‹ La terre sainteChapitre 85 sur 128 · H É B II 0 N · texte numérisé non relu

H É B II 0 N

ronne au centre une coupole surbaissée. Un réservoir clans ce même haret y reçoit les eaux d’une source qui n’est éloignée de la ville vers le nord-est que d’une distance de six minutes, et que les uns appellent Aï n- K achkal eli , et les autres Aïn-Eskali. Ce nom, principalement sous cette dernière forme, rappelle celui d’Echkol, dans la Vulgate Eschol et Escol, que portait le frère d’Amri l’Amorite et d’ Aner; ce fut l’un des chefs qui accompagnaient Abraham dans la poursuite qu’il fit des quatre rois au pouvoir desquels était tombé Loth, son neveu , lors de la prise de Sodome. Ce nom d’Echkol, qui signifie « grappe de raisin » , resta ensuite attaché à l’une des vallées fertiles en vignobles qui environnent Ilébron, et d’où les espions envoyés par Josué de Kadech- Barnea pour explorer la Terre promise rapportèrent cette magnifique grappe de raisin dont il est question au livre des Nombres (ch. xm). La colonie israélite qui habite aujourd’hui Hébron identifie cette vallée avec l’Oued Teffah qui s’étend à l’ouest-nordouestdela ville, vallée où l’on admire encore de belles plantations de vignes.

Hans Y Onomasticon d’Eusèbe , toutefois , aux mots <$àpayî; Boxpuoç , traduction des mots hébreux Nalial Echkol, nous lisons :

« Vallée du raisin, d’où les espions rapportèrent du fruit comme spécimen de la fertilité du sol; on dit que c’est Gophna, dont le nom signifie vigne , et qui est éloignée d’Ælia de quinze milles sur la route conduisant à Néapolis; mais on se demande si cette tradition est fondée. »

PALESTINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE

De ce passage il résulte que le savant évêque de Césarée reconnaît à quinze milles au nord de Jérusalem, à l’endroit appelé actuellement Djifna (l’ancienne Gopbna), le Nahal Echkol de la Bible. Des derniers mois cependant nous montrent qu’il n’ajoutait pas une foi entière à cette opinion, demeurée pour lui douteuse.

Saint Jérôme, dans Y Epitaphe de sainte Paule, place au contraire sans hésitation la vallée d’ Echkol au sud de Jérusalem, entre Bethsur et Hébron, puisqu’il nous représente cette pieuse patricienne s’y arrêtant un instant après avoir quitté Betlisur et avant d’arriver à Hébron.

Tekokaj jadis Th ek u a.

Restes d’une ancienne église et son baptistère.

Les deux autres quartiers de cette ville que sépare, vers le sud-est, un intervalle de quelques centaines de pas rempli par des jardins et par des plantations d’oli viers, s’appellent, l’un, à l’est, Ilaret el- Haram, et l’autre, au sud-ouest, Ilaret el-Mecharkah.

Le Ilaret el-PIaram se compose lui-même de cinq autres subdivisions aujourd’hui réunies. La principale porte le nom particulier de Ilaret el-Kalah ; c’est celui où est situé l’ancien château de la ville ou el-Kalah. Il tombe actuellement en ruine, du moins à l’intérieur; car extérieurement il a été réparé depuis une quarantaine d’années, ayant subi de grandes dévastations, à l’époque de la prise de la ville par Ibrahim-Pacha en 1834. Construit en partie avec des pierres relevées en bossage, mais de dimensions peu considérables, il ne paraît pas remonter beaucoup au delà du moyen âge, mais il a pu succéder à une forteresse antérieure. Plusieurs colonnes antiques engagées transversalement dans la consliuction comme pièces de soutènement font çà et la légèrement saillie au dehors. Les murs sont extérieurement percés de meurtrières et de petites fenêtres carrées; quelques-unes aussi affectent la forme ogivale. Ce château, qui sert de caserne à la garnison d’Hébron, est, au dedans, extrêmement

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