‹ La terre sainteChapitre 41 sur 128 · DE SÀÏDA A SOUR (TYR · texte numérisé non relu

DE SÀÏDA A SOUR (TYR

Après avoir traversé au sud de Saïda les beaux jardins qui précèdent la ville de ce côté, et passé successivement le Nahr el-Barrhout et le Nahr Sanik, qui ne roulent pendant l’été qu’un faible filet d’eau dans leurs lits, presque entièrement desséchés, nous laissons à notre droite les villages de

Derb es Sin, de Mahrdouchah et de Rhazieh. Puis nous franchissons la petite vallée où serpente le Nahr Zaharany (le fleuve Fleuri), ainsi nommé à cause des belles touffes de lauriers-roses et d’agnus-castus qui bordent ses rives, et nous arrivons bientôt à Tell el-Bourak (la colline des Réservoirs). C’est un monticule rond près de la mer. Les flancs, actuellement cultivés, en sont parsemés de menus matériaux, restes de constructions renversées. Sur le sommet s’élevait une tour, aujourd’hui complètement détruite. Au bas et au nord de ce tell, on remarque les ruines de quatre réservoirs antiques, dont les parois sont formées avec des cailloux, des galets et des tessons de poterie, cimentés ensemble pal- un excellent mortier. L’eau de ces bassins, à moitié détruits maintenant, se répand dans des champs cultivés, ou s’écoule en ruisseaux vers la mer. Jadis une partie en était apportée par un aqueduc à la ville de Sarepta.

Près de ces réservoirs, plusieurs maisons toutes modernes ont été construites avec des pierres de

Pont suit le Naiih el-Kasmieh (i,e LÉontès).

tadle trouvées sur place. Les fellahs qui les habitent affirment que beaucoup de pierres semblables sont exhumées fréquemment par eux dans la plaine voisine, et que là s’élevait une petite ville, de

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