‹ La terre et les mersChapitre 12 sur 45 · Cunuiiiijh.'iai Lada/;, page · texte numérisé non relu

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le Gaurîsankar\ qui a été mesuré trigonométriquement par le major Everest, en 1847. Il a 8840 mètres. La figure 37 représente le Gaurisankar d'après la vue qu'en ont donnée, dans le magnifique atlas de leurs voyages, les frères Schlagintweit.

Immédiatement après, quant à l'altitude, vient le Dapsang, appartenant au système du Karakoroum, qui sépare le Ladak du Yarkand. Ce pic, qui a été mesuré en 1861 par le capitaine Montgomery, officier de létat-major anglais, a 8625 mètres environ de hauteur absolue.

Les glaciers de l'Himalaya, compris entre le Gaurisankar, (|ui domine le centre du Népaul, et le Kinchinjanga du Sikkim, qui occupe le troisième rang parmi les cimes connues (il a 8588 mètres), présentent un des plus grandioses panoramas <[u'il soit donné aux hommes de contempler. L'eau de ces glaciers alimente la rivière Cosi qui vient du nord se précipiter dans le Gange, dont le cours est presque parallèle à cette partie de l'Himalaya. Le Cosi trace un sillon d'argent sur la verdure intense des plaines du Bengale. En remontant du regard ce large ruban qui brille au soleil, on aperçoit à 3 ou 400 kilomètres de distance les contours blanchâtres de ces pics neigeux, se détachant sur le fond d'azur du ciel. Au pied de cette chaîne aérienne s'étend la zone boisée que l'on appelle le Tcray ou Tarai, d'un mot persan qui signifie brouillard. Au commencement et à la fin de la saison des pluies, ces forêts se couvrent d'une brume blanchâtre qui en écarte toute créature vivante. Les bètes abandonnent ce séjour mortel à la mi-avril et n'y retournent que vers le mois d'octobre.

« Les tigres et les éléphants, lisons-nous dans un ouvrage récent, gagnent la montagne; les singes, les antilopes et les sangliers se jettent <lans la plaine cultivée, et les êtres humains, qui, tels que les courriers et les militaires, sont quelquefois obligés de traverser la forêt pendant la mauvaise saison, s'accordent à dire que rien, pas même le cri d'un oiseau , ne trouble l'affreux silence de cette immense solitude, abandonnée h la malaria *. »

J. .Sir John Herschel lui donne encore les noms de Diodunga et de Chingoparnari. On a voulu, plus récemment,, en Angleterre, lui donner le nom de mont Everest, du nom du major PJverest qui en a mesuré la hauteur. Mais le nom i!c Gauri-ankar doit prévaloir, comme élant usité dans le pajs.

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