B E T H L É II E M
Un bloc de marbre blanc, creusé en forme de berceau, a remplacé la crèche de bois où la Sainte Vierge étendit sur la paille son divin Fils et qui fut plus tard transportée à Rome, dans la basilique de Sainte- Marie Majeure. Cette partie de la grotte n’étant pas assez élevée pour qu’on y puisse célébrer la messe, on a dressé en face et très-près de là un autel appelé l’autel des Mages ou des Trois Rois, en souvenir de ces princes de l’Orient qui vinrent avec leurs présents se prosterner, à cette place, devant le Maître du ciel et de la terre,, qui leur apparaissait sous les traits d’un faible et pauvre enfant à sa naissance et couché sur la paille d’une crèche, entre un âne et un bœuf. C’est là aussi qu’avant eux les bergers
Exemple d use maison ue i-eu.au avec sa ciièuue istérieuke.
s’étaient inclinés les premiers devant l’Agneau de Dieu dont l’avénement leur avait été annoncé par la voix des Anges. Cet autel et le lieu de la Crèche appartiennent aux Latins.
J’ai longuement, ailleurs, en décrivant avec plus de détails Bethléhem, dans ma Description de la Judée (t. 1er, p. 146 et suivantes), réfuté les objections que l’on oppose contre l’authenticité du sanctuaire où nous sommes en ce moment, et je crois inutile d’y revenir de nouveau. Cette authenticité, en effet, est attestée non-seulement, comme celle de plusieurs autres sanctuaires, par une suite non interrompue de témoignages dont il est impossible de retrouver la trace au delà du moyen âge, mais encore par des autorités beaucoup plus anciennes et tellement graves, que d’y refuser son adhésion,
NORD DE LA JUDÉE
c’est la refuser, en même temps, à ce qui paraît le mieux établi par la tradition et par 1 histoire.
Un autre témoin, également très-imposant, en faveur de la grotte de la Nativité, témoin toujours vivant, en quelque sorte, depuis le quatrième siècle, c’est la magnifique basilique, encore debout, construite par sainte Hélène et par Constantin sur cette crypte sacrée, à cause des grands souvenirs qu’elle rappelait. Avant de l’ériger, entre les années 327 et 333 après Jésus-Christ, tous deux avaient dû s’assurer de la légitimité de ces souvenirs, et un édifice si majestueux et si ancien porte lui-même dans sa date reculée et dans sa vieillesse vénérable l’une des preuves les plus éclatantes de la véracité de la tradition. Passons maintenant aux autres grottes qui avoisinent celle-ci et qui font partie de la même crypte, au moyen de corridors souterrains.
La première chapelle que l’on rencontre après celle de la Nativité est celle dite de Saint-Joseph. Suivant une tradition, saint Joseph, voyant que sa sainte et virginale Épouse était sur le point d’enfanter le Sauveur des hommes, se retira quelque temps dans cette grotte. Une autre tradition veut que, pour échapper aux recherches d’Hérode, il se soit réfugié dans cet asile avec la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus, et que ce soit là qu’un Ange lui ait apparu en songe, en lui ordonnant de fuir en Égypte.
De la chapelle de Saint-Joseph, on arrive immédiatement à celle des Saints-Innocents. On assigne une double raison à ce nom : la première, c’est qu’en cet endroit furent entassés et ensevelis les restes des innocentes victimes qui furent immolées alors par Hérode ; la seconde, c’est qu’en ce même lieu un certain nombre de ces enfants furent cachés par leurs mères, puis trouvés et massacrés par les satellites du tyran, et enfin réunis, après leur mort, dans un même tombeau. La procession des Révérends Pères Franciscains qui chaque jour, vers les quatre heures du soir, parcourt successivement les divers sanctuaires de cette crypte, en commençant par ceux que j’ai décrits et dans l’ordre même où je les ai mentionnés, s’arrête tour à tour devant chacun des autels qu’ils renferment. Des nuages d’encens, des prières et des chants graves et majestueux renouvellent ainsi sous ces voûtes souterraines le souvenir des mystères qui s’y sont accomplis ou des événements qu’elles rappellent. Les trois premiers sanctuaires sont à la fois les plus saints et les moins contestables, et sauf quelques détails plus ou moins légendaires qui sont venus s’ajouter à la tradition primitive, on doit, si l’on est chrétien, les vénérer avec un respect d’autant plus profond qu’aucun doute sérieux sur leur authenticité ne peut subsister dans un esprit impartial. Les deux autres, celui de Saint-Joseph et des Saints-Innocents, ne sont point entourés de preuves semblables. Néanmoins, quand même les faits dont on y rattache la mémoire ne s’y seraient point réellement passés, quoi de plus convenable toutefois que d’ honorer, près du berceau du Christ, saint Joseph, son père nourricier, et les nombreux enfants dont le sang fut versé par Hérode à l’ avènement du Messie naissant et devint ainsi la première semence des martyrs? Dans tous les cas, lorsque la procession est parvenue à cette dernière grotte, il est difficile de ne pas se sentir intérieurement ému au moment où, dans un pareil lieu, une troupe de jeunes enfants de chœur bethléhémites entonne cette belle hymne, l’une des plus touchantes parmi les chants de l’Église :
« Salut, fleurs des martyrs que, sur le seuil même de la lumière, le persécuteur du Christ a moissonnées, comme un tourbillon emporte les roses naissantes.
« O vous, premières victimes du Christ, tendre troupeau immolé pour lui, vous vous jouez innocemment, sous 1 autel même, avec des palmes et des couronnes. »
Du sanctuaire des Saints- Innocents, la procession se rend, en laissant à droite le tombeau de saint Eusèbe, puis à gauche ceux de sainte Paule, de sainte Eustochie et de saint Jérôme, à l’oratoire de ce
BETHLME M.
grand docteur. Située à l’extrémité septentrionale de la crypte, cette chapelle est entièrement creusée dans le roc. Un autel y a été érigé vers l’Orient. Au-dessus est un assez bon tableau à l’huile, où est figuré saint Jérôme tenant la Bible entre ses mains. On croit, en effet, d’après la tradition commune, que cet oratoire n’est que l’ancienne cellule où, pendant de longues années, ce Père de l’Église aurait vaqué, durant 1 été, à l’oraison, à l’étude des Saintes Écritures et à la traduction de la Bible.
De l’oratoire de saint Jérôme, la procession, en revenant sur ses pas, s’arrête successivement devant quatre tombeaux : le premier est celui de saint Jérôme lui-même. Ce grand homme vécut plus de cinquante ans à Bethléhem, non loin de la crèche du Sauveur, occupé à la fois, dans sa retraite, aux œuvres de la pénitence et de sa propre sanctification, et à l’édification de l’Église entière, qui le regardait comme une de ses lumières et l’ un de ses plus fermes soutiens. Consulté de toutes parts, il était,
Giiamp des Pasteurs, vu de Betuléuëm. — Dans le lointain, à l'est, montagnes de Moab.
du fond de sa cellule, l’un des oracles de la chrétienté, soit qu’il fallût confondre les hérétiques, soit qu’on eût recours à sa science profonde pour l’interprétation des Saintes Écritures. C’est là aussi qu’il s’éteignit de vieillesse, à l’âge de quatre-vingt-huit ans. II voulut être enterré près de la Crèche, et son corps fut déposé dans un caveau pratiqué dans le roc, à quelque distance au sud de l’oratoire qui porte son nom. On sait que ses restes furent ensuite transportés à Rome, où on les vénère encore aujourd’hui dans la basilique de Sainte-Marie Majeure.
Dans la même chapelle sépulcrale, vis-à-vis de l’autel qui remplace le tombeau vide de saint Jérôme, c’est-à-dire vers l’est, cet autel regardant l’ouest, est le tombeau commun de sainte Paule et de sainte Eustocliie. Leurs cendres n’y reposent plus maintenant. Sainte Paule était une femme de la première noblesse romaine, qui avait renoncé à l’opulent éclat de sa position et à toules les splendeurs de la capitale du monde, pour embrasser une vie de sacrifices, d’humilité et d’abnégation près de la crèche du Sauveur. Arrivée en Palestine, elle commença d’abord par vénérer avec respect, accompagnée de sa fille Eustocliie, la plupart des lieux qu’avait consacrés jadis la présence du Christ; puis elle se fixa pour toujours à Bethléhem, et y fonda un monastère d’hommes et trois de femmes. A son lit de mort, elle fut entourée d’une foule considérable d’évêques, de prêtres, de lévites, de religieux et de religieuses, venus de tous les points de la Palestine pour être témoins de ses derniers moments et assister à ses funérailles.
Eustocliie, imitatrice de ses vertus, vécut encore quinze ans après elle, dirigeant le monastère de femmes que sa mère avait fondé; quand elle mourut elle-même, on la réunit dans le même tom-
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beau à celle qu’elle avait si tendrement aimée et dont elle avait été inséparable pendant sa vie.
Après s’être arrêtée devant l’autel et le tombeau de sainte Paule et de sainte Eustochie, la procession, en continuant à revenir sur ses pas, fait une dernière balte devant le tombeau d Eusèbe de Crémone. L’autel dédié à ce pieux disciple de saint Jérôme ne renferme plus ses reliques. Eusèbe, originaire de Crémone, quitta sa patrie pour venir en Palestine se placer sous la juridiction spirituelle de saint Jérôme; il fit bientôt sous cet éminent docteur de tels progrès dans la science et dans la vertu, (jue celui-ci le nomma abbé d’un monastère de Bethléhem. Il ne survécut <jue deux ans à son maître et mourut en odeur de sainteté; on l’enterra non loin de saint Jérôme.
J’ai terminé l’examen succinct de la crypte de la basilique; il me reste, avant de quitter ce beau monument, à dire quelques mots sur l’époque probable de sa fondation.
Suivant plusieurs archéologues, les nefs seules seraient antiques; l’ancien chœur, trouvé insuffisant, aurait été renversé sous Justinien et remplacé par celui qui existe encore aujourd’hui; suivant d’autres, le monument primitif aurait disparu en entier, et la basilique actuelle serait l’œuvre de Justinien, moins, bien entendu, le toit de charpente qui a été refait plusieurs fois, et quelques portions des murs extérieurs qui ont été restaurés, et moins aussi la décoration mosaïcale, dont il ne subsiste plus qu’un certain nombre de débris et qui date seulement de l’époque franque.
Contrairement au premier de ces deux systèmes, M. de Vogüé (Eglises de la Terre sainte, p. 54) lait remarquer que l’unité de plan et l’harmonie de cette église semblent prouver l’unité de conception et d’exécution, et repousser l’opinion qui voudrait y voir l’œuvre de deux époques différentes, et qu’en outre la présence, sous la plus grande moitié du chœur, de la crypte pour laquelle l’église a été construite, démontre, si l’on admet l’antiquité de la nef, que le chœur primitif 11e devait pas beaucoup différer du chœur actuel.
Le second système ne paraît pas plus plausible à ce savant archéologue, parce qu’il trouve de notables différences entre l’Eglise de Bethléhem et les autres œuvres de Justinien. Il en conclut donc que ce monument, qui semble avoir été bâti d’un seul jet, est tout entier l’ouvrage de Constantin, que nous savons avoir élevé une basilique au-dessus de la grotte de la Nativité.
Pour moi, j’incline volontiers à penser avec M. l’abbé Michon que la basilique primitive n’avait qu’une abside à l’orient, et que par conséquent les deux absides du transept sont une adjonction de Justinien.
Trois couvents sont contigus à ce monument. Le couvent latin longe vers le nord la basilique dans toute l’étendue de son aile septentrionale, et passe pour tenir la place de l’un de ceux qu’avait bâtis sainte Paule. 11 est divisé en deux compartiments distincts, l’un réservé aux moines, l’autre affecté aux pèlerins étrangers. Une des salles a été convertie en école pour les jeunes garçons catholiques; elle renferme cent vingt enfants et quelquefois davantage, et est tenue par un maître arabe, sous la direction d’un Père.
En dehors du couvent et dans l’intérieur de la ville, est une école de filles dirigée par des Sœurs françaises de Saint-Joseph ; ces religieuses soignent en même temps les malades. Leur dévouement les a rendues chères à la population, et. même aux schismatiques et aux musulmans.
L’église qui sert de paroisse catholique est contenue dans le monastère et dédiée à sainte Catherine. On l’agrandit en ce moment. C’est dans le chœur de cette chapelle qu’officient les Franciscains, depuis qu’ils ont été dépossédés de la basilique par les intrigues des Grecs et des Arméniens.
Le couvent grec borde au sud cette même basilique. Les moines qui l’habitent sont en petit nombre et placés sous la juridiction d’un évêque qui est l’un des suffragants du patriarche grec de Jérusalem.
BETHLÉH EM.
Le couvent arménien fait suite au couvent grec. A Noël et à l’époque de Pâques, tous deux regorgent de pèlerins appartenant à leur rite. A chacun est annexée une école pour les jeunes garçons.
Ce qu’on appelle l’école de Saint-Jérôme est une grande salle voûtée qui dépend du couvent des Arméniens. Cette salle, dont les murs, sinon les voûtes, peuvent effectivement remonter à une époque très-ancienne, a beaucoup souffert du temps, mais principalement des hommes. Étrangement défigui ée depuis de longues années, elle a été coupée vers le milieu de sa hauteur par un plancher, de manière à en faire deux salles distinctes, l’une inférieure, l’autre supérieure, et les six belles colonnes qui l’ornaient ont disparu, engagées et cachées qu’elles sont dans de lourds piliers. Appartenait-elle
Grotte du Lait, près de Bethléhem.
à l’un des couvents fondés par sainte Paule autour de la basilique? Renfermait-elle la bibliothèque de saint Jérôme? Était-ce là aussi qu’il recevait les nombreux étrangers qui venaient le consulter? La chose est possible; mais les renseignements que nous avons sont trop vagues, et d’une date relativement trop moderne, pour que l’on puisse rien affirmer de certain à ce sujet.
Indépendamment de l’école latine établie et entretenue depuis longtemps par les Franciscains le chanoine Belloni, autrefois professeur d’ Écriture sainte au séminaire de Beït-Djalla, a créé à Bethléhem un orphelinat digne d’être signalé ici, et appelé la Sainte-Famille. Sans autres ressources que son inépuisable dévouement et les dons de la charité privée et publique, il est parvenu à fonder sur des bases solides un établissement modèle, où deux cents élèves, parmi lesquels soixante sont internes reçoivent chaque jour le double bienfait d’une éducation chrétienne et d’une instruction suffisante pour leur permettre à tous de pourvoir eux-mêmes plus tard à leurs besoins. Je dois mentionner pareillement, dans cette petite ville, deux nouveaux couvents français qui achèvent de s’élever en
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ce moment, grâce à la munificence d’une noble chrétienne de Pau, mademoiselle de Saint Criq d’Artigau; l’un est habité par des Carmélites, l’autre, par des missionnaires du Sacré-Cœur de Bétharam.
A trois cents pas environ à Lest-sud-est delà basilique de la Nativité se trouve, sur une colline, une grotte vulgairement appelée grotte du Lait. On y descend par un escalier de treize degrés. Creusée tout entière dans un tuf blanchâtre et friable, elle affecte une forme peu régulière, et mesure en moyenne six pas de long sur quatre de large. Le plafond en est soutenu par sept colonnes ou tronçons de colonnes. Vers le milieu est un autel des plus simples qui regarde 1 orient. Toutes les femmes du pays, musulmanes aussi bien que chrétiennes, ont une grande vénération pour ce sanctuaire. Elles y viennent prier quand, étant nourrices, elles s’aperçoivent que le lait commence à leur manquer, et, grattant la roche qui est très-tendre, elles en détachent facilement des parcelles, qu elles emportent précieusement, afin de les réduire ensuite en poudre et d’en prendre dans leurs aliments. Elles espèrent, par ce moyen, ou rendre leur lait plus abondant, si elles en ont déjà, ou même le recouvrer, si elles l’ont perdu. C’est une croyance généralement répandue parmi elles, et qu’une foule de pèlerins ont depuis longtemps signalée. La vertu singulière attribuée aux parois de cette grotte proviendrait, suivant les uns, de ce que la Sainte Vierge aurait passé une nuit en cet endroit avec l’Enfant Jésus, lors de sa fuite en Égypte. Suivant les autres, le saisissement éprouvé par la Mère du Messie, en apprenant les menaces d’Hérode, aurait tari son lait, et elle l’aurait recouvré en se retirant dans cette grotte, au fond de laquelle elle se croyait plus en sûreté que dans l’étable où elle avait mis au monde son divin Fils. Réfugiée dans cet asile, et désolée de ne plus pouvoir nourrir son enfant, elle aurait imploré le Tout-Puissant, et aussitôt elle aurait senti son lait lui revenir avec une telle abondance, que quelques gouttes seraient tombées à terre. De là, dit-on, la blancheur de la roche; de là, la propriété particulière qu’elle a, réduite en poudre, d’être un remède efficace contre la diminution et même la disparition du lait chez les femmes devenues mères. Je n’insiste pas davantage sur ces traditions. Naïves et poétiques productions de la piété et. de l’imagination populaires, elles doivent être appréciées comme telles, sans prétendre s’imposer comme des faits à la croyance publique.
En continuant à s’avancer vers le sud-est, quelques minutes au delà de la grotte du Lait, on rencontre, sur la pente orientale de la même colline, au milieu d’un bouquet d’oliviers, les traces d'une ancienne chapelle presque entièrement détruite et qui aurait été érigée sur une maison possédée jadis en cet endroit par saint Joseph.
Sept minutes à l’ouest-nord-ouest de Bethléhem, à quelques pas de la route qui mène à Jérusalem, trois citernes appelées Biar Daoud (les puits de David) passent pour remonter jusqu’à l’époque de ce prince. D’après une ancienne tradition, on croit et l’on répète dans le pays que l’une de ces citernes est celle dont il est question dans le passage suivant du deuxième livre des Rois (ch. xxm, f 13-17) :
(f 13. Auparavant, les trois qui étaient les premiers entre les trente étaient venus trouver David dans la caverne d’Odollam. C’était au temps de la moisson, et les Philistins étaient campés dans la vallée des Géants (ou des Raphaïm).
« 14. David était dans sa forteresse, et un poste de Philistins était à Bethléhem.
« 15. Et David fit ce souhait et dit : « Ah ! si quelqu’un me donnait à boire de l’eau de la citerne « qui est à Bethléhem, auprès de la porte ! »
« 16. Alors ces trois vaillants hommes passèrent au travers du camp des Philistins, et puisèrent de l’eau dans la citerne de Bethléhem qui est auprès de la porte, et l’apportèrent à David. Mais il n’en voulut pas boire, et il l’offrit au Seigneur.