RAMLEH ET LYDDA
qu’ornent plusieurs petites coupoles et de hauts cyprès. Devant la fontaine s’étend une esplanade plantée de vieux sycomores. D’après une ancienne tradition, ce serait dans le jardin situé au nord de cette fontaine que se trouvait la maison de Tabithe, ressuscitée par saint Pierre. Près de là aussi, en 1874, M. Clermont-Ganneau a découvert une antique nécropole juive.
On continue à cheminer encore quelque temps dans la direction de Test-sud-est entre de superbes vergers, puis ils cessent tout à coup, et alors commence une vaste plaine qui se déroule au loin devant le regard. Cette plaine, depuis Césarée jusqu’à Jaffa et même, plus au sud, jusqu’à l’embouchure du Nahr Roubin, s’appelait jadis en hébreu, avec l’article défini, Hach-Charon, en grec ô 2ap<6v, en latin Saron et Saronas. Toute la partie méridionale de cette meme plaine jusqu’à Gaza se nommait Chéphélah, en grec hor^kcn.
A vingt minutes à l’est de Jaffa, on rencontre une gracieuse fontaine, appelée Sebil Abou-Nabbout. Elle est due à la magnificence du gouverneur ainsi nommé, lequel repose près de là, dans un tombeau