‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 91 sur 100 · K E FR- B ER AM · texte numérisé non relu

K E FR- B ER AM

rosace; à la partie inférieure, on remarque sur un listel une inscription hébraïque qui en occupe, en une seule ligne, toute la longueur.

M. Renan, qui l’a étudiée avec soin en 1860, la traduit ainsi :

« Sit pax in loco hoc et in omnibus locis Israël. José levita, filins Levi, fecit superliminare hoc. V eniat benedictio in opéra ejus. »

Ruines d'une ancienne synagogue a Kefr-Beram.

« Que la paix règne en ce lieu et dans tous les lieux d’Israël. José, lévite, fils de Lévi, a fait ce linteau. Que la bénédiction soit sur ses travaux! »

On remarque près de Kefr-Beram, le Kefar-Baram des anciens itinéraires juifs de Carmoly, plusieurs tombeaux creusés dans le roc qui étaient autrefois le but de pieux pèlerinages de la part des fils d’Israël qui venaient visiter la Palestine. Aujourd’hui ils sont vides, sans honneur et sans nom. Deux d’entre eux avoisinent les débris de cette dernière synagogue. L’un renferme trois caveaux voûtés, sous chacun desquels il y avait place pour deux corps. L’autre a été transformé plus tard en citerne.

tiers d’une belle colline, jadis tout entière couverte d’habitations et environnée d’un mur d’enceinte construit en pierres de taille, dont quelques arasements seuls sont actuellement çà et là visibles. Les maisons du village renferment presque toutes des fragments antiques provenant d’édifices renversés. Dans l’une, entre autres, on me montre, sur une colonne, une tête sculptée représentant la figure du soleil avec une couronne de rayons. A quelque distance de là, je remarque l’emplacement d’un ancien temple qui avait été bâti en pierres de taille et que décoraient des colonnes monolithes. Ailleurs, les vestiges d’autres monuments analogues attirent également mon attention. Des figuiers, des plantations de tabac, des herbes épineuses et des tombeaux musulmans ont, en plusieurs endroits, envahi l’espace occupé autrefois par des habitations. Cette colline s’abaisse graduellement et par terrasses successives vers le sud-est. Là, après une dépression du terrain, s’allonge, vers le sud, une seconde colline moins

KEDECH DE N E P H T H A L I

haute que la precedente et où les habitants du village ont placé leurs aires. A l’extrémité septentrionale de cette deuxième colline, on observe les restes d’un édifice et deux magnifiques cuves de sarcophages, dont 1 une était bisome et dont les énormes couvercles à acrotères qui les fermaient gisent à côté. Ces deux collines contiguës l’une à l’autre et qui, vers l’est, présentent la forme d’un demi-cercle

elliptique, servaient autrefois d’assiette à une ville considérable et agréablement située sur les pentes orientales et sur le plateau de cette double hauteur. Les maisons et les édifices publics s’élevaient ainsi par différents étages sur leurs flancs, qu’avait régularisés la main de l’homme en les disposant en terrasses.

Au bas, vers l’est, et à peu près au point de jonction des deux collines, coule une source abondante.

Plus à l’est encore, on rencontre trois sarcophages aux deux tiers enfouis dans le sol, les traces d’un

Ruines d’un temple a Kedech de Nephthali.

HAUTE GALILÉE

édifice renversé, et au delà les beaux débris d’un second édifice carré qui mesurait dix mètres sur chaque face. Toute la partie supérieure en est détruite. Il avait été bâti avec de superbes blocs calcaires reposant sans ciment les uns au-dessus des autres. On y pénètre par le sud, au moyen d’une jolie porte ornée de moulures à crossettes, qui occupe le centre de la façade méridionale. Au dedans, cet édifice renfermait, sous quatre arcades cintrées, encore debout, onze grandes niches rectangulaires qui devaient contenir chacune un sarcophage. Ce monument est donc un ancien mausolée ayant appartenu à une riche et puissante famille aujourd’hui oubliée, aucune inscription ne nous en révélant le nom.

Quatre-vingts pas plus à l’est, on voit les restes d’un autre mausolée, très-digne pareillement d’attention, et plus loin encore dans la même direction, ceux d’un temple païen. Il était précédé, vers l’est, d’un portique soutenu sur des colonnes corinthiennes, qui jonchent de ce côté le sol de leurs fûts et de leurs chapiteaux mutilés. Trois portes rectangulaires, ouvertes sur la façade orientale, donnaient entrée dans l’intérieur de la cella, qui mesure dix-neuf mètres de long sur seize de large, et au milieu de laquelle plusieurs arbres ont pris racine. Cette façade, encore en partie debout, mais dont beaucoup de blocs sont déplacés, comme s’ils avaient subi le contre-coup d’un violent tremblement de terre, présente aux regards une belle teinte dorée qui provient de ce que, depuis de longs siècles, cette partie du monument est chaque jour frappée et colorée par les feux horizontaux du soleil levant. La porte centrale était formée de deux grands jambages monolithes surmontés d’un linteau également monolithe. L’un de ces jambages est encore debout; il est orné d’élégantes sculptures. L autre montant manque. Quant à l’architrave qui les couronnait, elle gît à terre, à moitié brisée. L’une de ses faces, ou face antérieure, est ornée de rosaces, de fleurs, de grappes de raisin, et au milieu, d’une biche dont la tête est mutilée. Une autre face, celle qui devait être le soffite, a pour décoration principale deux belles rosaces, placées à droite et à gauche d’un oiseau aux ailes déployées, qui était probablement un aigle.

Les deux portes latérales, beaucoup plus basses que celle-ci, sont presque intactes. Des moulures à crossettes y sont finement exécutées. Sur le linteau de l’une d’entre elles, on observe entre deux rosaces un aigle aux ailes étendues. Les murs latéraux du temple, aux trois quarts renversés aujourd’hui, portaient en retraite sur un soubassement très-gracieux. La façade occidentale est presque entièrement détruite.

Kades est l’ancienne Kedech, en latin Cédés ; on l’appelait Kedech en Galilée , en hébreu Kedech ba-Galil, pour la distinguer d’autres villes du même nom situées ailleurs. La Bible la désigne également sous la dénomination de Kedech-Nephthali .

Elle est signalée, en effet, dans le livre de Josué, parmi les villes fortes de cette tribu. Son roi fut l’un des princes chananéens qui furent défaits par Josué. Après la conquête du pays de Chanaan par les Hébreux, elle devint l’une des villes de refuge. Kedech fut plus tard la patrie de Barak, qui vainquit, dans la grande plaine située au pied du Thabor, l’un des descendants de Jabin, roi de Hazor. Il rassembla dans cette ville dix mille hommes de la tribu de Nephthali et de celle de Zabulon, avec lesquels il marcha vers le mont Thabor, accompagné de la prophétesse Debbora. C’est dans une vallée voisine de Kedech que la famille de Haber le Cinéen avait planté ses tentes. Sisara, vaincu par Barak, s’étant réfugié sous la tente de Jaliel, épouse de Haber, y fut mis à mort par cette femme, qui lui enfonça pendant son sommeil un gros clou dans la tempe.

Sous le règne de Phacée, roi d’Israël, Kedech avec beaucoup d’autres villes tomba au pouvoir de Théglathphalasar, qui en transporta les habitants dans son royaume d’Assyrie.

Lors delà guerre des Juifs contre les Romains, Josèphe signale cette ville comme très-peuplée,

KEDEGH DE NEPHTH ALI.

appartenant aux lyriens et fortifiée. Les grandes ruines que j’y ai mentionnées sont peut-être contemporaines de cette époque.

Dans 1 Onomasticon d’Eusèbe, au mot Ksoétra, nous lisons que la ville ainsi appelée était à vingt milles de Tyr, près de Panéas.

Anciens sarcophages a Kedech de Nephthali.

Saint Jérôme, en traduisant ce passage, le reproduit sans le corriger.

En réalité, cette distance est trop faible d’au moins cinq milles.

Le moine Burchard, l’an 1283 de notre ère, parle des grandes ruines et des magnifiques tombeaux que l’on voyait de son temps à Cédés, ruines et tombeaux qu’on y admire encore de nos jours.

L’an 1333, Rabbi Ishak Cbelo ajoute que, parmi ces tombeaux, on remarquait ceux de Barac, fils d’Abinoham, et de Debbora sa femme. Aujourd’hui, la tradition relative à ces monuments funèbres s’est perdue à Kades, et les beaux mausolées que j’ai signalés ne rappellent plus aucun souvenir aux habitants, qui sont tous Métualis.

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HAZOR ET LAC SEMECHONITIS

A la distance de cinq kilomètres de Rades, vers le sud-est, s’élève au-dessus du lac El Houleh une montagne, dite Djebel el-IIarraoui, et que couronne un sommet oblong, appelé Tell el-Harraoui. Ce tell constitue une plate-forme inégale, longue de cent douze pas et d’une largeur moyenne de quarante. Une puissante enceinte l’environne. Aux trois quarts renversée, elle était flanquée de plusieurs tours carrées, bâties comme la muraille elle-même avec de gros blocs plus ou moins bien équarris et reposant sans ciment les uns au-dessus des autres. Au dedans, et principalement vers le sud-est, on distingue les arasements de plusieurs constructions importantes en blocs polygonaux. Un certain nombre de citernes creusées dans le roc, particulièrement sous les tours, sont ou intactes ou à moitié comblées. Des sycomores et des térébintbes ont pris çà et là racine au milieu des ruines. La ville, dont cette forteresse formait l’acropole, s’étendait au-dessous, vers l’est, sur plusieurs terrasses successives. Bouleversée de fond en comble, elle n’est plus parcourue que par de pauvres bergers qui promènent leurs troupeaux sur ses débris solitaires. Des broussailles, des chardons gigantesques, des caroubiers, des térébinthes et des chênes verts croissent partout sur remplacement qu’occupaient jadis des maisons et quelques édifices publics. La ville paraît avoir été détruite dès l’antiquité elle-même, car rien n’y atteste des réédifications modernes.

Ces ruines sont très-probablement celles de l’ancienne Iiazor, placée par Robinson au Kharbet el-Khoureibeh et par M. de Saulcy au Kharbet el-Khan.

Hazor, en latin Asor , appartenait à la tribu de Nephthali. A l’époque de Josué, elle était la capitale du roi Jabin. Ce roi, avec tous les autres princes qu’il avait convoqués et réunis, fut vaincu près des Eaux-de-Merôm. Après sa défaite, Hazor tomba entre les mains du vainqueur, qui la livra aux flammes (1450 avant Jésus-Christ).

Cent cinquante ans plus tard, un autre roi du nom de Jabin et possédant également une capitale appelée Hazor, identique très-certainement avec la précédente, opprima les Israélites pendant vingt ans 5 son armée fut anéantie par Barak et la prophétesse Debbora sur les bords du Cison.

Josèphe, en rapportant le même fait, nous apprend que la capitale de ce roi Asor était située audessus du lac Semechonitis. [AnÜaui tés judaïques, 1. V, ch. v, § 1.)

Cette assertion positive nous montre qu’il faut chercher cette ville de Hazor, capitale, tant du premier Jabin vaincu par Josué, que de celui qui fut défait et tué par Barak, au-dessus et auprès du lac Semechonitis, position qui répond parfaitement à celle des ruines d’El-liarraoui au-dessus du lac El-Houleh.

Salomon, dans la suite, rebâtit une ville appelée Heser dans la Vulgate, et Hazor dans le texte hébreu.

Plus tard encore, Hazor est mentionnée comme l’une des villes de la tribu de Nephthali qui tombèrent aux mains de Théglathphalasar, roi d’Assyrie, et dont les habitants furent transportés dans les États de ce conquérant.

Au pied oriental du Djebel el-Harraoui, dont je viens de parler, s’étend le lac El-Houleh. De forme triangulaire, il a son sommet tourné vers le sud et sa base vers le nord; sa largeur la plus grande ne dépasse pas quatre kilomètres et est à peu près égale à sa longueur. Il est traversé du nord au sud par

EAUX-DE- M ËllOM , OU LAC SEMECHONITIS.

e Jouidain. On le dit très-poissonneux; ses eaux sont douces. De nombreux nénufars tapissent sa surface de leurs feuilles et remaillent de leurs belles fleurs blanches.

On l’identifie généralement avec les Eaux-de-Merûm , en hébreu Me-Merôm, dans la Vulgate

Acjuœ Mer oui, près desquelles Josué défit l’armée de Jabin, roi de Hazor.

Puis, il n’est plus question dans la Bible de ce lac; mais Josèphe le signale plus tard dans divers passages sous le nom de Semechonitis. Il lui dorme une largeur de trente stades et une longueur de soixante, beaucoup plus grande, par conséquent, que celle que je lui ai assignée. Cette longueur varie en effet beaucoup selon les saisons. J’ai indiqué celle qu’il m’a paru avoir, avant que les pluies abondantes de l’hiver aient doublé et môme triplé son étendue, en transformant en un véritable lac une partie des vastes marais qui le précèdent vers le nord.

On a proposé deux étymologies du nom de Semechonitis ou Samachonitis, par lequel Josèphe le désigne. Les uns ont cru qu’il vient de l’arabe samak (poisson); dans ce cas, le lac serait appelé ainsi, à cause de l’abondance de ses poissons. D’autres tirent le nom du verbe arabe samaka (il a été haut, élevé), et ils le regardent comme une simple traduction de l’hébreu Me-Merôm (les eaux de Merôm, c’est-à-dire les eaux supérieures), ce lac étant situé à un niveau beaucoup plus élevé que celui de Tibériade, dont la différence en moins peut être estimée à deux cent soixante-cinq mètres.

Lac Hodleh ou Eaüx-de-Merôm, ' de Hoohih.

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YANOUAH ET NAHR EL-HASBANY

Revenons maintenant à Rades, et dirigeons-nous vers le nord. Après avoir traversé successivement le village de Belicla, assis sur le sommet d’une colline, celui d’ El-Meis, divisé en deux quartiers dis¬

tincts situés sur un monticule, les ruines à’ El-Menara, hameau abandonné, sur un plateau très-élevé, d’où l’on jouit d’un vaste horizon, nous arrivons à Hounin, que sépare de Rades un intervalle d’au moins douze kilomètres.

On y remarque tout d’abord une enceinte carrée, mesurant quatre-vingt-dix pas sur chaque face et flanquée de tours demi-circulaires à chacun des quatre angles. Elle est environnée de trois côtés, au nord, à l’ouest et au sud, de fossés pratiqués dans le roc et larges de dix-huit mètres, dont les murs d’escarpe et de contrescarpe sont les parois mêmes du rocher coupe verticalement; là où le roc manque, le fossé est bordé par un mur dont les Hootun, jadis Yanouah.

pierres affectent toutes sortes de grandeurs; des colonnes engagées

transversalement dans la construction accusent un travail postérieur à l’époque byzantine. Quant aux fossés taillés dans le roc, ils remontent, selon toute apparence, à une époque plus reculée. De là ont dû être extraits les gros blocs qui, dans le principe, ont servi à bâtir la forteresse primitive. Dans

YANOUAH.

1 intérieur de ce château régnent de grandes salles à voûtes ogivales et servant actuellement d’étables.

I -lies ont été construites avec des matériaux plus ou moins considérables, dont beaucoup sont taillés en bossage et qui paraissent provenir des ruines de la forteresse que cclle-ci a remplacée.

Au sud de cette enceinte, et au delà d’un fossé, une seconde a cent quarante pas de longsur quatre-vingt-onze de large. Bâtie avec des pierres d’un appareil moindre, elle est également flanquée de tours demi-circulaires. Au dedans est un beau mur dont il subsiste encore quelques pans debout ; construit en pierres de taille, il semble dater de l’antiquité. Do nombreux magasins sont en grande partie démolis. Une l'olie petite mosquée est à moitié renversée; elle était surmontée d’un minaret octogone que couronnait une lanterne à huit fenêtres.

Non loin de là se trouve le petit village de Hounin, habité par des Métualis, et portant le même nom que le château.

Nabr el-Hasbany, l’un des affluents supérieurs du Jourdain. — Pont dit Djisr el-Rhadjar.

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Il faut, je crois, reconnaître en cet endroit l’ancienne ville d Yanouah , dans la Vulgate Janoe, mentionnée dans la Bible au nombre des places conquises par Théglathphalasar au nord de la Palestine.

De la hauteur de Ilounin, on suit au loin du regard, vers l’est, tous les replis du Nalir el-IIasbany, ou bras supérieur du Jourdain, qui, par sa réunion avec le Nahr-Leddan et le Nahr-Banias, forme ce fleuve célèbre.

Dix kilomètres nous séparent du pont, dit Djisr el-Rhadjar, sur lequel on franchit le premier de ces cours d’eau. Pour l’atteindre, nous cheminons vers le nord-est, une fois descendu de la montagne que couronnent les ruines dont je viens de parler, à travers une plaine qui, sous les pierres basaltiques qui la parsèment, est naturellement très-fertile. A notre gauche, au nord, se montre sur un monticule le village d’Abel-Kamah, l’ancienne Abel-Beth-Maachah, signalée dans le livre III des Rois comme l’une des villes de la tribu de Nephtbali qui tombèrent au pouvoir des généraux de Ben- Hadad, roi de Syrie, et ensuite entre les mains de Théglathphalasar, roi d’Assyrie.

Le pont appelé Djisr el-Rhadjar se compose de trois arches, une cintrée et deux ogivales, et a été bâti avec des pierres, soit calcaires, soit basaltiques. Le lit du fleuve est bordé en cet endroit de platanes et de lauriers-roses, et ses eaux tourbillonnantes et blanches d’écume heurtent avec fracas les piles du pont.

La source principale du Nahr el-Hasbany se trouve vingt-cinq kilomètres plus au nord. Son altitude au-dessus de la mer est de cinq cent soixante-trois mètres; c’est donc, sinon la plus abondante, du moins la première et la plus haute source du Jourdain, dont le Nahr el-IIasbany, je le répète, constitue l’un des bras. Les deux autres sources de ce fleuve, à Tell el-Kadhy et à Banias, sont moins élevées, comme nous le verrons bientôt. Quant à celle dont il s’agit en ce moment, elle jaillit au pied d’un rocher qui se dresse comme un mur vertical. Le ruisseau considérable qu’elle forme est bientôt arrêté dans son cours, vers le sud, par un puissant et épais barrage qui le divise en deux bras : l’un est le Nahr proprement dit, qui coule avec rapidité dans le lit que la nature lui a creusé; l’autre est resserré dans un étroit canal qui court parallèlement au précédent, mais à un niveau supérieur, et arrose des plantations de mûriers et d’autres arbres.

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