‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 61 sur 86 · Acte d'accQsation · texte numérisé non relu

Acte d'accQsation

les coups ne s'arrêtent que lorsqu'on croît qu'il n'est plus^ Les bandits sortent alors en poussant des vociférations de triomphe. L'un d'eux revient sur ses pas; craignant que Ramel respire encore, il veut l'achever. Gomme il est seul, les témoins impuissans de la scène qui vient de s'accompUr, l'empêchent d'approcher du lit. Dans sa rage, il déchire à coups de sabre les vêtemens du général jetés sur une chaise; puis, il rejoint ses compagnons qui vont célébrer leur forfait dans la ville dont ils parcourent les rues en brandissant leurs armes ensanglantées.

Il était onze heures. A ce moment, M. de Villèle, le maréchal de Pérignon, le général de Galdagnez,le préfet, le procureur du roi, suivis de quelques notables, arrivaient sur le théâtre du crime où leur présence, une heure plus tôt, aurait épargné à Toulouse une journée criminelle et un souvenir odieux. Ce fut la fatalité et le caractère incompréhensible de cet événement, que les uns, — M. de Rémusat était de ce nombre, — fussent prévenus trop tard, et que les autres, prévenus à temps, perdissent un temps précieux avant de se décider à porter secours au général Ramel. Quand le maréchal de Pérignon apprit

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