SAN OU R, JADIS BÉTHULIE
Au moyen âge, on a quelquefois donné le nom de Béthulie à la montagne des Francs, jadis Hérodium ; mais cette montagne, située au sud de Jérusalem, ne s’adapte en aucune manière aux diverses circonstances mentionnées dans le livre de Judith et desquelles il résulte que Béthulie était dans le voisinage de Dothaïm et de la plaine d’Esdrelon. Il ne faut pas davantage, comme on l’a fait aussi, reconnaître dans Safed la patrie de l'héroïne juive, Safed étant très-éloigné au nord de la plaine d’Esdrelon, tandis que Béthulie devait être au sud de cette même plaine.
saient dans la contrée montagneuse de la Samarie. Or Dothaïm est incontestablement Tell-Douthan , situé à quelques kilomètres au nord de Sanour et à une heure de marche au sud de la plaine d’Esdrelou. L armée d Holopherne, après avoir traversé cette plaine, devait nécessairement passer au pied de la haute colline de Sanour, qui, dans l’antiquité comme dans les temps modernes, n’a pas dû manquer d’être fortifiée.
DOTHAIM
Ija ville de Dothaim est signalée pour la première fois dans la Bible à l’occasion de la tournée accomplie par Joseph à la recherche de scs frères, et de la vente qu’ils firent de lui dans cette localité à des marchands ismaélites. Dans le quatrième livre des Rois, nous lisons que le prophète Élisée était à Dothaim lorsque Ben-Hadad, roi de Syrie, alors en guerre avec le royaume d’Israël, envoya de nuit des troupes pour s’emparer de ce prophète, qui éventait ses desseins les plus secrets.
De deux passages du livre de Judith, il résulte que cette ville était au sud et dans le voisinage de la
Tell-Doüthan, jadis Dothaim.
plaine d’Esdrelon, position qui s’accorde parfaitement avec celle de Tell-Douthcni ou colline de Doutlian dont le nom d’ailleurs reproduit fidèlement celui de Dothaim, forme duclle de Dothan, et qui signifie les deux puits, les deux citernes. Elle est, du reste, entièremént détruite depuis longtemps, et la charrue a bien souvent passé sur l’emplacement qu’elle occupait. Les pentes et le sommet du monticule où elle s’élevait sont seulement jonchés de matériaux divers et d’innombrables fragments de poterie, uniques vestiges d’anciennes constructions renversées. Çà et là, au milieu de champs de dourah, croissent quelques caroubiers, et un bouquet de térébinthes avoisine un oualy à moitié démoli. Au bas du tell, on observe encore deux puits, dont l’un est antique et dont le second est, il est vrai moderne, mais a pu succéder à un autre plus ancien, circonstance qui justifie même maintenant le nom que portait jadis cet endroit.
BASSE GALILÉE
nombre de grecs schismatiques, couvre les pentes douces d’une colline qui se relie à d’autres un peu plus élevées. Des deux mosquées qu’on y observe, l’une est relativement assez grande et est surmontée d’un minaret; la seconde avoisine une source abondante dont les eaux sont recueillies dans un réservoir. Une quinzaine de petites boutiques forment ce que l’on appelle le souk ou marché. Les vestiges d’une puissante construction passent pour être ceux d’un kalah ou château. En dehors de la ville sont deux cimetières. Les collines qui se montrent vers l’est sont percées de nombreuses cavernes creusées dans le roc; les unes sont d’anciennes carrières; les autres ont dû servir de tombeaux; plusieurs sont maintenant employées comme étables pour les troupeaux.
Djenin, à cause de son nom, de sa position, de sa source abondante et de ses beaux jardins, est regardée généralement comme l’ancienne En-Gannim (la source des Jardins), en latin Engannim,