GIBEAH DE SAÜL — ANATHOTH R AM AH DE BENJAMIN
Quinze cents mètres au nord-est de Chafath, une colline isolée porle aujourd’hui le nom de I cil el-Foul (la colline des Fèves). Elle est cultivée d’étage en étage. Sur la plate-forme supérieure, on
remarque les restes d’une ancienne tour rectangulaire. Au nord et au bas de ce monticule, s’étendent le long de la route conduisant de Jérusalem à INaplouse, pendant l’espace de plusieurs centaines de mètres, des ruines assez indistinctes, au milieu desquelles on observe quelques gros blocs et des citernes creusées dans le roc. Elles appartiennent à la même localité antique dont la colline était l’acropole naturelle, que l’art avait ensuite fortifiée. Comment s’appelait jadis celte localité? La dénomination purement arabe qu’elle porte maintenant ne nous met nullement sur la voie de celle qu’elle portait autrefois. Mais Robinson a prouvé par des arguments qui me paraissent décisifs, qu’il faut reconnaître en cet endroit l’ancienne Gibeah de Benjamin.
Le livre de Josué mentionne pour la première fois cette ville parmi celles de cette dernière tribu. Plus tard, sous les Juges, elle acquit une triste célébrité par l’outrage indigne que plusieurs de scs