‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 39 sur 100 · MONTAGNE 1)E LA QUARANTAINE · texte numérisé non relu

MONTAGNE 1)E LA QUARANTAINE

Si Ion quitte la source d’Elisée pour se diriger vers le nord-ouest, on rencontre bientôt les ruines d’ un aqueduc et de moulins à sucre. Ces constructions, bâties en pierres de moyenne dimension, sont voûtées en ogive; peut-être remontent-elles à une époque antérieure à l’arrivée des croisés en Palestine et sont-elles d’origine musulmane; dans tous les cas, elles ne paraissent pas postérieures à l’époque des Croisades, époque pendant laquelle nous savons que la canne à sucre était très-cultivée dans certaines parties de la Palestine, notamment dans les plaines qui avoisinent le Jourdain. En poursuivant sa route par une montée peu continue, on traverse un canal où coule une eau abondante provenant de l’Ain ed-Douk, qui autrefois mettait en mouvement les meules des moulins que je viens de mentionner; puis, au bout de vingt-cinq minutes de marche, à partir de la source d’Élisée, on parvient au pied de la montagne de la Quarantaine. Elle est percée, jusqu’à une très-grande hauteur et à différents étages, de nombreuses grottes, habitées jadis par de pieux anachorètes. Il est actuellement trèsdifficile et souvent dangereux de les atteindre, parce que les degrés pratiqués de distance en distance sur les flancs escarpés de la montagne sont ou brisés ou en très-mauvais état, et le moindre faux pas pourrait exposer celui qui s’aventure à les gravir à tomber dans d’effroyables précipices. Plusieurs de ces grottes ont été autrefois transformées en chapelles, comme le témoignent d’anciennes

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