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m LA TERREUR RLANCHE.
ordonnant de rendre leurs armes. Mais ils avaient refusé d'obtempérer à cet ordre et étaient rentrés dans leurs foyers, libres et armés, attendant l'heure des vengeances qui sonna les 25 et 26 juin. En outre, les environs de Marseille étaient remplis de déserteurs qui bravaient tous les ordres, toutes les lois. A BrignoUes, les conscrits quittaient la ville le jour même des opérations du conseil de révision et refusaient de se présenter devant lui. Des ï-etraités non rappelés s'étaient joints aux réfractaires et retirés dans des villages où, faute de troupes, on ne pouvait les atteindre; ils menaçaient Marseille, avides de pillage *.
L'état d'esprit des fonctionnaires n'était pas plus rassurant. C'est le 13 mai seulement que le maire osa, dans une proclamation, prononcer le nom de l'empereur. Des magistrats d'Aix refusèrent de se rendre à Paris pour y assister à la cérémonie d» Champ-de-Mai. Le sous-préfet de Grasse expédia aux communes le numéro du Bulletin des lois qui cou-
Saulce, par le colonel Lespinasse, qui précédait le général Proteaa,. commandant des Hautes-Alpes, en tournée d'inspection, et qui^ après les avoir défaits, alla faire arborer le drapeau tricolore à Briançon.