‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 39 sur 86 · Archives du dépôt de la guerre · texte numérisé non relu

Archives du dépôt de la guerre

chefs expérimentés leur seront envoyés pour régulariser les efforts, et la Provence et le Midi tout entier deviendront, s'il le faut, une autre Vendée plutôt que de retomber sous le joug du despotisme et des factieux qui se sont arrogé le droit de disposer des destinées de la France *. »

Après avoir lu ces paroles, il est permis de croire que ce ne fut pas seulement pour défendre Marseille contre les fureurs ultra-royalistes que le comité provisoire prit les précautions dont nous venons de parler ; ce fut aussi pour se protéger contre les entrer prises du maréchal Brune, qu'il craignait de voir revenir de Toulon pour soumettre la cité qui s'était révoltée contre l'empereur, au premier bruit de la défaite de Waterloo. On trouve la trace de ces préoccupations dans l'empressement qui fut mis, dès le 27 juin au soir, à demander secours à la flotte anglaise, commandée par lord Exmouth, qui croisait en vue du port. Bientôt le drapeau britannique flotta sur les édifices publics à côté du drapeau Manc, et un corps de troupes, sous les ordres du général Hudson Lowe, vint tenir garnison dans Marseille. Presqu'au même moment, le mouvement royaliste

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