‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 26 sur 86 · Lichairc · texte numérisé non relu

Lichairc

3. C'est en 1820 seulement que Servent, dit le Camp, reconnu coupable de ce meurtre, fut con^^ann"* ^ -«^or^ «t ej^ri^*A,

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vengée sur sa femme, en la blessant grièvement. L'effroi des habitans fut profond; mais il s'apaisa quand ils apprirent que, durant cette même nuit,Trestaillons avait été mis dans l'impuissance de nuire. Peu de temps avant, Trestaillons, assistant à une' course de taureaux dans les arènes, avait été provoqué par un individu qui, ayant eu à souffrir de ses violences, voulait le tuer. Comme il refusait de se battre, en se retranchant derrière son grade de capitaine de la garde nationale, l'autre l'avait blessé au ventre avec la pointe d'un sabre. La blessure n'était pas grave *; mais elle avait cloué Trestaillons au lit pendant cinq semaines et les troubles du 16 octobre coïncidèrent avec son rétablissement. On le vit durant la journée et le soir dans divers quartiers de la ville. Le comte de Lagarde voulut en finir avec le scélérat, et, profitant du déploiement des forces mises sur pied cette nuit-là, il donna l'ordre de l'arrêter, après avoir au préalable fait braquer une pièce de canon sur le boulevard où l'arrestation paraissait devoir être opérée. Ce fut là, en effet, qu'on trouva Trestaillons, sortant d'un cabaret, tenant les propos les plus violens contre ceux qui essayaient d'entraver les vengeances

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