‹ La terre sainteChapitre 88 sur 128 · AIN DJ EDI · texte numérisé non relu

AIN DJ EDI

chrétienne, aurait etc élevée soit par les Juifs, soit par les Iduméens, qui furent longtemps maîtres du district d’Hébron, avant d’en être expulsés par Judas Macchabée, pour consacrer 1 emplacement traditionnel de l’arbre célèbre de Mambré et de la tente d’ Abraham. On a quelquefois supposé qu’il fallait voir là les restes de la basilique dont il est question dans le passage suivant du Pèlerin de Bordeaux :

« Inde Terebintho milita novem ubi Abraham habilavit et puteum fodit sub arbore Terebintho, et cum angelis locutus est , et cibum sumpsit. Ibt basilica facta est jassuConstantini mtr ce pulchntudinis . »

Mais une pareille conjecture ne peut, à mon avis, soutenir l’examen. L enceinte qui nous occupe n’est nullement celle d’une basilique. D’abord elle ne parait pas avoir été élevée plus haut qu elle ne l’est actuellement, et la disposition intérieure du sol, qui forme trois terrasses successives, ne permet pas de penser que ce soit Y area d’une église chrétienne. La basilique que mentionne le Pèlerin de Bordeaux, c’est celle dont j’ai signalé les ruines et qui se trouve à quatre-vingts pas à 1 est du Ilaram. Quant à celui-ci, c’était un véritable téménos ou enceinte sacrée, qui contenait peut-être primitivement l’autel où Abraham avait offert des sacrifices au Seigneur. La même enceinte renfermait aussi l’arbre près duquel ce patriarche avait dressé sa tente et le puits qu’il avait creusé. Ce lieu, vénéré à la fois par les Juifs et par les païens, fut, de bonne heure sans doute, 1 objet d un culte superstitieux, et la foule de ceux qui y venaient en pèlerinage pour y sacrifier et y célébrer des fêtes religieuses était si grande, qu’on finit par y établir une foire annuelle qui fut longtemps célèbre et tres-fréquentee. Lors de la dernière insurrection des Juifs, quand ceux-ci, commandés par le fameux Bar-Cocheba, eurent été écrasés par les Romains, l’an 136 de notre ère, sous les ruines de Béthar, le principal boulevard de la révolte, tous ceux qui échappèrent au massacre furent vendus par milliers au marché du Térébintlie, comme on appelait alors cet endroit. Longtemps après la chute de la nationalité juive, Eutropia, belle-mère de Constantin, s’étant rendue en ce même lieu pour y accomplir un vœu, fut témoin de toutes les superstitions qu’on y pratiquait encore auprès de l’arbre d’ Abraham. Elle en instruisit l’empereur, son gendre. Celui-ci donna l’ordre de renverser l’autel de Mambré et les idoles que les païens avaient élevées alentour, puis d’ériger en leur place une basilique chrétienne. Eusèbe nous apprend que la volonté de l’empereur fut exécutée.

KEFR-BEREIK — AIN DJEDI — MER MORTE

A cinq kilomètres à l’est d’Hébron, le village de Beni-Naïm, autrement dit Kefr-Bereik, possède beaucoup de matériaux antiques employés dans des bâtisses arabes. Plusieurs pans de murs encore debout en belles pierres de taille y attirent l’attention. Une mosquée renferme intérieurement, d’après la tradition des habitants, le tombeau de Loth. Le cercueil qu’on y observe consiste en un grand coffre de bois recouvert d’un tapis, et où repose probablement la dépouille de quelque santon musulman qui est vénéré sous le nom de l’antique neveu d’ Abraham. Autour du sanctuaire s étend une cour qu’environne une galerie carrée. Celle-ci est elle-meme circonscrite dans une enceinte bâtie avec des pierres de différentes époques. C’est à la fois un édifice sacré et un fort, car les terrasses qui couronnent les galeries sont garnies d’un parapet percé de meurtrières. A l’un des angles s élève un petit minaret, du haut duquel le regard plonge sur une grande étendue de la mer Morte et embrasse presque toute la chaîne des montagnes de Moab. Beni-Naïm est alimenté d’eau par de nombreuses

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citernes creusées dans le roc, qui sont vraisemblablement toutes antiques, ainsi que plusieurs aires pratiquées sur la surface aplanie du rocher, et qui servent encore maintenant, à l’cpoque de la moisson, à battre l’orge et le blé. Comme ce village s’appelait autrefois Kefr-Bcreik, au dire des habitants qui ont conservé ce nom traditionnel, concurremment avec celui de Beni-Naïm, qui est de date plus récente, on est pleinement autorisé à l’identifier avec l’endroit nommé dans saint Jérôme Caphar- Barucha.

Dans Y Epitaphe de sainte P aule, ce Père de l’Eglise s’exprime ainsi :

« Altéra die, orto jam sole, sletit in svpercilio Caphar Barucha, id est villce Benedictionis; (plein ad locum Abraham Dominant prosecutas est. Unde latam despiciens solitudinem ac terrain quondam Sodomœ et Gomorrhœ, Adam.ce et Seboïm, contemplala est balsami vineas in Engaddi. »

« Le lendemain, au lever du soleil, Paula s’arrêta sur le sommet de Caphar-Barueha, c’est-à-dire du village de la Bénédiction. C’est jusqu’à cet endroit qu’ Abraham reconduisit le Seigneur. De là, contemplant au loin la solitude et le territoire occupé par Sodome, Gomorrhe, Adama et Seboïm, elle aperçut les vignobles et les plantations de baume d’ Engaddi. »

C’est en ce lieu, comme nous l’apprenons par la Genèse (ch. xvm et xix), qu’ Abraham, implorant la miséricorde divine pour Sodome coupable, obtint de l’Éternel qu’il ne détruirait pas cette ville, s’il s’y trouvait seulement dix justes. C’est de là aussi que, le lendemain du jour où ce patriarche avait eu avec le Seigneur ce colloque mystérieux , il assista de loin a l’incendie de Sodome et de Gomorrhe que dévorait le feu du ciel, et vit des cendres enflammées qui s’élevaient de la terre comme la fumée d’une fournaise.

Le docte Reland (. Palœsüna , p. G85), au mot Capharbaricha, cite un passage de saint Épiphane où il est dit que la localité ainsi appelée se trouvait sur les confins des districts d’Éleuthéropolis et de Jérusalem, à trois milles d’Hébron. Cette position, comme on le voit, convient à celle de Beni-Naïm ou de Kefr-Bereik, situé à une heure de marche d’Hébron; Reland fait en outre observer que Capharbaricha avait été probablement dénommée de la sorte, à cause du voisinage de la vallée de la Bénédiction, en hébreu Emek-Berakhah, en latin va 11/ s Benedictionis, que mentionne le verset suivant du livre II des Paralipomènes, ch. xx, $ 2G :

B Die autem quarto congregati sunt ( Josaphat et omnis papulus cum eo ) in valle Benedictionis, etenim quoniam ibi benedixerant Domino, vocaverunt locum ilium vallis Benedictionis usque in pressentent diem. »

C’est dans cette vallée, comme il résulte de ce verset, que Josapliat et tout son peuple ont rendu grâces au Seigneur de ce qu’illes avait délivrés de la main des Ammonites, des Moabites et des habitants du mont Seïr, en tournant la fureur de ces redoutables ennemis les uns contre les autres; de là le nom de vallée de la Bénédiction donné à ce lieu.

Plusieurs critiques, je le sais, placent à cinq kilomètres à l’ouest du Kharbet-Tekoua, à un endroit appelé encore aujourd’hui Bereikout, la vallée susdite; mais comme les ennemis qu’allait combattre Josaphat avaient réuni leurs forces près d’Engaddi, et que ce prince s’avança au-devant d’eux dans le désert de Thékoa, il semble plus naturel de chercher entre Engaddi et Thékoa, par conséquent au sud et au sud-est de cette dernière ville, et non à l’ouest, l’emplacement de l’ Emek-Berakhah ou de

la vallée de la Bénédiction, qui fut le théâtre de l’extermination

nites et des montagnards du Seïr, et qui retentit ensuite du peuple de Juda sauvé par ce prodige des malhe

complète des Moabites, des Ammo-

concert de bénédictions qu’y fit entendre le heurs dont il était menacé. Or Beni-Naïm, qui a gardé jusqu’ànos jours leuom de Kefr-Bereik, étant évidemment le Capharbaricha de saint Épiphane, signalé

AIN-DJEDI

MER MOU TE

par cet écrivain à trois milles au delà d’Hébron, ou le Capliar-Barucha de saint Jérôme, qui devait être à l’est de Mambré sur la route conduisant à Sodome, tout porte à conclure que c’est dans l’une des

vallées que domine à l’orient Beni-Naïm ou Kefr-Bereik qu’il faut reconnaître l’Emek-Berakhah des Livres saints.

Entre Beni-Naïm et les ruines de Aïn-Djedi, s’étend un vaste désert d’une vingtaine de kilomètres de développement en largeur, à vol d’oiseau. Aucun village, aucune culture ne s’offrent plus à la vue, mais seulement çà et là quelques campements de Bédouins à la mine sauvage, aux vêtements misérables, et dont toute la richesse consiste en des troupeaux de moutons et de chèvres qui paissent de maigres pâturages sous la garde de pâtres armés et de chiens non moins farouches que leurs maîtres. Le sol est profondément tourmenté et déchiré par des ravins affreux, aux flancs hérissés de broussailles ou nus et décharnés, qui reflètent pendant l’été surtout, sur leurs parois calcaires et blanchâtres parsemées de noirs silex, les rayons d’un soleil implacable.

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C’est là la partie du désert de Juda qui portait plus spécialement le nom de désert d’Engaddi. Après une marche pénible de six heures au moins, à partir de Beni-Naïm, en franchissant tour à tour monts et vallées, dans la direction générale de l’ est-sud-est, on parvient sur un plateau élevé qui domine la plage de la mer Morte d’environ sept cent cinquante mètres. Quel spectacle imposant et désolé à la fois se déroule de là à la vue !

Une grande partie du bassin de cette mer célèbre s’étend au loin sous les yeux et sous les pieds du voyageur. Aucune barque ne la sillonne, aucun pêcheur n’y jette ses filets, car aucun être vivant n’habite ses mystérieuses profondeurs. Sa surface d’ailleurs, reflétant l’azur du ciel, est souvent d’un beau bleu foncé, dont l’éclat néanmoins est tempéré par un nuage transparent de vapeurs qui s’échappe de son sein, lorsque les rayons du soleil l’embrasent. Que dire de la grandeur sévère des montagnes qui l’enserrent comme dans une sorte d’enceinte gigantesque de murailles rocheuses aux formes abruptes, et à travers lesquelles des fissures plus ou moins larges livrent passage à des torrents qui apportent à ce vaste lac le tribut de leurs eaux? Ces montagnes sur sa rive orientale sont celles de 1 antique pays de Moab et d’Ammon. Elles sont surtout admirables à contempler au moment où l’astre du jour, sur son déclin, ensuite en disparaissant à l’horizon, les revêt tour à tour de teintes diverses, où brillent d’abord l’or et la pourpre, auxquels succèdent des tons roses, puis violacés, et enfin d’autres de plus en plus sombres.

Mais descendons de cet observatoire élevé en suivant un sentier en zigzag creusé dans une gorge étroite, et qui ne semble praticable que pour des chèvres. Il conduit, après une descente très-difficile qui ne demande pas moins de quarante-cinq minutes, à une source abondante appelée, dès la plus haute antiquité, Ain-Djech (la source du Chevreau). Cette source jaillit en deux endroits de dessous une roche plate sur un petit plateau situé à six cents mètres en contre-bas du point que nous venons de quitter, et à cent cinquante mètres au-dessus du rivage. L’eau en est douce et très-limpide, mais presque tiède. Elle forme immédiatement un ruisseau qui se précipite en cascade le long des flancs inférieurs de la montagne et entretient un fourré presque impénétrable d’arbres , d’arbustes et de roseaux, parmi lesquels se jouent et gazouillent une foule d’oiseaux.

Au milieu de cette sorte d oasis on remarque des gommiers, des asclépias, des solanées gigantesques, des doum ou rhamnus nabecci, et celle plante curieuse nommée en arabe oclier , à grandes feuilles épaisses et luisantes, qui produit la pomme de Sodome. Ce fruit ressemble à un petit citron ; quand il n est pas mûr, sa pulpe verte, dès qu’on y touche, laisse échapper des gouttelettes d’un suc gras et laiteux. Quand il est mûr, la moindre pression de la main suffit pour en faire sortir une multitude de petites graines noires. C’est la nature de ce fruit qui a donné lieu à la fable de ces pommes de Sodome dont il est question dans Josèphe, et qui, très-belles et très-savoureuses d’apparence, s’évanouissaient en cendre et en fumée, aussitôt qu’on y mettait la main pour les cueillir. Des ruines confuses sont eparses sur les pentes, jadis cultivées en terrasses, qu’arrose ce ruisseau, et dans la petite plaine qui s’étend au bas jusqu’à la mer. Ce sont là les restes de l’antique Engedi, en grec ’Eyyaoi', en latin Engaddi, mentionnée dans la Bible comme appartenant au désert de Juda. (JosuÉ, ch. xv, i 62.) Son nom primitif était Hatzazon-Tamar (l’Émondage des palmes), à cause du bois de palmiers qui autrefois l’entourait. L’appellation hébraïque d’Engedi est, comme on le voit, complètement identique avec celle que porte encore aujourd’hui en arabe la source dont j’ai parlé, et a la même signification. C’est cette source, découverte peut-être par un pauvre chevrier, qui aura fait donner à cet endroit le nom de source du Chevreau, et motivé la fondation d’une ville dans un site aussi sauvage. Sous le règne de Saül, David> Pour échaPPei* à la fureur jalouse de ce prince, se réfugia dans le désert d’Engedi. Saül

K E I*’ il - B E 11 E I K

MER MORTE

l’y poursuivit avec trois mille hommes, jusque sur le haut clés montagnes les plus abruptes, accessibles aux seuls chamois; mais David, plus généreux que son persécuteur, lui sauva la vie, au moment où il aurait pu la lui enlever clans une caverne au fond de laquelle il était lui-même avec ses gens, pendant que Saül y pénétrait seul et sans défiance. Plus tard, les Moabites, les Ammonites et les montagnards de Seïr se réunirent à Engedi pour marcher contre le roi Josaphat. Le Cantique clés cantiques (ch. i, f 14) vante le coplier et les vignes de cette localité.

« Mon bien-aimé, dit-il, est pour moi une grappe de coplier clans les vignes cl’ Engedi. »

Le coplier est le henné , arbrisseau dont les feuilles fournissent la teinture avec laquelle les femmes arabes et turques se teignent encore les ongles en jaune orange. Quant aux vignes d’Engedi, elles ont complètement disparu. 11 en estde même des palmiers et du baume, qui y croissaient en abondance et y jouissaient cl’une grande réputation, au dire de Joscphe et de Pline. Au quatrième siècle cle notre ère, Engedi était encore un village considérable habité par des Juifs , connue nous l’apprend Y Onomasticon d’Eusèbe. Ensuite, il n’en est plus question clans l’histoire.

Puisque, du point où nous sommes, nous apercevons la plus grande partie cle la mer Morte dont nous avons déjà dit quelques mots dans le premier volume cle cet ouvrage; puisque nous embrassons également du regard l’emplacement cle l’ancienne vallée cle Sicldim occupée jadis par la Pentapole maudite, c’est le moment cle nous poser plusieurs problèmes, qui se dressent d’ailleurs comme d’ euxmêmes devant notre esprit, en présence de celte mer fameuse.

1° Préexistait-elle à la terrible catastrophe qui a amené la destruction des villes coupables de la Pentapole, et servait-elle alors, comme maintenant, cle grand réservoir aux eaux du Jourdain et des autres rivières qui y aboutissent? Ou bien daterait-elle seulement cle cette époque mémorable, et aurait-elle été produite par un immense effondrement clu sol, à la suite cle la conflagration des villes maudites et cle la vallée remplie cle puits cle bitume qui formait leur territoire? Dans ce cas, où se jetait le Jourdain antérieurement à ce grand bouleversement de la contrée ? Poursuivait-il son cours jusqu’à la mer Rouge par l’Ouecl el-Arabah?

2° Où était située la vallée cle Siddim, mentionnée clans la bible comme le lieu où combattirent les cinq rois cle la Pentapole contre les quatre rois qui étaient venus les attaquer, et où, après leur défaite, les rois cle Soclome et cle Gomorrhe tombèrent, en fuyant, clans des puits de bitume?

3° Enfin, quel était l’emplacement de chacune clés cinq villes coupables : Sodome, Gomorrhe, Adamas, Seboïin et Ségor, et en retrouve-t-on quelques débris?

Examinons d’abord un instant le premier problème.

Avant que l’on connût l’énorme dépression de la vallée clu Jourdain et celle cle la mer Morte audessous clu niveau cle la Méditerranée, l’opinion la plus généralement répandue était la suivante : Le territoire cle l’antique Pentapole occupait précisément l’espace envahi ensuite par la mer Morte. Antérieurement à la destruction des villes coupables, il y avait déjà une couche cle bitume détrempée d’eau sous une couche cle terre végétale, au-dessus cle laquelle s’étendaient de riches campagnes et florissaient les cités maudites. Le Jourdain se divisait en une infinité cle canaux pour arroser cette plaine merveilleuse, et lui donner cette fécondité remarquable que la Sainte Ecriture compare à celle cle l’Egypte. Les eaux de ce fleuve se perdaient plus loin au milieu des sables, ou s’écoulaient dans un grand lac salé qui existait peut-être au-dessous de la plaine. Quand le feu clu ciel eut enflammé le bitume qui était enfermé dans les entrailles cle la terre, la combustion, en produisant un vide immense, détermina l’affaissement clu terrain supérieur et engloutit à la fois hommes , villes et campagnes. lie Jourdain , trouvant devant lui un vaste abîme béant, s’y engouffra et finit par le remplir entièrement.

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Lorsque, en 1812, Burckhardt eut signalé la grande vallée d’Arabah qui s’étend au sud de la mer Morte dans la direction de la mer Rouge, la révélation de ce fait important donna bientôt nais-

sauce a une hypothèse, en apparence très-plausible, en vertu de laquelle on considérait cette val comme étant l’ancien chenal par où le Jourdain allait autrefois déverser ses eaux dans le golfe Éla:

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