‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 60 sur 100 · S AM A RI E · texte numérisé non relu

S AM A RI E

nom grec paraît contemporain de celui de Néapolis. En continuant à s’avancer dans la meme direction, on laisse bientôt à sa gauche un sanctuaire musulman, appelé Aouliet el-Amoud, et qui contient sous' plusieurs petites coupoles les tombeaux de différents personnages sur lesquels les traditions varient. Alentour croissent de vieux oliviers sur les dernières pentes septentrionales du Garizim et au bas d’un enfoncement en forme de vaste théâtre que l’on observe ici sur les flancs de ce mont. A cet

Tombeau de Joseph.

enfoncement en répond un autre semblable et parallèle vers le nord dans les flancs méridionaux de l’Ebal. Ces deux sortes d’immenses théâtres tournés l’un vers l’autre, et séparés par la vallée qui s’interpose entre les deux montagnes sur les pentes desquelles la nature les a creusés, portent à penser que là est l’emplacemeut probable de la grande solennité qui fut célébrée par les Hébreux près de Sicbera, après le passage du Jourdain et la prise d'Aï, et qui est racontée de la mauière suivante dans le livre de Josué :

« 33. Tout le peuple et les anciens, les officiers et les juges étaient debout des deux côtés de l’arche devant les prêtres qui portaient l’arclie d’alliance du Seigneur; les étrangers y étant en leur rang comme ceux du peuple. La moitié était près du mont Garizim, et l’autre moitié près du mont Ebal, selon que Moïse, serviteur du Seigneur, l’avait ordonné. Josué bénit premièrement le peuple d’Israël.

« 34. Et ensuite il lut toutes les paroles de bénédiction et de malédiction, et tout ce qui était écrit dans le livre de la loi. » (Josué, ch. vm, if 33-34.)

La ville de Naplouse, où l’on pénètre bientôt après, en traversant un vieux bois d’oliviers, s’appelle en arabe Nablous, nom que les voyageurs européens prononcent Naplouse, en rectifiant, conformément à l’étymologie du mot grec NsaTOÀiç, la prononciation des Arabes, qui manquent de la lettre p

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