‹ La terre sainteChapitre 43 sur 128 · P II É N 1 G I E · texte numérisé non relu

P II É N 1 G I E

jours, une trace très-reconnaissable du nom grec Aétov, au génitif Aeovtoç, par lequel Ptolémée désigne l’un des fleuves de la côte phénicienne, nom qui n’est peut-être lui-même qu’une reproduction altérée ou qu’une traduction d’une dénomination plus ancienne? En outre, Ptolémée n a-t-il pas pu commettre une méprise relativement à la position qu’il attribue à ce fleuve? Enfin, ne s est-il pas glissé ici une simple faute de copiste, et, au lieu de lire dans son texte : Bvjpuxoç, Asovtoç (sicêoXai),

2tSwv, Tupoç, n’est-il pas permis de lire, en transposant un seul mot : BVjptnoç, 2totov , Aiovxoç (sicrôoXat), Tuooç? De cette façon, le plus important des fleuves de la côte phénicienne ne reste pas sans nom dans les auteurs anciens, et ce nom est, en grec, celui de AÉcov, au génitif Aéovtoç.

Au sud du fleuve, et non loin de son embouchure, les ruines dites Kharbet-Aïn ez-Zerka, celles du Khan el-Kasmieh, celles aussi du Bordj el-Haoua, semblent occuper le site d’une seule et même ville antique, dont ces dernières, situées sur une hauteur, seraient l’acropole, et qui s’appelait peut-être Léontopolis. En effet, comme on admet généralement que le Nahr el-Kasmich représente le Léon tes de l’antiquité, ou plutôt le fleuve du Lion, mentionné par Ptolémée, on est induit naturellement à supposer que les ruines qui avoisinent ce fleuve près de son embouchure sont celles de la ville que je viens de nommer; de même que plus bas, et un peu au nord de Césarée, la ville de Grocodilopolis était située à l’embouchure du fleuve des Crocodiles. Cette conjecture, néanmoins, non-seulement n’est appuyée sur aucun texte, mais encore est contredite par les témoignages de Pline et de Strabon.

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