‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 81 sur 100 · CANA · texte numérisé non relu

CANA

D’El-Mechhed à Kefr-Kenna, la distance est à peine de deux kilomètres, vers le nord-est.

Ce dernier village renferme trois cents Grecs schismatiques et autant de musulmans. Il n’occupe qu’une faible partie de l’emplacement que couvrait la bourgade antique à laquelle il a succédé. Celle-ci s’étendait sur les pentes et sur le sommet d’une colline dont les terrasses successives, qui s étendent

Fontaine de Kefr-Kenna, la Cana évangei.iqde.

jusqu’au village actuel, sont depuis longtemps bouleversées par la charrue et livrées à la culture. On y remarque de nombreuses citernes et des caveaux pratiqués dans le roc. Sur la plate-forme supérieure de la colline, les arasements d’une construction rectangulaire sont probablement ceux d’une ancienne tour de défense, qu’avoisinent plusieurs tombeaux antiques. Au bas de cette éminence, les ruines d’une vieille mosquée méritent une attention particulière; car cet édifice, avant d’être consacré au culte musulman, avait d’abord été une église érigée, dit-on, sur l’emplacement de la maison où Notre- Seigneur avait accompli son premier miracle en Galilée. Il y a quelques années, les Pères Franciscains de Nazareth, ayant obtenu la permission de relever ce sanctuaire, découvrirent, en déblayant le sol,

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