RUINES DE KH AR ITOU N
A deux kilomètres au sud du mont des Francs, on rencontre, à l’entrée d’une âpre et profonde vallée, les ruines aujourd’hui confuses d’un ancien monastère appelé Deir Kharitoun (monastère de Saint-Ckariton). Il avait été fondé par un saint anachorète nommé Chariton, qui vivait dans le courant du quatrième siècle de notre ère et qui créa plusieurs laures dans les environs de Jérusalem, de Jéricho et de Tliekoa. La laure que ce religieux éleva à l’est de Thekoa, à l’endroit qui garde encore maintenant son nom, s’appelait V ancienne laure, pour la distinguer d’un autre monastère peu éloigné, ou la nouvelle laure, qui fut établi plus tard au sud de Thekoa par quelques moines sortis de Saint-Saba, dont ils trouvaient la règle trop austère, et qu’avait refusé de recevoir saint Aquilin, qui dirigeait alors l’ancienne laure. Après avoir vécu quelque temps dans ce dernier monastère, fondé par lui, saint Chariton découvrit dans le voisinage une vaste grotte où il se retira, afin de s’y consacrer tout entier au silence, à la prière et à la méditation. Cette grotte, désignée encore aujourd’hui sous le nom de Merharet Kharitoun (caverne de Chariton), surplombe vers l’est d’affreux précipices, et l’on n’y pénètre qu’avec difficulté. Elle renferme plusieurs salles plongées dans l’obscurité la plus profonde et où il faut s’aventurer avec prudence, muni d’une torche ou d’une bougie. En certains endroits, on est