OMAR ET SALADIN
ciselés artistement. Ce fer et ce cuivre , façonnés en cliaiideiieiîi gigantesques, peiiveut porter jusqu'à sept miUe lampes, qu'on allume toutes & la fois pendant les cérémonies du Rhamadan.
La nimjbaii, ou chaire du kaled, est une petite toui* de marbre qui s'élève au milieu de la mosquée. On y monte par dix-huit degrés. — Tout près de la porte de roccident ou montre aux pèlerins musulmans deux colonnes as^ rapprochées. Si le pèlerin passe librement danarintervalle, c'est un signe infaillible de prédestination; il peut engraisser sans craijate le reste (ie sa vie. tSi, au contraire^ c'était un chrétteiiqui tentftt répreuve, les deux colonnes, poussées par la main puissante d'Allah, se rapprocheraient violemment et le jjriseraicnt dans leur étreiuteà Lea Turcs doués .d'einl^oupoint oe t^u^ tent pas non plus l'épreuve.
Mais la principale relique de cette mosquée, c'est la pierre même qu'on appi^e Sacbrah, et qui occupe le çcmtre du parvis, formant, daus l'espace laissé libre par le péristyle des colonnes , une saillie abiiipte et violente c'es^t le rocher avec sçs aspéi ités , que ni le eiseau ni le marteau n'ont touchés. Le rocher était jadis à fleur du sol, mais quand le pied glorieux de Mahomet quitta la terre pour les cieux, la terre se sou-: leva pour le suivre, et le rodier jaillit
On voit, dans la petite galerie qui circule autom de la roche Sachrah , l'endroit où $e tenait Èblù — < c'est le diable musulman^pendant qu'il tentait le prophète.
Un escalier intérieur vous fait pénétrer dans une
^otte étroUi» ^ olp^ure lûtuée^ SQua U roche â^ohr^.
JÉRUSALEM
Cinq objets y doivent attirer toul d*abord l'attention du croyant : c est d'abord la pierre sur laquelle priait Salomon, puis les Mehrabs, espèces d'oratoires où demeurent éternellement présents , quoique invisibles aux bommes , les quatre anges supérieui s que le Koran admet coaune TËTangile: Asraîb, Israïb, Gabraîl et MichaîT.
Parmi les curiosités de la mosquée, il faut citer encore une pierre noire, d'un mètre carré, que Ton Yoit auprès des deux colonnes ^t qui fait saillie dans le pavé. Cette pierre , percée de vingt-trois trous , est en grande vénération chez les musulmans. Elle servait, disent-ils, de marchepied aux prophètes quand ils descendaient de cbeval pour entrer dans le temple. — C'est sur elle aussi que descendit Mahomet quand il fit le voyage du paradis sur sa jument « El Borach, » pour traiter d'aiïaiies avec Dieu.
On rapporte que le patriarche Sophronius ne put supporter la vue de cet édifice çonsacré au culte des
inlidèles et qu'il mourut de désespoir Par combien
de malheurs nos patriarches ont-ils appris depuis ce temps-là la patience et la résignation I
Enfin, sîgïiMlons encore une autre pierre qui ne serait autre que celle sui* laquelle le Christ aurait posé le pied droit en montant au cid.
Pendant l'occupation qui suivit la première croisade la mosquée d'Omar fut convertie en église chrétienne, et un légat d'Innocent II en fit la dédicaœ vers le niilieu du xii* siècle.
Quand Jérusalem retomba aux mains des infidèles ,