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écoliers—où la terre est fournie et reprise par un cultivateur, qui s’est engagé à payer 10s. par mois pour le produit. Cela est bien peu—cependant cela même est un grand avantage sur le système à l'eau. De plus, avec le système à l’eau, toute ou presque toute cette source précieuse d'engrais pour nos cultivateurs est jetée et gaspillée. Avec le système à la terre sèche le tout peut être conservé et utilisé au point d’être profitable, non-seulement aux cultivateurs qui s’en servent mais aux villes qui le four:issent. *
Il:«—DES PRINCIPES DU SYSTÈME A LA TERRE SÈCHE.
Ces principes sont, d'abord, la propriété merveilleuse qu'a la terre sèche et criblée où le sous-sol argileux, de rendre inodore. Cette propriété est telle, que deux livres de cette terre, + ou trois demiards, suffisent amplement pour chaque fois que l’on se sert des lieux aisance. Et si cette quantité de terre et les déjections qu’elle couvre, sont bien mêlées, le tout peut être séché en très peu de temps par une chaleur artificielle, sans émettre aucune mauvaise odeur. Et cette matière lorsqu'elle a été séchée de cette manière, ou par la chaleur naturelle, peut servir pour le même objet mainte et mainte fois. J'en ai fait l'essai avec succès dix fois.
Le second principe est dans l'application immédiate de celte faculté de détruire l'odeur, aux matières que l'on veut rendre inodores. Pour remédier à ce mal il faut l’attaquer en détail, et le combattre sans délai Peu de bien réel, sinon beaucoup de mal, résultera jamais au moyen de trappes, ventilateurs et saignées, et les travaux ayant pour but de désinfecter les grandes quantités d'eau provenant des lieux d’aisance. J{ faut couper le mal à sa racine. A ce point il peut être détruit, et changé en un immense profit.
Le troisième principe, qui n’a cependant été observé que récemment, et qui facilite tant la possibilité d'introduire ce système dans les grandes villes, est celui-ci: si les déjections tombent dans une fosse de trois ou quatre pieds de profondeur, le poids de la terre superposée, provenant des deux livres de terre jetées dans la fosse chaque fois qu'on s’en sert, et le nivellement effectué de temps à autre avec un rateau ou grattoir quelconque, suffisent pour opérer le mélange. De sorte que dans lespace de six semaines après y avoir été déposées, les déjections et la matière végétale disparaissent ;
* La valeur des engrais produits annuellement dans une cité ou ville est évaluée à pas moins que Æ£1 sterling par personne. La cité de Londres, dans ce cas, jette dans la Tamise chaque année pas moins que Æ£2,500,000, et elle dépense maintenant Æ£3,500,000 pour des travaux ayant pour but de les jeter plus complètement que cidevant. (Voir Appendice D.)
f La meilleure terre pour cet objet est celle qui contient le plus de matière organique. L'expérience en Canada a prouvé que la terre végétale Cléek muck) ou terre de savane, lorsqu'elle est parfaitement séchée et criblée, est admirablement adaptée pour les latrines à la terre. Lorsqu'il est diffitile de se procurer de la terre convenable en suffisante quantité, de la cendre sassée peut être mêlée avec la terre, dans la proportion d’un tiers de cendre et deux tiers de terre. [Ed.]
et la substance ressemble à de la terre fraîche, et en a la senteur ; et peut être laissée dans cette voûte durant trois, quatre ou six mois sans jeter aucune odeur désagréable.
III.——DE L'APPLICATION DES PRINCIPES DU SYSTÈME À LA TERRE SÈCHE AUX CAS PARTICULIERS.
Dans le cas de privés ordinaires, soit qu'ils soient attachés à un cottage ou à une résidence plus étendue, s’il y a quelque difficulté à les changer de place, faites vider et nettoyer la fosse, et emplissezla jusqu'à une distance de trois pieds du plancher, et pavez-en le fond et mettez-le à l’épreuve de l’eau au moyen de ciment ou de cendre de charbon et de goudron. Pratiquez une ouverture en arrière, pour en sortir le contenu chaque fois qu'il deviendra nécessaire de le faire. Amassez une quantité suffisante de terre quand le temps est sec ; et si l’on n’a pas un abri où l’on puisse garder cette terre, placez-la dans un coin de la place au charbon, séparée par une cloison de planche. Passez-la dans un crible dont les mailles ou trous seront d’un quart de pouce. Et pour une famille d’un nombre ordinaire de personnes, si la terre ainsi amassée n’est pas assez sèche, mettez la quantité requise soit dans un four, ou le soir sous le poële de cuisine.
Il a été inventé et breveté des machines simples que lon fait mouvoir soit en tirant une poignée comme dans les latrines à soupape ordinaires, où par un siège à ressort. Ce mécanisme peut s'adapter également aux latrines fixes et aux chaises d’aisance.* La terre est placée dans un réservoir en arrière du siège. Ce réservoir est pourvu d’une trémie, qui, lorsqu'on la lève, s’'emplit d'elle-même, et, tombant aussitôt par son propre poids, lance la terre sèche de manière à couvrir l’immondice. Dans le cas d’une chaise d’aisance, on place sous le siège un vase de fer galvanisé, qui reçoit l’excrément et la terre, et qui est enlevé, lorsqu'il est nécessaire, sans jeter aucune odeur désagréable. Dans le but de transporter le contenu de ces vases, des étages supérieurs des Hôpitaux ou autres chambres de malades, un appareil pourrait facilement être fait comme suit : dans quelque partie commode de la maison, en dehors des murs (ou en dedans même) un tube de 12 pouces de diamètre pourrait être placé presque attenant au mur, au bout inférieur duquel serait une fosse ou un tombereau, dans lequel, à travers ce tube, serait jeté le contenu de ces vases, et qui pourrait être enlevé immédiatement si c'était un tombereau qu'on aurait placé sous le tube. Ce tube, fait de terre ou de fonte glacé en dedans, pourrait aussi être mis en rapport immédiat avec le siège des latrines des étages supérieurs, et s’il était pourvu, à son extrémité inférieure, d’un fond mobile, faciliterait grandement le transport des matières, et en même temps épargnerait Ja nécessité
* Pour une description et un plan d’un lieu d’aisance à la terre, voir Appendice A.
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de fosses en pareils cas. A vrai dire-ce tube serait une fosse par lui-même ; et comme l’espace y serait plus restreint que dans une fosse, le mélange et la décomposition se feraient plus rapidement. Son extrémité supérieure devrait presque toucher sous le siège du lieu d’aisance, et son extrémité inférieure devrait descendre jusqu’à une distance du sol suffisante pour pouvoir placer, sous le tube, une brouette ou charrette, suivant les circonstances. En plaçant une ou l’autre dessous, et en ôtant le fond du tube, le contenu accumulé pendant une semaine, ou un ou deux mois tombera de son propre poids, et pourra être vuidé en deux ou trois minutes de travail. Ce tube pourrait être placé en dedans des murs extérieurs d’une maison, et descendre dans un apartement auquel on aurait accès par une espèce de porte de cave au rez-dechaussée.
En se servant d’une fosse comme réceptacle des immondices descendant des latrines à travers ce tube, il y aurait, il est vrai, avantage sur le tube employé lui-même comme fosse. Voici comment : avec une fosse, la boîte à la terre et la trémie peuvent être placées au bas du tube, et on peut faire mouvoir la trémie du plus haut étage de la maison, au moyen d’un fil de métal, et la nécessité de porter la terre en haut se trouve obviée* Dans tel cas deux hommes peuvent sortir et enlever le contenu d’une fosse à l'usage d’une famille de cinq personnes, ayant servi durant six mois, en moins d’une heure.
Je ne dois pas omettre de parler ici de l'application du principe de la terre sèche aux urinaux, spécialement pour les Ecoles et les stations de chemins de fer, et autres places publiques* L'appareil est simplement un trou ou fosse de quatre ou cinq pieds de largeur, de la longueur requise, et de la profondeur convenable pour permettre qu’il soit vuidé le plus facilement possible, mais de pas moins de trois pieds. Sur un espace de 12 ou 18 pouces de la largeur de cette fosse ou trou, il y à un grillage de fer, sur lequel se tiennent ceux qui se servent de cette fosse ; les barreaux de ce grillage doivent être assez rapprochés les uns des autres pour empêcher que le pieds ne passe entre. De l'extrémité intérieure de ce grillage s'élève une palissade en fer. La division en compartiments est la même naturellement que pour l’ancien système. Il doit être à l’abri de la pluie. Si l’on empêche de cette manière que l’urine ne tombe sur la pierre, l’ardoise ou le bois, et si elle tombe entièrement sur la terre, si cette terre est bien fournie et si on ne la laisse pas devenir très mouillée, toute odeur désagréable et nuisible est absorbée, et un engrais précieux produit. IL y a des. urinaux publics fréquentés par 2000 personnes par jour. Est-ce trop dire que l’engrais que l’on sauverait à ces urinaux, si l'on y appliquait le système à la terre sèche, vaudrait de 27. à 31 par jour ? Il y à une semaine ou deux, je fus prié de visiter les privés et urinaux d’une école nationale de 400 enfants. L’odeur était tellement infecte qu'il me fut impossible d'approcher plus près que 30
* Pour un dessin d’Urinaux tels que décrits plus haut, voir Appendice B.
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pieds de ces lieux. Eh bien, ces lieux peuvent être rendus parfaite. ment inodores par l’usage de la terre sèche ; et je suis porté à estimer la valeur des engrais qui sont maintenant perdus, mais qui seraient alors gagnés, à certainement pas moins que 5s. par jour.
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