‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 74 sur 100 · EN-GANNIM — PLAINE D’ESDRELON · texte numérisé non relu

EN-GANNIM — PLAINE D’ESDRELON

Djenin est la première ville que l’on rencontre lorsque, débouchant des défilés de Samarie, on commence à entrer dans l’immense plaine d’Esdrelon, qui faisait partie de la Galilée. Cette ville, dont la population est au moins de deux mille habitants, presque tous musulmans, à l’exception d’un petit

BASSE GALILÉE

mentionnée dans le livre de Josué au nombre des villes de la tribu d’Issachar. Elle fut allouée, comme cité de refuge, aux lévites de la famille de Gerson. C’est la même localité très-probablement qui est citée dans le quatrième livre des Bois (ch. ix), sous le nom de Betli hag-Gan (maison du Jardin), en latin Dormis hovti, à propos de la fuite cl’Ocbozias, roi de Juda, poursuivi par Jéhu.

Josèphe nous parle du bourg de Ginæa comme étant sur les limites de la Samarie et de la Grande- Plaine, c’est-à-dire de la plaine d’Esdrelon. La position de Djenin répond parfaitement à celle de ce bourg, et tout porte à croire qu’il faut également l’identifier avec En-Gannim et Belh hag-Gan.

Dans le Nouveau Testament, En-Gannim n’est mentionnée nulle part; mais il est certain que Notre- Seigneur dut traverser plusieurs fois cet endroit, en allant de Judée en Galilée à travers la Samarie, et réciproquement. D’après une ancienne tradition très-accréditée, ce serait là que le Sauveur auiail guéri les dix lépreux dont il est question dans saint Luc (ch. xvii).

La grande plaine qui s’étend au nord de Djenin est connue aujourd hui parmi les Arabes sous le

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