MALT
divisé pai' de grandes allées droîles, a la frajiçam, eucaisse entre ses larges dalles un rare et mince filet,
qui vient mourir dans une vasque où s'épanouissent toutes les U^ibus de la Flore des eaux. Là bourdouaeat ét Yottîgent sur leurs ailes de gace , les libellules au fin corsage, les abeilles d'or et toutes ces mouches brillantes et inconnues, topazes ailées, émeraudes vi- ▼ttites^ saphirs et rubis, qui tous ^tourent de leur vol, comme d un toiu*billon de pierreries et de feux.
Dans ces enclos réservés, où la culuu e exquise com*bine toutes les ressources d'un sol fsctice et d'une chaleur tropicale , la feuille arrive aux teinles les plus foncées du vert, tandis que les fleurs se revêtent d'un ëdat inoiû. J'ai tu des lauriers-roses gigmtesques, larges et touffus comme des pommiers de Normamlir et des fuchsias à couvrir un arpent ! Quant aux fleurs, rien n'égale la variété de leurs tons, l'int^isité de leurs couleurs ou la suavité harmonieuse de leurs nuances. Les étoffes deux fois teintes dans la pourpre de Tyr pàliriâent auprès de ces cactus dont les épines défendent la fleur délicate.
Malheureusement, chaque maison n'a pas son jar* din : chaque maison a du moins son balcon.
Le balcon donne son cachet, sa physiouoinie et sa grâce à la Gité-Yalette. Ce balcon n*est pas seulement une saflHe de la eomiche, un r^ement 4e la façade : c'est un salon extériem*, tout aérien, détaché des réalités Tulgaires et prosaïques de Texistence, et où il semble que l'on ne doive ratrer que pour vivre d'une vie immatérielle et idéale. Sou architecture réunit
DE PABIS A JAFPÂ.
toutes les conditions d'élégance et de légèreté d une construction de fantaisie. Sa pierre est toute fouillée de sculptures* et d'arabesques. De fines colonnettcs séparent les nombreuses fenêtres, sur lesquelles retombe la jalousie , doublée d'une tendine aux couleurs tranchées....
Ce balcon est la pai tie la plus habitée de la maison. La brise qui passe à travers les tendines et les jalousies y entretient pendant le jour une température supportable. La nuit, on y goûte une fraîcheur délicieuse. Dans les rues étroites, ces balcons se regardent et ces fenêtres causent et jasent entre elles, comme des voi- , sines familières. Dans les maisons de la plage , le balcon sert d'observatoire et découvre à l'œil enchanté les perspectives sans bornes de cette belle Méditerranée, dont les flots changeants portent tour à tour le calme et la tempête.
Parfois la sérénade ajoute un charme de plu^ à toute cette poésie.
La sérénade n*est pas indigène à Malte» et les Anglais
sont peu troubadours de leur nature.
« Mon iils » disait lord Chesteriield» il ne faut pas faire de musique... Quand on en veut, on en achète...
elle est meilleure , et c'est plus convenable I more décent! »
De temps en temps une troupe d'Italiens ambulants,
qui fait escale, avant la saison d'Alexandrie ou de Smyrne, promène ses talents par la viDe.
Un sota*, dans le faubourg de la Gité-Valette, j'ai entendu un de ces concerts en plein vent, La banda.
MALTE
comme on dit, se composait de deux violons, d'une harpe, d'un cornet et d'une Hûte douce. Après le mor* ceau obligé de Don Fom^êhêIê^
« NuU parfumée, »
qui fut médiocrement exécuté, ou enleva prestement une TarenteUe écrite pour la danse, et des SkUietmes au rhylliiue entraînant. Les jalousies discrètes ne se relevèrent pas; mais une tendine rose s'eutr*ouvrit, et nne petite main, une main jeune, laissa tomber aux pieds des artistes une pluie de sekeltwgs^ de six-peme.
La main disparut, la troupe s'en alla, et Je retournai moi-même à mon balcon en traversant une longue rue silencieuse, dont les hautes maisons, l)clles comme des palais, portent encore le blason historié, la croix étoilée et les fiëres devises des chevaliers.
n mer*
L'Alexandre mit le cap sur i'Kgypte pendant que je reliBais rhistoire de cette antique Melùa , peuplée d'abord par les Phéniciens, prise par les Grecs, possédée par les Garlkaginois, colonisée par les Humains, rava^ gée par les Vandales et les Goths; passant tour à tour
des empereurs de CoDstantinopie aux Arabes et aux Sarrasins; normande aujourd'hui > allemande demain, angevine quelque temps, puis espagnole; abritant pendant trois siècles les malheurs et la gloire des chevaliers de Saiat-Jean-de-Jérusaiem, ouvrant ses portes et rendant ses clefs à Bonaparte, et n'arborant un mo* ment les étendards de la France que pour voir bientôt à la brèche de ses murs le léopard anglais qui pose sa lourde patte sur cette fleiff dû monde : «tMelUa^ flore del mondo ! )> Je pensais encore à ce climat heureux que viennent chercher les poitrines débiles^ à cet air toujours pur, à ce ciel éiincelant, à ces hivers sans nuages et sans frimats, à ce vaste port dont les flancs tfnriteraient vingt flottes ; mais déjà la vapeur miem-
Digrtizeij Ly <jOOgIe
DB PARIS A JAPFil.
portait à toute vitesse, et, disparaissant comme un décor d'opéra, Malte semblait sVngloutir dans la mer.
Je ne coiinais rien de charmaiit comme la Méditerranée pendant les beaux mois d'été; après TOcéan indien, c'est bien la plus belle des mers. Que de rivages elle baigne, que tle peuples elle désaltère, que de fleuves eUe reçoit, que de continents elle unit, que d'tles elle entoure de ses bras humides I Elle se parfùme des orangers de Cadix et s'endort en murmurant dans le golfe de Smyrne — après avoir moissonné les fleurs de rArchipel— posant sa tête entre les Colonnes d'Hercîile et ses pieds d'argent sur les îles de la nier Egée, tandis que ses deux bras touchent TAfiique et Tltalie^t L'Ecriture l'appelle la mer par excellence , la grande mer ! et trouve pour la peindre des images sublimes. Les Grecs lui donnèrent toutes sortes de noms harmonieux, etenàpruntèrent au calme de ses flots l'image la plus parfaite de la beauté du visage humain. aCalme comme le calme des mers,» disait un de leurs poètes en parlant de cette beauté harmonieuse et sereine qui rayonne dans leurs marbres éternels. Les Romains, qui conquirent ses bords , rappelèrent la Mer Intérieure; et la poUtique qui change à chaque instant les lignes rouges et bleues de la carte, en fera peut-être quelque jour un grandlac français* Pendant longtemps l'histoire de la Méditerranée fiit presque Thistdre du vieux monde campé sm* ses rivages, eLses ondes furent le théâtre flottant de tous les grands drames du passé. EDe porta tour à tour les colonies égyptiennes qui peuplèrent la Grèce et ces aventuriei^ grecs qui prome-
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nèreiit leur audace et leur ^éme sur ses flots ; et ces grands exils, illustres cuauae des triomphes, et ces défaites qui étaient encore de la gloire ! Me Tit tour ft tour Garthage, fondée pour éterniser le deuil de Didon et sa foi violée ; les Troyens, chargés de leurs dieux et des imagei^ de la patrie» et Antoine, perdant le monde pour ne pas perdre le sourire de Ciéopâtre : «Je n'ai pas fui, disait-il , je Tai suivie!» Où trouver de pareils souvenirs? Mais les siècles passent , une civilisation nouvelle change la face des choses ; les barques de Gaiilée échouent sur tous ses écueils avec leurs pêcheurs d'hoauues; les croisés plantent leur étendard sur tous ses rochm ; les galères chrétiennes se heurtent contre les barques turques; les pirates écuuient Tarchipel; les Grecs modernes lui rendent un instant Técbo de Salamine, et Fattention et les regards du monde, hier encore, n'ëiaiont-ils point invinciblement attirés sur ce mouillage de ïénédos , qui doit donner Timmortaiité de rhistoh^e au nom de Bésika I
On pourrait faire un cours de paysage sans quitter le bord. Toutes ces côtes effleurées, toutes ces Ues, aperçues ou visitées, les golfes de l'Italie, les rochers de la Corse, les montagnes de la Sai daigne, les villes de Sicile, les dentelures de Gozzo et de Malte nous pré^ sentent leurs sites sévères bu gracieux et lem^ aspects changeants.
Tout le iponde a vanté la transparence bleue de ce cid sans nuage ; la mer a des nuances infinies. Sa palette
liquide étale une gaunue chromatique de couleurs fondues, depuis la turquoise pâle du golfe de Gênes et le
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saphir de Tunis jusqu'aux émeraudes légères et yeiuëes
d'or d'Alexaadiie et de Rosette. Quand ou approche des mers de la Grèce, les phénomènes de lumière prennent une mtensité et des caractères particuliers. Le aV'puscuie et l'aurore sont supprimés; le jour se préi^ipiie dans la nuit; la nuit dispai ait du ciel comme une tente qu'on roule. Les leyers de soleil, qui ne
durent qu'un instant, ont des splendeurs inouïes.
Une bande violelLe unit à rhorîzon la mer avec le cieL Des nuages l^ers, d'un lilasdair parle bas et plus foncé vers le li;iiU, sont répandus çà et là, comme des mouchetmes de tigre, sur une bande de lapislazuli ; puis le violet se teint en pourpre ; des touffes de roses semblent éclore çà et là dans le firmament; puis tout k coup» en deux bonds, le soleil » invisible jusque-là, franchit la ligne de rhorizon. On se rappelle les comparaisons des poëtes, et ce guerrier au casque d'or, dont les ûèches, qui sont des rayons, chassent au lom les nuages.
C'est le jour I
Ces souvenirs et ces spectacles occupent les longues heures de cahne monotone, pendant lesqudies le soleil fait le tour du bateau, nicsuiant les heures trop lentes au gnomon du capitaine. Trop heureux.de n'avoir & noter sur notre Journal, ni le sux>cco du midi ou la mousson du nord, ni la brise de mer, ni la houle . du large , ni cette troisième lame dont parlent les poêles et les marins, et qui perd les vaisseaux!
En attendant, de Marseille à Jaiîa, vingt échantB-
Ions de la race humaine ont passé sous vos yeux«
IN MEIL
LeJIbord du steamer est un diorama Tirant Tant que
vous longez les cètes d'Italie, les Français, les Anglais, les AUemauds, les Espagnols s'arrangent et se pusent en groupes pittoresques à tous les coins du bateau. A partir de la Sicile et de Malte , ce sont les Grecs et les Égyptiens qui dominent. Après Alexandrie et byra^ c'est le tour de l'Orient Le costume des Francs Levantins laisse flotter ses longs plis majestueux ; les Juiis se drapent dans leurs manteaux pei cés ; les Tm es, accroupis , fument le tcbibouk en bois de coco ; les Arabes étendent au soleil leurs membres souples et nus, pendant que les pèlerins qui revienueiU de la Mecque et ceux qui vont à J^salem échangent entre eux le titre sacré d'HADJi.
On se fait assez vite à la régularité de la vie à bord, et l'on est à peu prés accoutumé à son bateau... le jour
où on le quitte.
Ici, loin des hommes , entre deux immensités , tout prend un caractère de grandeur calme et de simplicité auguste. Je n'oublierai pas les scènes qui m'ont frappé dans celte traversée. — Voici une des plus belles : c'é* tait le dimanche 28 août, nous passions en vue des côtes de Tunis. Les prêtres de notre caravane et des Lazaristes du Mont-Liban qui nous accompagnaient, demandèrent à célébrer les mystères du culte ; c'était aussi le vnni de l'équipage: un vieux mnrin n'avait pas entendu la messe depuis vingt ans. On improvisa une chapeUe sur le pont Le pavillon national, les perles héraldiques (V Autriche, le drapeau rm^(* d'An^i^leterre, écartelé des ci uix de Saint>Geoi^es, de Saint-Patrick et
m PARIS A UFPA.
de Saini-Andrë , se relevaient en tentures autour du
sanctuaire. Deux uioi lns li il< s , cariatides de bronze vivant, posaient de cliaque côté leurs bra»* nus sur Fautel, soulevé de temps en temps par la vaste houle» respiration de la mer. Lus malelols, en grande tenue, s'échelonnaient pai* groupes le long du teuipie ilottant J*ai rarement vu une cérémonie plus simplement grande, une piété plus respectueuse et plus vraie. Au moment solennel oîl se consomme le sacriftce, une voix jeune, pure et fraîche , s*exhalant comme mi sou-
pir liarmoniea\ , clianla nos belles hymnes catholiques, et le pain des anges devenu le pain des voyageurs. Tous les fronts s'inciinërent; et pour qu^aucune poésie ne manqu;\t à celte scène touchante? et digiie d*un autre âge, une petite colombe d'Aûique, fatiguée d'un long vol, vint se poser dans nos cordages, étendant ses ailes bleues , comme la colombe mystique qu'on voit encore au-dessus du tabernacle de nos temples.
Nous étions, le lendemain, devant la rade d'Alexandrie, qui est le dernier port de relâche entre la France et la Syrie.
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AlesL«ii<lrie«
On Centre point en Égjrpte comme on veut : les
défiances réactionnaires d'Abbas-Pacha , si bien secondées, d'ailleurs, par la morne incurie de l'Orient, TOUS accttdDent tout d'abord à TarriTée, sans même attendre le débarquement
Alexandrie est défendue par des passes impraticables pour l'étranger; le ¥ice*roi n'a pas permis qne les hmées et les signaux d'usage indiquassent le dan* ger et la route.
On ne pénètre pas chez lui sans sa permission ; en cas de guerre , les écueils du mouillage seraient sa première défense.
Nous ayions quitté Matte depuis trois jours d^à , et nos malelûls nous prometlaient Alexandrie dans la nuit; nous résolûmes de passer cette nuit-là sur le pont: nous ne pouvions moins faire pour le souvenir de la reine Cléopâti e.
A deux beiu c s, nous arriyions en vue du poit. Le trop modeste fanal, qui a succédé à la septième mer-
tcillc du monde ^ élevée jadis dans la petite île de Pliaros» éclairait la mer de ses rellels rougeàties et un peu ternes. A une lieue devant nous, Alexandrie dormait h l'abri de ses blanches niui ailles, lia lune découpait son mince croissant sur le bleu tendre et clair d'un ciel sans nuages. On aperceyait vaguement , et dans luio sorte de pénombre incertaine, le donie des coupoles et la flèche des minarets. Autour du port, au-dessus des flots et au rayon de la lune , étincdait l'enceinte éclatante des palais et des maisons neuves. Deux heui es se passèrent dans cette contemplation ; puis, peu à peu, le ciel pâlît, les feux de Photos 8*étei* gnirent, une l>aiuie rose, s*étendant vers FOrient , indicjua la dernière ligne de Thorizon. Un coup de ca-^ non , parti du vaisseau amiral ^ annonça que le port venait d'être mis en libre pratique. Le pavillon Irançais fut arboré. Celui du foit nous rendit le salut, et un lëger nous accosta et mit à notre bord un pilote égyptien; nous entrions dans le royaume des Pharaons.
Notre pilote était un grand et fort gaillard d'une
quarantaine d'aimées: front large, nez épaté, lè\res saillantes, œil enfoncé sous le sourcil grisonnant, teint de bronze florentin. Le costume n'était pas moins ca-^ ractérisé: veste blanche, turban rouge, ceinture laine et argent, vaste culotte brune, dont les larges plis s'ar^ rétent aux genoux, jambes nues, chaussures de cuir jaune. Ce pilote monte lestement au banc de quart, et d un geste silencieux et précis indique la manœuvre à rhomme de la barre.
Déjà lions entrons dans le port. Nous fiayons îioUe route au milieu de miUe vaisseaux. Çà et là quelques nayires en quarantaine , isolés et immobiles au milieu de cette foule et de ce mouTement , ont arboré le drapeau jaune de la peste, qui les sépare du monde. A cent pas de noiis, le vaisseau andral, qui laisse flotter à sa poupe pavoisdc rétondard turc — Tétoile et le croissant — se livre à ses manœuvres matinales.
An coup de sifflet du maître d'ëquîpagc , les matelots, en veste blanche, s'élancent aux mftts et se perdient sur les vergues comme des troupes de mouettes. AU niilieu du bassin , un ponton démftté rappelle à Fesprit l'idée et l'image de quelque corbeau ^^igantesque à qui on auiait coupé les ailes. Sui* ce ponton , comme dans les casernes, comme à bord de ramlral, l'accompagnement de l'exercice sont un certain tambourin et une flûte aiguë , dont Taccord produit une musique assez semblable à la mélodie sur laquelle nous notons la danse des ours. Cette musique semble particulièrement sympathique à roreilie tm que.
Mais déjà L'Alexandre a gagné son mouillage. On jette l'ancre. Cent barques, détachées des quais, viennent nous accoster; des di^ôles de toutes nuances, de toutes couleurs et de toutes langues» se disputent, à coups de rames, riionncur de nous conduire à terre, lis sont à moitié nus : nous admirons leurs tailles bien prises et leurs membres vigoureux ; — ils conduisent avec une rare habileté leurs longues barques sans voiles.
Cependant le kaoass d'mi consul, le cimeterre au c6té , la canne de tambour-majdr à la main, écarte leâ
hk 1)£ PAUIb  JAff A.
importuns avec de formidables moulinets. Les battus se retirent et paraissent iort contents ; du moins ils ne se plaignent pas.
Le temps se passe pendant ces préparatifs de débarquement. Il est six heures : une église française carillonne VAngektsf une autre sonne sa messe, comme dans un village catholique. Alcxandi ic est le pays de la tolérance universelle : à côté de l église le minaret; la flèche du minaret égyptien ne s'élance pas avec la légèreté aérienne des mosquées de Constantinople ; sa blanche aiguille domine pourtant la ville tout entière. — Mais c'est l'heure de la prière des musulmans : le vieux muezzin monte à son balcon de pierre. On a eu soin de le choisir aveugle, pour que ses regards indiscrets ne s'arrêtent point sur les belles croyantes dévoilées, qui prennent le frais au sonraiet de leurs maisons.
Cette première prière, qui s'appelle *So6aA-iVama2;y^ peut se faire de sept heures à rnidi^
On en fait une seconde à midi ; une troisième quand le soleil est aux trois quarts de sa course; la quatrième quand il ne fait plus assez clair, dit le proTerbe arabe , pour que Ton puisse distinguer « un fll blanc d'un fil noir. » La dernière prière se fait dans la nuit.
Les musulmans, sur le bateau, accomplissent devant nous toutes les cérémonies de leurs rites. Ils se tournent d'abord vers la Mecque, élèvent les deux mains , posent le pouce sur la partie inférieure de l'oreille et récitent la prière préliminaire, le Tekbyr ; les deux mains passent ensuite sous la ceinture ; le front s'incUne, la téte et le corps prennent la position hori-