‹ La terre sainteChapitre 104 sur 128 · U A D 1-K AT II K H I S · texte numérisé non relu

U A D 1-K AT II K H I S

Mous;,, est inférieur de cent dix-sept mètres au Djebel-Katherin. Aussi de la cime de cette dernière montagne l'horizon est-il plus vaste encore que de celle des deux autres. Le regard, quand le temps

llocnERS du Djebel-Kathehin (ou mostachë DE S A I N T Ë - G A T U Ë IU S Ë

M A S S I F DU DJEBEL-MO U S A

est pur, embrasse toute la presqu’île sinaïtique entre les deux grands golfes qui l’encadrent et lui

donnent la forme d’un immense triangle dont le sommet regarde, au sud, la mer Iîouge, et dont la base, au nord, est constituée par la longue chaîne du Djebel et-Tih. Dans ce triangle, les mon-

SI N AI

tagnes se pressent et s’entassent dans un désordre réellement fantastique, les vallées et les gorges s’enchevêtrent ensemble et indiquent la route que l’on doit suivre pour parcourir ce réseau en appa-

' plaise u’Eii-Rauai

rence mextricable. Au delà et au nord de ce triangle s’étendent au loin les hauts plateaux du de sert de Egarement, quz se prolongent à l’ouest jusqu’à la Méditerranée, à l’est jusqu’à l’Ouady-Araba, qui

MASSIF DU DJEBEL-MOU SA

la sépare de 1 ancien pays d’Édom, et au nord jusqu’aux frontières méridionales de la Palestine. C est dans ce triangle montagneux et sur ces plateaux accidentés que les Israélites, au sortir de ' K5YPte> ont err® quarante ans, promenant partout leurs murmures et leur esprit d’indocilité contre Moise et même contre Dieu, accablés de maux et en même temps de bienfaits de la part clu Touf-

SlNAÏ ET MOSTAGNES 1)E N A K B EL-IlAOEA.

laissant, qui tantôt avait à punir leur rébellion et leur ingratitude, tantôt se laissait toucher par les marques de leur repentir, enclins à l’idolâtrie comme les autres nations qui les entouraient, mais néanmoins conservant fidèlement, au milieu de leurs chutes, le précieux dépôt des principes moraux et religieux qui devaient être comme le prélude de la morale et de la religion chrétiennes.

Avant de redescendre du point culminant où nous sommes, allons évoquer un instant dans la petite chapelle de Sainte-Catherine, qui le couronne, un souvenir plus récent et qui date du quatrième siècle de notre ère. C’est là, en effet, selon une ancienne et pieuse tradition, que les anges auraient

de la montagne où Dieu avait écrit sur la pierre cette loi qu’elle avait elle-même gravée si avant clans son cœur, mais transformée, telle que le Messie l’avait faite, à son avènement; car, de loi de nature, elle était devenue loi de grâce. Fidèle à cette dernière loi, qui était celle du Nouveau Testament, Catherine fut choisie par les moines du Sinaï, de préférence à Moïse, pour imposer à toujours son nom au couvent qu’ils venaient de fonder.

transporté, après son martyre à Alexandrie, la dépouille sacrée de cette vierge héroïque qui avait su confondre la science des sages et la fureur des tyrans, et avait gardé un inviolable attachement au Christ qu’elle avait adopté pour époux. Elle reposa là longtemps dans une grotte solitaire, en face

Macad en-JNebi-Mousa, od siéce du prophète Moïse, dans la gobce d’El-Ouaiyeii.

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