‹ La terre [microforme]Chapitre 7 sur 17 · CS · texte numérisé non relu

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Bientôt ce fut un vertige complet où ses sensations les comme ses sensations physiques vinrent se dre dans un automatisme de tout son être. Il avait gent et il l’exhibait et: léparpillait avec orgueil ; rait la force, et comme il aurait volontiers arraché portes qu’il secouait violemment, assommé les eurs qui l’entouraient et sous le nez desquels il menait ses poings en défi; il avait la chance, et it à coups de dés qu'il se faisait fort de régler oût des incessantes consommations qu’il ordon- Il avait la gaieté aussi. + une gaieté de sau- » dont les grands rires stupides et les chants coude hoquets faisaient mal à entendre, | ne pensait plus maintenant à Marcelle, ni à ohne. Rien ne Jui importait.

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Il perçut cependant à travers son égarement quelqu'un lui saisissait les mains et cherchait à ? traîner. (C’était Yves, son frère, qui revenant de travail, l'avait entendu vociférer. Aidé d’un camank il avait réussi à le pousser dans une pièce voisine il l'étendit avec soin sur un banc. Après l'an recommandé à l’aubergiste, il s’éloigna, sach qu’une couple d’heures de sommeil et de calme ramèneraient suffisamment à la raison.

Dans ces souleries féroces, lorsque Lucas ne t vait point l’occasion de provoquer quelque bag d’enfer, il finissait toujours par s’écrouler ainsi me une masse et par s'endormir dans la derni attitude où il était tombé. Insensible alors à t l’oeil atone et entr’ouvert, il demeurait inerte, ét di par l’alcool comme un opéré par le chloroforme

C’était pour ne point le voir dans ce répugn état que Yves s’était si promptement dérobé. 1 que ce spectacle blessât au fond son propre org mais plutôt pour ménager la fierté de son frère.

-..Lucas demeura longtemps comme sans le poumon seul attelé à remuer légèrement la d pente. Finalement il se fit un éclair dans son es et il appela l’aubergiste pour s'informer de cheval... de l’heure qu’il était...

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..Titubant encore «t ayant la sensation de marer sur des vagues, il se glissa hors de Pauberge et

me, il prit la route de son logis.

—“Oh! cette boisson! encore cette boissa s'étaient exclamé à la fois la mère et le père de Be mont, en se représentant le douloureux tableau traçait de leur fils Lucas leur autre fils Yves. mieux l'écouter, ils avaient tous deux brusquen interrompu leur travail, le père, le hachage de tabac, la mère, l’épluchage de ses oignons.

A ce moment-là, ils ne se sentaient pas seul humiliés et contristés dans leur coeur à cause de malheureux fils, leur mal se prolongeait jus l’âme. C’est que avec leur expérience passée de sans, ils avaient tout de suite éprouvé une souf nouvelle, entrevu un autre spectacle: leur «l vieille ferme là-bas, négligée, les bestiaux mal gnés, cette belle journée d’automne perdue sans bour, les pommes de terre peut-être pas encore 4 chées du sol, et Marcelle... et...

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loin, |

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Le vieux de Beaumont était allé s’aseoir plus loin, songeur.

Comme après une longue consultation intime, il ajouta :

—“Enfin, tu l'as vu repartir pour chez lui ?”

—“Oui, père. Je suis demeuré tout le temps en embuscade chez le marchand d’en face d’où je l’ai ? surveillé jusqu’à ce qu’il fût hors du village. Il était alors passabiment remis et en état de guider son attelage.”

Une serviette à la main, en train déjà de terminer sa toilette du soir, Yves avait répondu à son père du fond d'une petite chambre voisine, Comme il le faisait chaque jour, à peine arrivé du travail, il sy

‘était introduit pour changer de vêtements, peigner ses cheveux, effacer autant que possible de ses mains les taches de nitre, d'acide ou autres corrosifs qu’il était tenu quotidiennement de manipuler en sa quelité de chimiste à la grande poudrerie de Beloeii.

Si, une fois dépouillé de son costume de laboratoire, et sa toilette terminée, Yves gagnait quelque peu en son aspect physique sous le rapport de la propreté, il n’y gagnait toutefois aucunment du côté du charme et de la distinction de sa personne. (Car son regard engageant, sa mince figure pâle, ses fines mains à longs doigts aristocratiques, sa frêle et fégante stature, tous ses vingt ans en xomme ne résentaient jamais plus d’attrait que sous les salo- 1ettes à rayures claires qu’il avait adoptées, comme

lus commode que le tablier classique, pour sa tenue & laboratoire,

C’est même beaucoup à cause de l'ensemble déli. cat et affiné de son être, lequel semblait incompati ble avec le rude travail requis par la terre, que su père avait cédé, non sans quelque regret, aux dési qu’il avait exprimés dès son jeune âge de se livreri industrie, au commerce, à l’exercice d’un métie quelconque, plutôt qu’à la culture du sol. Oh! terre; ce n'est pas qu’il la détestait, au fond, mai à, il aurait préféré tenter autre chose.

Comment cet attrait lui était-il né, au sein de campagne agricole qu’il habitait et en dépit de toute les lois de l’avatisme? Il n’y avait peut-être jamai réfléchi. Qui sait toutefois si certaines impression n’avaient pas laissé chez lui d’invisibles et profonde empreintes! Car, de tous les heureux citadins qu' voyait, à l’époque des vacances, sillonner en yacht ‘Richelieu, traverser en tourbillon les routes publi ques, soit en automobiles, soit au trot rapide d leurs chevaux, il avait bien observé que pas un: labourait la terre, n'avait de vaches à traire, de bi à charroyer. Aussi combien de fois, son rateau fir immobile aux mains, ne les avait-il pas admirés ave extase quand ils passaient, les petits comme grands, les petits surtout !

Il les jugeait heureux.

Puis, s’il se trouvait en compagnie de son père, i s’informait hâtivement de leurs noms, voulait co naître leurs états.

—“M. Hanlan, dis-tu?... Et que fait-il?...”

—“T1 est le gérant d’une fabrique de machint agricoles.”

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—“De machines?... Et cet autre, là-bas, en yacht, que tu as salué ?”

—“C’est un monsieur Robertson.” —“Encore un Anglais, hein?... Qu'est-ce qu’il fait ?” '

—“Il est marchand ou gérant de banque, je ne sais trop. . .”

—“Il n’y en a doné pas, parmi eux, qui cultivent la terre comme toi?... Ceux que nous avons rencontrés hier à cheval, dans la “montée” non plus?... Pourquoi ne fais-tu pas comme eux ?”

Le père de Beaumont restait alors muet et décontenancé, quoique devinant que son silence seul était plutôt propre à raffermir Yves dans ses étranges impressions, Il aurait tant aimé en effet chasser de son esprit le mouvement d'idées dont il percevait la graduelle élaboration, mais les mots lui manquaient pour peindre, tel qu’il l’eût désiré, l’abime qui existait ‘ans son esprit, entre leur vulgaire métier de commerçants, à eux, et sa libre et noble fonction d'agriulteur à lui. Il se contentait de mettre sa pensée lans un geste de dédain. * —“Et d’ailleurs, comme tu l’as déjà observé toimême,” ajoutait-i] parfois, avec un peu d’humeur, ‘on dirait que les Anglais seuls sont appelés à réuisir t à dominer sur le terrain des affaires. Ils tienent Ça d’instinct, vois-tu?.. Tandis que nous...” De tout ça, il était probablement resté une impreson particulière dans la tête de Yves.

“Réussir, dominer sur un terrain quelconque”,

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cela pouvait être naturel pour une race et non pour une autre ? songeait-il parfois. Mais alors à quoi bon le travail, l’énergie, la tenacité, les études, toutes les qualités si ardemment prêchées dans les livres et ailleurs, si l’on peut se choisir une voie sans être exposé à se buter sur quelque obstacle irréductible disposé par la nature elle-même ?

Sans cependant se préoccuper de résoudre ce problème, ni même penser à se mettre en état d'y faire face plus tard, Yves avait été merveilleusement scrvi par le hasard, au début de ses études. (Car ce fut bien le hasard seul qui l’amena, — lui qui croyait ne rouler que des goûts pour l'industrie ou le commerce — à commencer son instruction et sa forms tion intellectuelle au sein du vieux collège classique de Saint-Hyacinthe. Ne considérant que le voisinage rapproché de cette maison, ainsi que la commodité du trajet, le père de Beaumont y avait naturellement conduit son fils sans aucunement tenir compte des autres conditions. à ,

Et ce fut presque gaiment que, un bon mardi de septembre, le vieux de Beaumont attela Rougeaüd, hissa et ficela avec soin une malle de Yves sur l’arrière de la voiture et partit avec lui pour le collège. Il n'avait pes prévu, par exemple, que la séparation lu, "it là-bas aussi pénible et qu’il lui faudrai un tel effort d’arrachement pour descendre le haut perron de pierres au sommet duquel il voyait s01 enfant se tordre dans les larmes, abandonné. Et sx retour, au ‘petit trot de son cheval, lorsqu'il se dis posa't distraitement à admirer quelque muynifique

pièce d’avoine aperçue le long de !; route, quelque beau troupeau, quelqu'une de ces scènes champêtres si propres à le ravir dans son âme de paysan, c'était toujours l’image de son enfant, seul sur les picrres froides et cachant ses larmes sous sa livrée u’écolier, qui surgissait dans son esprit. Il n’avait pas prévu également que l’absence de Yves creuserait un tel vide à la maison et que sa vieille :ompagne et son autre fils Lucas en seraient si longtemps comme désorientés. Sa ferme elle-même n'offrait-elle pas un plus triste aspect, à l'heure surtout du retour des vaches, le soir: car c’était Yves, étant le plus jeune, qui, en compagnie de son chien, faisait généralement le rabattage du troupeau, à l’aide de grands appels prolongés qu’il prenait plaisir à entendre répercuter sur les flancs de la montagne.

Qu’importe, c’était la vie, après tout, que cette constante brisure du foyer. Les deux Pauvres vieux en avaient ressenti plus vivement et plus longtemps la tristesse, cette fois, vu que c’était le Benjamin — le plus cher toujours au nid familial — qui les avait quittés; mais ils s'y étaient peu à Peu conformés et le‘temps avait fini Par jeter sur eux comme sur toutes les choses son leurre apaisant,

Quant à Yves lui-même, tout ce qu’il avait abandonné au foyer le poursuivit longtemps avec une icuité de souvenir qu'il trouvait tout de même bon entretenir. Les mille petites scènes champêtres, lue l’incomparable soleil d’automne dore d’un charne particulier, à cette époque, tout le long du Richeieu, se ravivaient avec une ardente intensité dans

sa pensée. La cueillette des glands et des faînes pratiquée en maraude avec ses petits camarades; la chasse aux écureuils à travers les précipices de la montagne; le battage des grains au moyen de l'as. sourdissant manège dont le plancher serpentait fuyait et revenait si curieusement sous les sabots essouflés des chevaux; la veillée en famille autour de la lampe; tout cela... tout cela venait tour à tour défiler avec un attrait insoupconné sur la feuille blanche de ses cahiers de classe.

Mais doué d’une étonnante précocité de jugement et de réflexion, il ne lui vint pas un instant la pensée de se soustraire au devoir qu’il s’était tracé. Il avait déterminé de s’instruire, eh! bien, il sefforcerait d’absorber autant de connaissances qu’il pourrait.

Au bout de quelques années, il terminait sa rhétorique. |

Ces diverses études, si elles avaient puissamment aidé à son développement intellectuel, ne l’avaient toutefois que peu préparé, à ses yeux, à la carrière à laquelle il projetait toujours de se consacrer. Aussi obtint-il de son père d’aller compléter sa formation dans les écoles spéciales. Les succès qu'il avait jusque là obtenus, il continua de les obtenir dans nouvelle sphère d’étude. Développé comme il l'était déjà — sans beaucoup s’en être rendu compte il est vrai — par l’ensemble des connaissances générales qu’il venait d’acquérir, il affirma tout de suite supériorité sur ses camarades de classe, particuliè rement sur ceux qui ne possédaient que l’enseigne.

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ent théorique généralement superficiel et peu comet des High Schools.

Cela ne lui prit guère de temps pour épuiser à nd le programme des matières techniques qu'on y - à seignait et il sortit de l’école armé des titres et des 12 4 M: plômes les plus brillants. fe Donc c'était déjà l’heure arrivée de la lutte pour xistence. Il se demanda sur quelle arène spéciale Fe allait se placer pour l’entreprendre. En dépit de sa NES hacité jamais rebutée, il se rendit vite compte que

situations alléchantes — les situations comme il

s avait aimées, pourvoyeuses des mille luxes. qui

vaient si fortement ébloui autrefois — n'étaient qi int si faciles à atteindre. Les titres qu'il étalait

x orgueil ne réussissaient guère à émouvoir les trone.

Et puis, c’était tellement vrai que la plupart des andes institutions financières ou entreprises induselles se trouvaient aux mains des Anglais. Ils en cupaient partout les meilleurs emplois. Sa langue, Ée h nom même, dans chacune des carrières où il À itait de s’engager, lui paraissaient comme suspects de nature à lui barrer la voie. Il se rappela en luime la réflexion qu’il avait entendue si souvent nber de la bouche de son père: “Ah! bah! dans le maine des affaires, nous ne serons jamais de taille utter contre nos compatriotes anglais... Il nous idra toujours tenir le rang de derrière.”

A cette époque-là, la puissante fabrique de poudre

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établie à Beloeil, de l’autre côté du Richelieu, à déjà en pleine activité. Les vapeurs nitreuses que vomissait s’abattaient souvent en âcres raffales : son village. Il résolut d’y aller offrir ses services.

Quoique cette fabrique fût installée en plein mil français, la raison sociale à reflets britanniques « laquelle elle était enrégistrée: “The Hamilton P der Company”, avait vite suffi à faire deviner composition ‘dm personnel. Il trouva donc que patrons et les chefs d’emplois étaient tous des ! glais, tandis que ses compatriotes français étais relégués aux positions secondaires de tâcherons de manoeuvres. Il commençait par en ressentir q que amertume. Il se résigna toutefois à s’enquér Un gérant très affable se présenta, et lui fit én mérer ses titres.

—“Et vous vous croyez qualifié suffisamme pour diriger le service de chimie?” lui demandsavec intérêt et surprise à la fois.

C'était un emploi supérieur, l'est vrai, mais gérant avait tout de suite mordu à l'offre de sern que lui faisait Yves, car il avait entrevu Poccas: de remplacer enfin le buveur dont la compagnie } nécessité subissait depuis longtemps l’inconduite.

Avec ce flair en affaires dont ils sont tous dur d’ailleurs, il avait deviné, sous le ton pondéré et 1 deste de son interlocuteur, la présence d’une ha culture intellectuelle doubkée de profondes connai sances scientifiques.

Yves lui posa deux ou trois questions, puis intin

nt convaincu qu’il possédait à fond le procédé sorique et pratique de fabrication des divers explos modernes généralement en usage, il ajouta : “Pourquoi ne m'accorderiez-vous pas un mois coni 27?

Sa proposition fut acceptée.

Le lendemain, avec l’entière compétence d’un vieux ticien, il débutait. Le mois convenu s’écoula, puis e année, puis deux ans et c’est à ce moment que us le retrouvons, à son retour de l'usine, en train dépouiller sa tenue de laboratoire.

Comme Yves s’attandait à sa toilette, le père de umont avait pénétré doucement dans la chambre son tour, et il s’était assis sans façon sur le lit, I] rdait toujours à son esprit le mauvais rêve que cas venait dy faire naître, et il aurait voulu en énuer l’amertume en le mêlant à quelques plus eines visions, à de plus consolants espoirs.

—“Et toi, Yves, tu es toujours satisfait ?... Tu pleine confiance de réussir à te créer une bonne ation à la poudrerie?. . .” —“Absolument, père. Qui m'en empêcherait, d’ailrs, si je persiste à faire mon devoir?” I] s’apprê- L à ajouter autre chose, mais il resta en suspens, lèvres serrées sur une confidence que visiblement irûlait cependant de faire. A la fin, n’y tenant s, il reprit avec une certaine fierté dans l’accent : m'attends à les épater, cette fois, vos Anglais... n parlez pas encore, car je conserve encore des tes... mais je compte avoir fait ce matin l'essai

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d’une formule de fulminate de mon invention | l’emportera en puissance sur tous les explosifs « nus sans que le coût de fabrication n’en soit en rete plus élevé. Hein! cela vous embrouille plus que composition d’un minot de “gabourage” ? achevat en un moment de taquinerie folâtre et enfantine.

Le père de Beaumont avait eu en réponse un | sourire d’orgueil paternel, mais empreint toutef de cette réserve défiante envers les hommes, enve le sort, envers tout, que l'expérience de la vie a de plus en plus profondément infiltrée dans son à mesure que les années s’étaient écoulées. Cert il n’aurait point voulu désabuser son fils, lui gâter joie naïve de croire tout vrai, et pourtant comme ne point mettre en lui-même une sourdine aux ré de succès qu’il lui entendait exposer si ingénume Il avait lui aussi, à son âge de jeunesse, compté : tant de choses qui tout à coup lui aveaient men tant de projets qui l’avaient brutalement déçu, dépit de la fidèle et franche nature au sein de laque s'était écoulée sa calme et uniforme carrière d’ag culteur. |

—“Tant mieux, si tes ambitions peuvent se n liser... Cela nous consolera, vois-tu, des soucis q la conduite de Lucas nous cause, à ta mère et à moi Comme Yves n’ajoutait rien, il reprit, au bout quelques instants, dans un prolongement d’idé “Cela ne te causerait-il pas de chagrin de voir not vieille “terre” passer à des mains étrangères ?”

—“Oh! certes, oui,” répliqua tout de suite Y avec émotion.

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—“C’est bien ce que je supposais.. Mais après put, toi, tu ne l’as pas travaillée et creusée, comme Loi... remuée dans chaque motte, pendant plus de isrante ans... C’est cela qui attache, va...” Sennt son regard æ mouiller, il s'achemina vers la orte. ‘Et de plus, de la si fameuse terre... Tu te ppelles la petite pièce d’en haut, près du puits? y ai déjà récolté cent-vingt-huit minots de “gaourage”, comme tu dis.” Et pour jeter sur ces réxions une note finale plus gaie, il acheva narquoiment : | —“Tu verras, Yves, que ton fulminate ne battra mais ça..

Si l’on est en réalité vite vieilli dans le profes médicale, on est encore plus vite jugé bon à me au rancart.

On dirait, en effet, que les angoisses multi les émotions diverses — plus fréquentes et plus gües qu’en tout autre carrière — qui remplissent composent en quelque sorte l'existence du méde: épuisent à la fois plus promptement sa résista Dès soixante ans, dès cinquante ans, sans être enc véritablement âgé, le médecin est déjà considéré

“vieux praticien”. Et alors la vogue, aussi fem que la fortune, se montre prête à porter ses care à d’autres, à faire d'invitants appel: à de plus jeu pleins de rêve et d'élan.

Le docteur Duvert, par le double enseignet des livres et de l’expérience, « eppris cotte fatale des évènements. Il n’a plus d'illusions

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