partie de son étendue. Comme j’en étais séparé par une
couche d’eau de trois à quatre mètres de pro¬
fondeur, je n’ai pu l’étudier de près , mais la mer étant très-calme et transparente , j ai pu neanmoins ,oir suffisamment pour m’assurer que j’avais là sous les yeux une sorte de long et large mur,
l’ aperce v
soit affaissé sous les vagues, soit découronné de toute sa partie supérieure.
PHÉNICIE
Indépendamment des deux portes dont j’ai parlé au nord et au sud, et des deux grandes rades qui les precedent, Tyr possède yers l’ouest plusieurs petites criques , mais elles sont bordées de récifs et très-peu sûres, quand la mer est tant soit peu agitée.
eules de sable qui s'élèvent progressivement Ces monticules mêmes, avec les espèces de petits vallons qui les séparent, indiquent pal leur direction celle des remparts dont ils dérobent à la vue les restes, et des fossés ou chemins de ronde qui s’interposaient entre chaque enceinte.
C est près de l’angle sud-est de l’enceinte actuelle, laquelle commence, à son tour, à tomber de toutes parts en ruine , bien qu’elle compte à peine cent dix-sept ans d’existence, que l’on admire les débris de 1 ancienne cathédrale de Tyr. Cet édifice avait été construit par l’évêque Paulin , sur les débris d’une autre basilique démolie en 303 en vertu des ordres de Dioclétien. Aussitôt que Constantin eut rendu la paix à l’Église, Paulin se hâta de relever cette basilique, sur laquelle Eusèhe de Césarée, qui la consacra, nous a laissé de précieux détails. (. Histoire ecclésiastique , liv. X, ch. iv.) Elle passait pour la plus remarquable de la Phénicie. Au onzième siècle, ou y montrait encore le tombeau d’Origène. En 1190 l’empereur Frédéric Barberousse y fut, dit-on, enterré, après s’être noyé dans le Selef, en Cilicie. C’est pour retrouver, s’il était possible, les restes de ceprince, que le docteur Sepp entreprit, en 1874 au nom du gouvernement prussien, des fouilles dans cette église. Connue une partie de l’emplacement qu'elle occupa, t avait etc envalne par un certain nombre de masures qu’habitaient autant de familles de
x luicgec tic ce cote par une double enceinte, à 1 époque des Croisades, comme je l’ai dit plus haut, la ville était alors, du côté de la terre, défendue par trois murs flanqués de tours très-élevées et très- 1 appi ochées les unes des autres. Au delà de cette triple enceinte régnait une palissade munie d’un large fossé, dans lequel on pouvait, en cas de besoin, introduire l’eau de la mer par les deux bouts (Guillaume de Tvn, liv. XIII, ch. v.) Ces trois murs parallèles sont depuis longtemps détruits en grande partie ; mais il en subsiste encore des débris plus ou moins considérables, les uns apparents, les autres ensevelis sous des monti-