attrait, depuis que nous les faisons au jardin. » Aussi les anciens élèves, qui se bornaient d'abord à des cotisations, ont-ils voulu participer à ces visites.

A Tours, les membres du comité se mettent à la disposition de leurs patronnés pour leur donner des conseils quand ceux-ci sont embarrassés pour le règlement de leurs affaires. Les dames patronnesses s'associent à ces démarches, et il serait à désirer qu'il en fût de même partout, car la femme a une aptitude particulière à l'exercice de cette action morale. Pour la tenue du ménage, pour les soins à donner aux enfants en bas âge, pour l'éducation des plus grands, son expérience lui suggérera mille conseils pratiques. Les femmes du monde sont toutes disposées à assumer ce rôle, de préférence à celui d' « éternelle quêteuse », contre lequel proteste éloquemment Tune d'elles * ; et de Sedan nous arrive une remarquable définition du rôle social qui lui appartient. « C'est le devoir de la femme chrétienne de comprendre qu'elle doit s'approprier au temps, comme le fait l'Eglise, que le rôle de la simple aumône est fini, qu'il faut s'élever au don de soi-même. La femme du monde doit se tenir au courant des questions sociales, des souffrances et des aspirations de

i. M""" CaANGEL'x, Rapport sur l'œuvre des Jardins ouvriers de Reims, 1903.

l'ouvrier; elle doit montrer aux pauvres un idéal supérieur aux besoins matériels ^. »

Le clergé a donné le premier l'exemple de ce patronage d'ordre moral dans les œuvres qu'il a fondées. « L'œuvre des jardins ouvriers, — dit M. l'abbé Vaillant, — est certainement pour un prêtre un des plus puissants moyens d'apostolat. » Il y trouve un moyen pour entrer en relations avec ces ouvriers qui s'éloignent de lui, parce qu'on leur a dépeint la religion sous des couleurs fausses. Quand le travailleur constate par lui-même tout ce qu'une âme de prêtre renferme de bonté, de charité, d'abnégation de soi-même, les préventions se dissipent, la sympathie naît vite, et de la personne du prêtre cette sympathie remonte vers Celui dont il est l'instrument et l'imparfaite image. Toutes les fois qu'on fait aux jardiniers des conférences pratiques dont l'accès est entièrement facultatif et ouvert à tous, le nombre des présences augmente de semaine en semaine et beaucoup de personnes étrangères à l'œuvre viennent se joindre aux auditeurs habituels.

V. Pour compléter cette œuvre de rapprochement et d'éducation, on a créé depuis quelques années des maisons communes destinées à servir de lieu de réunion.

Nous avons cité jadis l'organisation amicale créée à Chicago dès 1895 sous le nom de People's Friendly Club. Les tenanciers des jardins et leurs amis se réunissent tous les samedis ; la soirée est remplie par un programme dont les associés sont les auteurs et les acteurs, et dont le dernier numéro est uniformément un rapport sur une question sociale, suivi d'une rapide

1. M"" C. de GuER, Le rôle de la femme dans les jardins ouvriers. Rapport au Congrès de 1903.

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discussion. Ces réunions sont suivies avec empressement et la tenue des auditeurs est parfaite, bien que le plus grand nombre figurât, quelques semaines auparavant, sur les listes des bureaux de bienfaisance.

En France, la première maison commune a été construite à Brive, en 1898, par M. l'abbé L'Ebraly. Elle consiste en une vaste pièce pour loger les outils, avec une habitation au-dessus pour un gardien. Un type plus complet a été créé à Grenoble par M. Vellot ; outre le logement pour le gardien et la salle pour les outils, cette maison contient un réfectoire, toujours à la disposition des familles qui veulent y dîner, et une grande salle pour les réunions. Tous les quinze jours, des conférences y sont faites par des professeurs de l'Université ou des étudiants. On y traite des sujets pratiques : hygiène, alimentation des enfants, tuberculose, alcoolisme, etc. « Je m'efforce, — nous dit le fondateur, — de transformer cette salle de conférences en un modeste Institut populaire. Après avoir procuré le pain matériel à ceux qui souffrent, grâce au travail de la terre, je désire partager avec eux le pain intellectuel. »

Le dévoué fondateur des jardins ouvriers de Beaune nous annonce une construction analogue pour le printemps prochain.

A Nîmes, le principal groupe de jardins ouvriers est établi dans le voisinage de la « Villa de la Tempérance » où les jardiniers peuvent trouver également une bibliothèque, des conférences périodiques, un gymnase et des jeux variés.

Que la famille vive constamment dans une maison construite sur son jardin, ou qu'elle y vienne seulement le soir et le dimanche, il est certain que cette vie au grand air constitue un remède efficace à ces trois

grands fléaux sociaux : Talcoolisme, la tuberculose, la mortalité des enfants eu bas âge.

VI. On a souvent fait ressortir l'influence heureuse qu'exerce le jardin ouvrier au point de vue de l'abandon du cabaret. Pourquoi, en efîet, l'ouvrier en contracte-t-il le plus souvent l'habitude ?

Parce que, au sortir de l'atelier, il trouve, en rentrant chez lui, une chambre unique, surchauffée, à l'air épais, où les enfants crient, où la mère se fâche... Mais au jardin, il y a place pour tous. Chacun s'occupe, on utilise les derniers moments du jour, on remplit sa poitrine d'air pur qui chasse l'air vicié de l'aielier, et on va se coucher lassé, pour dormir d'un bon sommeil, sans cauchemar, sans pensées de haine.

Nous relevons souvent sur ce point le témoignage des intéressés eux-mêmes. « Ici, — disait un père de quatre enfants, tenancier d'un jardin à Sceaux, — ici, je gagne deux fois mon loyer : une fois avec le produit de la culture, une autre fois avec les économies que je fais depuis que je ne vais plus au cabaret. » A ce témoignage s'ajoute celui des femmes : « Le plus grand profit de notre jardin, — dit une mère de famille de Reims, — ne consiste pas tant dans les légumes que nous avons mangés que dans les petits verres que mon mari n'a pas bus. » On nous signale de Lyon deux maris, qui avaient abandonné femme et enfants, et qui ont repris la vie commune par suite de la concession d'un jardin. Un autre ouvrier disait un jour à un visiteur : « Vous ne soupçonnez pas le mal que nous ne faisons pas pendant que nous travaillons au jardin. »

VIL On ne peut douter que la vie au dehors agisse favorablement sur le développement du nouveau-né. Trop souvent la maison du faubourg est un foyer mal-

sain et dangereux pour ces petits êtres qui ont besoin de soleil et de chaleur ; trop souvent aussi, certains d'entre eux apportent en naissant des germes morbides qui se développent dans l'humidité du taudis, tandis qu'ils s'atrophient au grand air du jardin. Un peu plus tard, l'enfant y fera ses premiers pas et ses chutes seront sans danger sur le sable des allées. Quand il grandira, il y prendra librement ses ébats sans que sa mère ait à redouter pour lui ni les émanations du ruisseau, ni les promiscuités des camaraderieslouches. VIII. Les effets des jardins ouvriers ne sont pas moins remarquables en ce qui concerne la lutte contre la tuberculose. Sur ce point capital, nous ne pouvons que renvoyer le lecteur au compte rendu de la mémorable séance qui a été le grand succès du Congrès, où on a entendu les praticiens les plus éminents proclamer la haute valeur des jardins ouvriers en ce qui touche à la fois la prophylaxie morbide des classes ouvrières et la thérapeutique des fléaux les plus redoutables. Le président de la séance a magistralement résumé les mérites qu'il reconnaît à l'institution :

« En modifiant par la vie au grand air les tares héréditaires, en améliorant l'ordinaire des repas, en rendant la vie moins onéreuse, en créant un dérivatif au cabaret, vous faites un grand acte de préservation contre la plupart des maladies. Vous sauverez plus de vies que la science la plus profonde ne saurait le faire, puisqu'il apparaît plus facile de diminuer le nombre des maladies que de s'attacher à la tâche toujours ardue, souvent illusoire, de les guérira »

Tous les médecins sont d'accord pour reconnaître que la tuberculose est surtout une maladie des villes,

1. Discours de M. le D'' Albert Ronix, professeur à la Faculté de Médecine, membre de l'Académie de Médecine. (Compte rendu du Congrès, p. 218.)

170 LES JAKDINS OUVRIERS.

aggravée par les déplorables logements dans lesquels s'entassent l'ouvrier et sa famille. Le moyen de la combattre efficacement , c'est de prévenir la formation du terrain tuberculisable, puisque, dans un organisme vigoureux, le bacille ne peut se développer et produire l'infection. Pour combattre la prédisposition, il faut donc s'attaquer aux causes qui l'engendrent, c'est-à-dire à l'hérédité, à la misère, à l'habitation insalubre, à l'alcoolisme'.

C'est là le but que poursuivra cette Alliance de l'Hygiène sociale qui se constitue en ce moment même, sur l'initiative toujours en éveil de M. Emile Cheysson, et à laquelle M. Casimir-Perier a bien voulu accorder le patronage de son nom respecté et de sa haute compétence en matière d'assistance.

Quant aux moyens thérapeutiques, M. le D"" Calmette, directeur de l'Institut Pasteur de Lille, est venu déclarer que, pour le traitement à domicile, si heureusement inauguré par lui, le jardin ouvrier constitue le complément indispensable du dispensaire. Les œuvres antituberculeuses doivent s'appliquer à créer des jardins en France avec le même zèle que les assurances contre la maladie ont construit des sanatoriums en Allemagne; elles arriveront au même résultat aussi sûrement, et beaucoup plus économiquement.

Les directeurs d'œuvres de jardins sont venus apporter leur contingent de faits à l'appui des affirmations des médecins.

A Brive, un tuberculeux à la dernière période, installé dans une petite maison au grand air, près de son jardin, a vécu deux ans. La maison coûtait six francs

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