‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 11 sur 86 · Archives du dépôt de la guerre · texte numérisé non relu

Archives du dépôt de la guerre

Daupbiné, sous les ordres du gâateal Emouf, et dont il ignorait encore la défection. Convaincu que nul obstacle n'arrêterait sa marche sur Lyon, fl iKwrrissait un espoir que tout le monde partageait autour de lui. Mais, le 5 au matin, arrivèrent coup sur coup de tous côtés les plus graves nouvelles. Propagées rapidement, elles jetèrent le découragement dans le camp royaliste. Les événemens dont elles traçaient le tableau étaient lamentables.

D'abord, le deuxième corps dont nous venons de parler et qui devait, en traversant le Dauphiné, rejoindre l'armée royale à Valence, n'existait plus. Les régimens réguliers qui en faisaient partie s'étaient ralliés à la cause impériale. Deux d'entre eux marchaient contre le duc d'Angoulème, tandis que les volontaires de Provence, se voyant abandonnés, s'étaient dispersés. A Lyon, le général Grouchy, envoyé par l'empereur pour s'opposer à la marche des royaux, avait organisé les gardes nationales. Les appuyant de troupes régulières, il s'avançait sur Valence, avec 9,000 hommes, pour secourir le général Debelle. A Toulouse, le gouvernement créé par M. de Vitrolles, au nom du roi, était renversé. A Bordeaux, la duchesse d'Angoulème n'avait pu , malgré son héroïsme, empêcher l'entrée du général Glauzel

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6i LA ÏERREUII BLANCHE.

Le comte de Bruges, agent du duc d'Angoulôme , eut le temps de s'échapper; mais on arrêta les généraux de Briche et Pélissier, qui avaient tenté d'obtenir la soumission des troupes. On les dirigea sur Montpellier où ils furent détenus jusqu'au 9 avril. Ce mouvement insurrectionnel, qui fit courir à Nîmes. les plus grands dangers, se communiqua aux villes et aux campagnes voisines. On estime à 25,000 hommes le nombre de ceux qui s'avançaient pour prêter main forte aux insurgés. On se hâta d'arrêter leui marche dès que l'on eut constaté l'inutilité de leur secours*.

En même temps, le général Ambert, qui résidait à Montpellier comme commandant de la 9« division militaire, et sur la fidélité duquel comptait le duc d'Angoulême, se ralliait à l'empereur et offrait au général Gilly le commandement de la subdivision du Gard , à la place du général de Briche, arrêté. Le comte Gilly avait occupé déjà ce poste sous l'empire. La Restauration s'était contentée de l'interner dan» ses propriétés , près du Pont-du-Gard. Il accepta les offres du général Ambert, et vint à Nîmes d'où il partit pour le Pont-Saint-Esprit, avec ce qui restait

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