‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 26 sur 100 · JARDINS DE SALOMON · texte numérisé non relu

JARDINS DE SALOMON

A trois kilomètres environ au sud-sud-ouest de Bethléhem, s’étendent de beaux jardins dans une vallée oblongue appelée Oued-Ourthas, qu’enferment deux chaînes de collines parallèles, et où s’épanouit, grâce à une irrigation fréquente, une végétation luxuriante. Des orangers, des citronniers, des grenadiers, des amandiers, auxquels se mêlent des figuiers et des poiriers, y marient ensemble leur teuillage, leurs parfums et leurs fruits. Chaque jour une eau murmurante ruisselle autour de leurs troncs, et répand partout la fertilité et la vie. Diverses espèces de légumes, dont quelques-unes importées d’Europe depuis une trentaine d’années, y sont même de la plus belle venue. Rien ne leur manque, en effet, ni la fertilité du sol, ni l’alliance féconde de la chaleur et de l’humidité. Vers 1 extrémité sud-ouest de ces gracieux vergers, auxquels 1 aridité des hauteurs qui les encadrent ajoute un charme tout particulier, sont recueillies, dans un grand bassin actuellement très-dégradé, les eaux de l’Aïn-Ourthas. Cette source, que les plus grandes sécheresses ne tarissent jamais, dérive probable-

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