‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 59 sur 100 · TOMBEAU DE JOSEPH · texte numérisé non relu

TOMBEAU DE JOSEPH

côté, pai un mihrab, au-clcssus duquel on remarque une inscription en caractères hébraïques. Aux deux extrémités du tombeau est une petite colonne tronquée dont la partie supérieure a été creusée, pour que 1 on puisse y brûler de l’encens et d’autres parfums. Que faut-il penser de ce sanctuaire, appelé Oualy A eby-Y ousef? Il a été, sans doute, plusieurs fois rebâti, et dans sa forme actuelle il ne présente aucun caractère antique. Il en est de même du sarcophage qui, dit-on, renferme les cendres du fils de Jacob. Cette tombe ressemble à celles que les musulmans élèvent en l’honneur de leurs santons et n est certainement pas judaïque. Mais la place qu’elle occupe recouvre peut-être le caveau funéraire où avaient été déposés les ossements de Joseph. Nous lisons, en effet, dans la Bible que

Puits de Jacob, au pif.d du Garizim.

L’ouverture du puits se trouve dans une espèce de caveau voûté au-dessous de la surface du sol.

les restes de ce patriarche furent rapportés d’Égypte par les Israélites et ensevelis à Sichem, dans le champ acheté jadis par Jacob et laissé en héritage aux fils de Joseph. Le voisinage du puits de Jacob, dont l’authenticité ne peut guère être révoquée en doute, prouve, je crois, d’une manière très-plausible que P oualy en question est situé, selon toute apparence, dans le champ même acheté par ce patriarche. La tradition d’une pareille sépulture a dû se conserver fidèlement parmi les Juifs, et par ceux-ci être transmise aux Samaritains, qui, bien que d’origine étrangère, trouvaient souvent utile à leur cause de se faire passer pour descendants de Joseph.

Quelques minutes au delà du puits de Jacob, vers P ouest-nord-ouest, on rencontre un petit village, appelé Balathah, où coule une source abondante qui fertilise des jardins et qui sort d’un canal antique. Plus à l’ouest, une autre source porte le nom d’Aïn-Dafneh ; elle avoisine une caserne turque, et son

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