‹ La terre sainteChapitre 109 sur 128 · L) U DJEBEL-MOU SA AU DJEBEL- SE B B AL · texte numérisé non relu

L) U DJEBEL-MOU SA AU DJEBEL- SE B B AL

Ces ruines sont assez étendues et prouvent l’ ancienne importance de la ville qui s’élevait en cet endroit.

On y rencontre les débris de plusieurs églises, d’une foule de chapelles et de nombreux couvents. C’était une cité épiscopale et môme plus tard archiépiscopale, habitée par une multitude de moines, attirés et retenus dans ces lieux par les grands souvenirs de l’Exode. La fertilité et les sources intarissables de la vallée où ils avaient élu domicile leur permettaient de vivre au milieu du désert; en outre, ils pouvaient se procurer assez facilement des provisions venant d’Egypte, à cause delà proximité du port de Tor sur la mer Rouge. Parmi les débris confus qui sont épars sur le sol,

le savant Palmer signale un chapiteau curieux sur lequel est sculpté un homme vêtu d une tunique et les bras levés dans l’attitude de la prière, c’est-à-dire tel que l’Exode nous représente Moïse pendant la bataille de Raphidim. Dans un bas-relief placé au-dessus d’une porte et divisé en trois compartiments, il a observé également trois personnages dans une attitude semblable. Cette découverte l’a amené à penser avec raison que les habitants de Pharan, occupant l’emplacement du champ de bataille de Raphidim, avaient aimé à reproduire par la sculpture cette grande et solennelle figure de Moïse appelant en ces lieux par ses prières la protection divine et la victoire qui devaient ouvrir a son peuple la route du Sinaï.

A quelques kilomètres à l’ouest-nord-ouest des ruines de Pharan et a 1 endroit où 1 Ouadi-Feiran est encore aride et n’est arrosé par aucune source, les Bédouins vénèrent de longue date un rocher célèbre, auquel ils donnent le nom de Hési el-Kliattatin , c’est-à-dire la Source cachée des écrivains. Pour eux, les écrivains par excellence sont Moïse et Aaron, et principalement Moïse, qui, sous la dictée de Dieu, a écrit le livre de la Loi.

* 4- Moïse cria alors au Seisneur> et lui dit : Que ferai-je à ce peuple? Il s'en faut peu qu'il ne me lapide.

« 5. Le Seigneur dit à Moïse : Marchez devant le peuple; menez avec vous des anciens d'Israël • prenez en voire main la verge dont vous avez frappé le fleuve, et allez jusqu'au rocher d’Horeb.’

“ B‘ Je me tr0UYerai là moi-même Préseut devant vous : vous frapperez le rocher, et il en sortira de l'eau, afin que le peuple ait à boire. Moïse fit devant les anciens d'Israël ce que le Seigneur lui avait ordonné.

’ '■ E‘ 11 appela “ ll6U Ia Tenlat‘°n, à cause du murmure des enfants d’Israël, et parce qu'ils tentèrent là le Seigneur, en disant : Le Seigneur est-il au milieu de nous, ou n'y est-il pas? »

Dans le texte hébreu, ce rocher est appelé Massah-Meribah , c’est-à-dire tentation, murmure Pour en revenir au rocher dit IUsi el-Khattatin, il est regardé parles différents membres de la dernière exploration anglaise comme le site le plus probable du miracle de Massa-Meribah, et l'un d'entre eux, M. H. S. Palmer, qu'il faut distinguer de son homonyme M. E. IL Palmer, s’exprime ainsi à ce sujet dans son ouvrage intitulé Sinaï (p. 78 et 79) :

» La coutume ancienne qui date, croyons-nous, de temps immémorial, et qui consiste en ce que

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