DAN ET DAPHNÉ
Trois kilomètres à l’est du Djisr el-Rhadjar, est le tell célèbre dit Tell el-Kaclhy. 11 peut avoir mille trois cents mètres de pourtour, et s’élève d’une vingtaine de mètres tout au plus au-dessus de la plaine. Son bord supérieur avait été jadis environné d’un mur d’enceinte dont la trace est encore visible sur plusieurs points. Les ruines abondent surtout du côté du sud. Là avait été bâti un village musulman, renversé actuellement de fond en comble et composé d’un amas de petites maisons, construites avec de menus matériaux de nature basaltique. De forme circulaire ou plutôt elliptique, cette colline s’abaisse par étages, à la fois naturels et artificiels, vers sa partie centrale, laquelle ressemble à un vaste bassin que l’on pourrait comparer à l’arène d’un immense amphithéâtre et qui paraît être le cratère d’un ancien volcan. Les berges et l’intérieur de ce bassin sont parsemés de chênes. Il renferme dans sa partie occidentale une source très-abondante d’une fraîcheur glaciale et d’une limpidité extrême; celle-ci forme immédiatement un véritable torrent qui précipite ses eaux avec rapidité à travers un épais fourré de figuiers, de platanes, de vignes grimpantes, de roseaux gigantesques, de ronces et de hautes herbes. Ce torrent perce au sud-ouest les flancs de la colline en s’y ouvrant vio-